Une avicultrice prend la parole

Notre amie Henriette Havelange tient à remettre les choses en place.

Chers amis,
que de bavardages sans connaître le monde de l’aviculture! Vous dites ne manger que des oeufs 0 ou 1. Savez-vous pourquoi les éleveurs ont dû employer un produit plus performant ? Rappelez-vous le mois de juin, il fait très chaud et l’AFSCA demande aux éleveurs de confiner leurs poules (la grippe aviaire). Or, imaginez-vous le sol des poulaillers couvert de poules qui salissent partout jusque dans leurs mangeoires! Ajoutez la chaleur, les poux rouges se multiplient rapidement et infestent la volaille. Alors que faire?

Et c’est alors que passe un démarcheur qui a belle allure et qui vend un produit bio, le remède miracle… .

Vous connaissez la suite. Et bien moi je vous dis que mes poules en cages répondent mieux à tous les critères d’hygiène et de salubrité que l’on est en droit d’attendre actuellement. Tout le bavardage et les avis de GAIA and co ne sont qu’un écran de fumée, une tromperie diffusée par nos médias à l’affût des événements sensationnels.

Et pourquoi ne poursuit-on pas les coupables au lieu de promettre un dédommagement avec l’argent public ?

A bon entendeur… salut,

Henriette Havelange

Le scandale des oeufs traités au fipronil

Mais c’est quoi, au fait, le fipronil ? 

C’est un anti-parasitaire très puissant, couramment utilisé dans des produits vétérinaires destinés aux animaux de compagnie. Il permet de lutter efficacement contre puces, poux, tiques et acariens. Ce biocide, synthétisé par le groupe français Rhône-Poulenc dans les années 1980, a été commercialisé à partir de 1993.

En 2004, la plupart des pays européens (dont la France) a interdit son utilisation dans l’agriculture – le fipronil était accusé d’entraîner une surmortalité des abeilles – mais il reste autorisé en Belgique et aux Pays-Bas. Son usage chez des animaux destinés à la consommation humaine, comme les poules, est néanmoins interdit dans l’ensemble de l’UE.

Mais comment je fais pour acheter de bons œufs ?

Vous voilà avec votre caddie, au rayon œufs, avec l’embarras du choix. Impossible de deviner lesquels sont contaminés, mais vous pouvez en savoir plus sur leur qualité grâce à un code imprimé sur chaque coquille. Le premier chiffre indique le mode d’élevage de la poule, suivi de deux lettres correspondant au pays où l’œuf a été enregistré (FR pour la France, DE pour l’Allemagne, NL pour les Pays-Bas, IT pour l’Italie, BE pour la Belgique…), puis trois caractères identifiant l’élevage d’origine et les deux derniers donnent le numéro d’identification du bâtiment.

Le premier chiffre (0, 1, 2 ou 3) est donc capital, voici comment les décrypter : 0 pour les œufs bio ; 1 pour les œufs issus d’élevages en plein air ; 2 pour les élevages « au sol », où les poules ne vont pas à l’extérieur ; et enfin 3 pour les œufs provenant d’élevages en cage.

Informations puisées dans francetvinfo

Commentaire de l’ A.W.F. : ne serait-il pas utile d’interdire les oeufs catalogués 3 et 2 ? Il y va du bien-être animal ainsi que la santé des humains.

 

JOYEUX ENFANTS DE LA BOURGOGNE…

On ne connait pas suffisamment l’importance des liens qui unissent la Wallonie et la Bourgogne, spécialement en Entre-Sambre-et-Meuse.

Sans remonter à Philippe le Bon, ou aux foires médiévales qui attiraient nos ancêtres à Dijon ou à  Troyes, je constate les liens qui se sont tissés grâce à de nombreux jumelages :

Philippeville  avec  Saulieu, Couvin avec Montbard, Walcourt avec Chatillon-sur Seine, Ciney avec  Semur-en-Auxois, Florennes avec Longvic (Dijon), Silenrieux (Cerfontaine) avec Recey-sur-Ouche, Tamines (Sambreville) avec  Nuits-Saint Georges

L’amour du bon vin n’y est certainement pas étranger, avec, dans ce domaine aussi, une différence bien belge entre les Flamands, plus attirés par les vins de Bordeaux qui leur parvenaient par bateaux, et les Wallons plus proches de ces routes terrestres devenues pour beaucoup des itinéraires de vacances classiques par Couvin, Charleville, Poix-Terron, Mazagran, Vitry-le-François…

Il est une autre raison, non moins honorable : au début de la guerre de 1914, de nombreuses familles Wallonnes ont fuit les hordes allemandes qui faisaient preuve d’une violence inouïe. On n’a pas assez parlé des massacres de Dinant ou de Tamines qui ont fait des milliers de morts, hommes, femmes et enfants…  Les Wallons ont trouvé en Bourgogne  une hospitalité exceptionnelle qui a laissé de nombreuses traces dans le cœur des gens. D’où tous ces jumelages plus que folkloriques.  Les territoires ont de la mémoire…

Aujourd’hui, enfin, les Wallons s’émancipent peu à peu de la Belgique artificiellement créée au XIXème siècle  pour se rapprocher de leur mère-patrie. Il ne me déplairait pas que les maires des communes concernées, et les comités de jumelage, participent à ce rapprochement en marche. Qui plus est, pourquoi la Région Wallonne, et son nouveau gouvernement impromptu, ne pourrait-elle encourager ces rapprochements et en susciter d’autres, spécialement avec  les Régions Françaises les plus proches  et  les métropoles voisines ?

Ainsi, si Liège est déjà jumelée avec Lille et Nancy, et Tournai avec Troyes, Charleroi aurait tout à gagner à se rapprocher rapidement  de Reims et de Dijon, en profitant de l’amélioration sensible des liaisons routières  qui se profile enfin  vers le Sud, et, espérons-le,  demain à l’Ouest vers  la Haute Sambre, Maubeuge, et les autoroutes françaises.

Qu’on se le dise ! Vive la France et vive  la Wallonie !

Georges-Henry SIMONIS                              Août 2017                                         Wallonie – France                                                                               simonisgh@gmail.com

Stratégie Flandre – Pays-Bas

Comment convaincre les Wallons qu’il ne sert à rien de courir après Mère Flandre. Maurice Bologne écrivait en préambule d’une réédition de « La Lettre au Roi » (Inst. J. Destrée, Charleroi, 1981) :  «  puisque le Flamand ne recule jamais  et qu’il a  la douce obstination têtue du fanatisme, sauf événements imprévus, on en reviendra  au régime inauguré par le prince d’Orange en 1814 ». Le Bénélux en est un prélude.

Là, effectivement, il y a lieu de s’inquiéter lorsque la presse de Flandre décerne le titre de « numéro uno » à un Wallon et que  le bon peuple de Wallonie pousse ses gosses dans les classes d’immersion en néerlandais afin d’en faire d’inutiles bons bilingues car seul un Flamand détient cette qualité pour décrocher un emploi intéressant!

Valmy

La langue comme lien dans le mémorandum stratégique Flandre-Pays-Bas
17 juillet 2017 Theo Lansloot
Traduit du néerlandais

Le mémorandum stratégique flamand (voir Doorbraak du 14/07/2017) met, à juste titre, l’accent sur la langue commune des « Bas Pays ». En ce qui concerne la langue, le gouvernement, tant aux Pays-bas qu’en Flandre, a déjà effectué tout un travail.

Ainsi fut fondée l’Union Linguistique en 1980.

L’Union Linguistique

Cette institution intergouvernementale mène une politique commune sur le plan international au profit de la langue et de la littérature néerlandaises et en particulier dans l’Union européenne. Elle définit l’orthographe et la grammaire officielle et fixe une terminologie identique au bénéfice de la législation et des publications officielles. L’Union Linguistique, qui inclut aussi le Suriname et les Antilles néerlandaises est une réalisation majeure unique au monde.

L’union culturelle néerlando – flamande

L’espoir que l’Union Linguistique conduise à une Union culturelle néerlandaise-flamande  demeure vain jusqu’à présent. En 1993 et ​​1994, le Comité interparlementaire de l’Union Linguistique a adopté à l’unanimité une motion en ce sens.

Pour l’instant, cette union n’a pas été mise en œuvre sur base d’un prétexte : bien évidemment une langue mais deux cultures.

Le 17 Janvier 1995 les Pays-Bas et la Flandre ont bien signé à Anvers un traité culturel mutuel. Le 18 décembre 2008, la Seconde Chambre du Parlement néerlandais adopta une motion qui demandait au gouvernement d’élargir la coopération culturelle avec la Flandre sous l’égide de l’Union Linguistique. Une majorité politique s’exprimait ainsi pour une union culturelle entre les Pays-Bas et la Flandre. Cependant, il n’y a toujours rien.

La langue officielle

Depuis 1648, date de la création de la République des Sept Provinces Unies Néerlandaises, le gouvernement néerlandais utilise le néerlandais. La langue officielle fut néanmoins fortement influencée, dans la plupart des cas, par des calvinistes brabançons aisés qui émigrèrent du Sud vers le Nord et principalement vers le Randstad, la conurbation de l’ouest des Pays-Bas. Voilà pourquoi l’Eglise Réformée s’adresse encore à Dieu par le tutoiement brabançon « gij ».

En Flandre, la langue a parcouru un chemin beaucoup plus long. Sans la politique linguistique du Royaume des Pays-Bas (1815-1830), le néerlandais n’aurait pas survécu à 1830. Le Royaume-Uni, par ses arrêtés linguistiques, introduisit une renéerlandisation de nos régions. A partir de 1823, le « Nederduits » devint la langue de toutes les affaires publiques dans, ce que nous appelons aujourd’hui, la Flandre. La situation dans le royaume belge se révéla bien plus difficile. Une version officielle en néerlandais de la Constitution belge ne date que de 1967. Avant, cette version avait seulement le statut de la traduction. Ce n’est qu’en 1970 que les régions linguistiques furent fixées dans la Constitution. Depuis lors, les modifications ne peuvent y être apportées que par une loi spéciale.

La lutte linguistique en Flandre

Depuis 1830, la Flandre a dû attendre longtemps avant d’être autorisée à pouvoir vivre sa langue et sa culture de manière autonome. La suite de tout çà fut et est encore toujours un conflit linguistique. Cela est particulièrement vrai dans Bruxelles, sa propre capitale autoproclamée. Les Flamands négligent souvent leur langue et leur orthographe. Souvent ils s’en montrent encore trop fiers. Biens des mots n’appartenant pas à la langue officielle sont légion. Les médias pourraient, en ce domaine, jouer un rôle d’exemple influent et enrichissant.

La plupart, cependant, laisse largement à désirer.

Lors d’une récente visite d’Etat en Slovénie par le Premier ministre Charles Michel, ses interlocuteurs lui posèrent la question si, outre le français, le néerlandais était réellement parlé en Belgique. Sa réponse en vint à se résumer qu’il s’agissait d’un Néerlandais nuancé.

Pourtant, même s’il n’a pas tout à fait tort, un ministre-président fédéral belge ne peut pas s’exprimer ainsi alors qu’il doit son poste à la majorité néerlandophone de ce pays.

Aux Pays-Bas, la langue se parle presque de la même façon qu’en Flandre. Le dialecte amstellodamois est aussi inintelligible que, par exemple, le dialecte anversois. Un conseiller communal du parti D66 a déjà proposé, en 2008, qu’Amsterdam adopte l’anglais comme seconde langue au profit des habitants et des touristes. A Bruxelles, le français tient ce rôle, non officiel. Voilà pourquoi le ministre-président Bourgeois fut particulièrement sublime à entendre lors de son discours du 11 juillet : « Les dialectes flamands peuvent être beaux mais pour l’espace public nous n’avons besoin que d’une seule langue : le néerlandais. C’est la langue qui unit tous les locuteurs néerlandais, également de par le monde. C’est la langue qui unit les anciens et les nouveaux flamands. »

Une confédération Flandres – Pays-Bas?

Le Français Charles Rogier, l’un des fondateurs de l’Etat belge, suggéra en 1860 d’ériger une Confédération des Pays-Bas. Cela n’a jamais été plus loin parce qu’en 1868 il fut poussé hors du champ politique.

Comme le mémorandum stratégique de 2017 vise à peu près à la même chose, il n’y a apparemment rien de nouveau sous le soleil. Que dans un temps prévisible, la Wallonie choisisse un régime communiste n’est peut-être pas étranger à çà.

Une Confédération Pays-Bas-Flandre s’élèverait dans la liste des dix populations les plus riches de l’Union européenne, ce qui n’est pas sans intérêt.

Les Pays-bas avec ses presque 17 millions d’habitants y arrive tout juste.

La population de la Flandre tourne actuellement autour des 6,5 millions d’habitants. Cet élément, ainsi que des considérations économiques et internationales devraient amener les Pays-Bas à y réfléchir.

17 juillet 2017          Théo Lansloot

Pour une refondation du parti socialiste wallon

Le parti socialiste est malade et le mot est faible. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Un ami socialiste me disait récemment : il n’y a pas si longtemps, avant une élection, nous nous posions la question de savoir si le P.S. dépasserait en Wallonie la barre des 40 %, puis la question fut de savoir si le P.S. dépasserait ou non les 30 %. Aujourd’hui, la question est de savoir si le P.S. atteindra les 20 % …  Tout est dit !

Ce qui est nouveau est la rapidité de la dégringolade depuis qu’Elio Di Rupo règne sans partage à la tête de son parti. Rappelons-nous son fameux « mon parti, c’est mon pays (entendez la Belgique) », ou encore « en devenant premier ministre belge, j’ai sauvé la Belgique ». Son belgicanisme aura été et est toujours sans limite.

Paul D.

Willy Burgeon nous livre ses réflexions quant à l’avenir du P.S. wallon. Rappelons qu’un article signé n’engage que son auteur.

 

1.(En écrivant ces lignes, j’ai une pensée militante pour LIU XIAOBO, Prix Nobel de la Paix, mort dans les prisons chinoises parce qu’il défendait la Liberté.)

2. PS  2 JUILLET : LE CONGRES DES TABOUS.

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2 juillet ! C’était le week-end du début des vacances. Comme d’habitude, après un mois de juin estival, la loi des vexations jouant, c’était le vent, la pluie et le crachin qui s’abattaient sur le site des lacs de l’Eau d’Heure. Pas bon signe !

Les congressistes étaient venus nombreux pour assister aux funérailles du parti historique, le PS, jusqu’ici et plus pour longtemps, premier parti de Wallonie et de Bruxelles.

On savait que le seul point à l’ordre du jour était le décumul financier ou intégral et le PS, influencé par le purisme ambiant, se divisa lamentablement en deux parties presque égales, permettant à la vindicte populiste, aidée par les médias, de traquer les élus pour toutes sortes de raisons raisonnées et déraisonnables.

3. Les tabous

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Fort opportunément, la presse avait publié la veille un sondage qui abaissait le PS wallon de 32 % (2014) à 16 % et  le PS bruxellois de 25,5% (2014) à 10,9 %. A la Chambre, le PS passerait ainsi de 23 à 11 Députés (Pas de réaction des jeunes parlementaires ?!).

Le 19 juin, le Président du CDH, Benoit Lutgen, avait « enlevé la prise » pour reléguer le PS dans l’opposition en Wallonie. Mr. Lutgen a profité du déclin du PS pour se permettre une telle incartade, qui affaiblira la Wallonie et il revient, maintenant à un petit parti de décider, sans élections, de quoi notre sort sera fait.   La coprésidente d’Ecolo osa même l’insulte : « geste de salubrité publique » sans que cela n’amène la moindre réaction  du Boulevard de l’Empereur au nom des 90.000 affiliés socialistes.

L’attaque frontale du CDh et le sondage ne furent jamais évoqués par personne au sein du congrès. Incroyable ! Ils étaient les sujets tabous. Courage, fuyons ! Le PS planait sur le nuage noir de sa division.

Le congrès aurait eu un sens si Elio Di Rupo et les responsables du gâchis avaient fait « un pas de côté ». Il n’en fut rien.

Au contraire, le personnage central de ce congrès fut celui qui incarne le plus le « cumulard-parvenu » typique, parce qu’il est, faut-il le rappeler :

  • Président du PS ;
  • Député ;
  • Bourgmestre de Mons ;
  • Il est le doyen des Présidents de parti du pays : vive la jeunesse !

Et comme charité ne commence jamais par soi-même, gageons qu’il fera tout pour se maintenir à ces postes, même s’il faut   changer les statuts, ça s’est déjà fait.

4. Analyse des causes du déclin du PS

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Rétablissons un certain nombre de vérités .

-Le PS est en déclin depuis les élections communales de 2012 où il a perdu 2% en Francophonie mais 7% en Hainaut et 10% dans le Canton de Mons, le fief d’Elio Di Rupo qui était Premier Ministre. Il y a donc belle lurette que le ver est dans le fruit et bien avant Publifin. Et puis ce fut la déglingue, jamais le PS n’avait perdu de voix en étant dans l’opposition (1).

-Si Elio Di Rupo avait fait son travail de Président, il aurait su ce que gagnaient les mandataires, y compris ceux des intercommunales, puisqu’ils doivent verser 10 % de leur salaire à l’ASBL Fonsoc, instance financière du PS. Un simple contrôle comptable aurait suffi.

-Le PS a reçu deux coups de Jarnac résultant de deux pathologies. Le premier provient de l’exclusion des jeunes chômeurs du paiement des allocations d’insertion (2). Aujourd’hui, ils sont 37.007 dont 67 % de jeunes Wallons. Plutôt que d’accepter cette humiliation et cette injustice, il fallait quitter le gouvernement pour que la misère ne s’étende pas. Mais la pathologie du pouvoir, ça existe ! Le second, les affaires du Samusocial qui heurtent et sont impardonnables pour toute conscience socialiste. La pathologie du fric !

 5. Et l’avenir ?

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Le sommet du PS table sur le congrès de réflexion du 24 septembre pour se refaire une virginité. Le Parti continuera à sombrer si c’est la génération actuelle qui s’en occupe car elle n’est plus crédible au sein de la population. Et puis tout sera écrit pour ne pas déplaire à la belgitude qui a été encensée par le tout dernier Premier Ministre socialiste…

Il n’y a plus rien à perdre : le PS doit avancer des idées nouvelles qui rompent avec le conformisme issu du néo-libéralisme et qui renouent avec le Socialisme qui représente, dans son essence même, la dignité de l’humanité.

Le PS aura un avenir si :

  • Le Président actuel démissionne.
  • Le congrès de réflexion est reporté au printemps 2018.
  • Si un plan de relance est élaboré qui se base sur la mobilisation des moyens disponibles qui existent (la preuve : 35 milliards ont été trouvés pour amortir la crise financière de 2008, les multinationales ne sont imposées qu’à raison de 7%, la fraude fiscale n’est pas sérieusement combattue etc…etc…), sur la planification et l’initiative publique industrielle pour promouvoir l’emploi, le social et l’écologie et, de façon transversale, la formation, l’éducation et la culture.

L’expérience positive du Plan Marshall sera intégrée dans le   plan.

6. Le plan fera appel à la créativité de l’Action Commune Socialiste avec recours à la citoyenneté.


  • Un Congrès des Socialistes Wallons est convoqué (étouffé par Elio Di Rupo depuis son accession à la Présidence : on mesurera, plus tard, combien ce dernier a négligé la Wallonie et appauvri intellectuellement le PS au profit de la communication tout à son service) pour dégager des priorités pour la Wallonie dans tous les secteurs, avec référence au plan de relance, et réfléchir particulièrement sur le sort de la Wallonie après la cessation du mécanisme de solidarité interrégionale en 2025, en n’éludant aucune question notamment le rattachement de la Wallonie à la France.

Cette liste n’est pas exhaustive.  L’ Action Commune Socialiste et la société civile seront sollicitées en veillant à ce que l’imagination et la libre expression soient au pouvoir.

 7. Conclusions


Je n’ai jamais cessé de dénoncer ce qui animait Elio Di Rupo : les motifs personnels pas le bien public, ni l’idéologie socialiste.

En décembre 2011, j’ai refusé de voter, j’étais le seul, son projet gouvernemental au congrès d’approbation du PS. Aujourd’hui, les faits me donnent raison et je n’en éprouve aucun plaisir.

Si le PS et l’Action Commune Socialiste veulent survivre (car   leurs destins sont plus liés qu’on ne le croit), il faut une mobilisation de tous les socialistes pour repartir sur d’autres bases. Il n’est pas question, dans mon esprit, de « putsch » mais plutôt de révolution silencieuse. Même pour cette dernière, il faut du courage.

Enfin, Elio Di Rupo doit comprendre qu’il est temps qu’il parte s’il ne veut pas être chassé dans l’indignité. De toute façon, l’Histoire le jugera !

Le 17 juillet 2017.

Willy Burgeon

Militant socialiste (section de Leval-Trahegnies)

Président honoraire du Parlement Wallon

(1) J’ai connu, au Bureau du parti, tous les Présidents du PS depuis Léo Collard, dans les années soixante, jamais ce ne fut aussi catastrophique  qu’aujourd’hui. Je garde un très grand souvenir d’André Cools et de Guy Spitaels.

(2) Cfr la brochure produite par l’IWEPS : « Allocations d’insertion- Témoignages, mondes vécus et systèmes, recueil et analyse de témoignages de personnes exclues des allocations d’insertion ».

Magnette laisse la place à Borsus

Paul Magnette (PS), rendu célèbre bien au-delà des frontières de la Wallonie et notamment en France par son combat contre le CETA (traité commercial entre le Canada et l’Union Européenne) est victime de la politique insensée imposée par son président de parti, Elio Di Rupo.

Relégué dans l’opposition suite au lâchage de Benoît Lutgen, son partenaire au gouvernement et président du  cdH (parti centriste démocrate chrétien), il se voit contraint de laisser la présidence du gouvernement wallon à Willy Borsus (MR – parti de centre-droit), nouvel allié du cdH. Désormais, la Wallonie est dirigée par une majorité MR-cdH. Les défis qui l’attendent sont immenses.

Saumane

  • 29 juillet 2017 11:58

 © BELGA

 © BELGA

Le MR Willy Borsus a rencontré son prédécesseur le PS Paul Magnette à l’Elysette pour la passation de pouvoir à la tête du gouvernement wallon.

Le désormais ex-ministre-président du gouvernement wallon Paul Magnette (PS) a cédé la présidence du gouvernement wallon à son successeur Willy Borsus (MR), samedi matin lors d’une rencontre à l’Élysette. Cette passation a été l’occasion pour les deux hommes politiques de discuter des différents dossiers en cours, mais surtout des enjeux et des défis à relever dans un futur proche.

Après une rencontre de 45 minutes, Willy Borsus est devenu officiellement le nouveau ministre-président du gouvernement wallon. « J’ai veillé à transmettre tous les dossiers dans le meilleur état possible et sur tous les sujets parce qu’il est important que la Wallonie continue de fonctionner », a déclaré Paul Magnette en sortant de la réunion. Le bourgmestre de Charleroi s’est dit serein et prêt à entamer une nouvelle vie.

Quant à la possibilité d’obtenir des indemnités de sortie, l’ex-président a déclaré que si c’était le cas, il utiliserait cet argent notamment pour faire des dons pour des oeuvres sociales par exemple.

De son côté Willy Borsus a tenu à souligner le professionnalisme de son prédécesseur et la façon dont ce dernier a organisé la transmission d’un certain nombre d’informations. « Le contexte est décicat et les enjeux à relever sont aussi énormes. On sait qu’il y a beaucoup de défis à relever tant socio-économiques que budgétaires et j’ai un sentiment de responsabilité aujourd’hui avec des dossiers qui nécessitent, pour certains, des décisions rapides », a souligné le ministre-président.

En ce qui concerne les dossiers plus concrets, dont celui lié aux armes et à l’Arabie Saoudite, Willy Borsus a demandé un peu de temps afin de les étudier et d’avoir les concertations nécessaires avant de se prononcer sur des mesures à prendre. La première réunion formelle du nouveau gouvernement est prévue jeudi matin.

Source: Belga, L’Echo

André Flahaut passe aux aveux

Valmy souhaite partager ceci avec vous :

Je viens de lire un article intéressant sur levif.be.

Écrit par César Botero González, Militant du PS – Licencié en sciences politiques et science des religions. Voici son opinion (31/07/17 à 10:18 – Mise à jour à 11:35)

André Flahaut passe aux aveux

André Flahaut: « Si Elio Di Rupo part, il n’y a plus de parti! ».
Il se trompe et les militants apprécieront. Lorsqu’il n’y a plus de parti parce que son président part, le parti n’est pas un parti, c’est une bande des thuriféraires se trémoussant au va-et-vient de leurs encensoirs. Mais le PS, dans sa grande majorité, n’est pas de cet acabit, c’est toute autre chose.
Voilà l’aveu inattendu de l’un des affidés du président du PS. « A l’insu de son plein gré « , il apporte la preuve de ce que j’ai affirmé dans Levif.be du 13/02/17 : « Le camarade président est persuadé d’être l’homme providentiel, irremplaçable et indispensable qui mènera le PS à la victoire aux prochaines élections. […] Ces individus qui se croient indispensables sont têtus comme une mule. » Pour preuve, il n’excluait pas, en juin 2016 d’être candidat à sa propre succession à la tête du PS en 2019. Cela ferait 24 ans de présidence ou plus s’il décide de se représenter en 2024 ou encore en 2028.
Merci, André Flahaut, avec votre aveu vous apportez de l’eau à mon moulin et du grain à moudre aux militants qui se demandent si vous n’êtes pas tombé sur la tête.

Elio Di Rupo est devenu l’homme providentiel et irremplaçable aux yeux et à cause de son entourage, grâce à une stratégie simple : vous me soutenez, je vous soutiens ; tu nous soutiens, nous te soutenons. C’est pourquoi, dans un langage marin, des ténors et des… sopranos du PS nous annoncent une catastrophe si Elio part. Ce fut d’abord Laurette Onkelinx : « ce serait scandaleux, alors que le parti est dans la tempête, que le capitaine dise :  » je m’en vais. Ce genre de dégagisme pourrait désagréger le parti » et récemment André Flahaut : « Quand la mer est démontée, que le navire tangue, le capitaine reste à bord et se bat. [… ] Si Elio di Rupo part, il n’y a plus de parti. »

L’encens trouble la raison dans les espaces confinés des hautes instances du PS et sème l’inquiétude parmi les militants. Voilà donc la confirmation de ce que l’on veut nous faire croire : Elio Di Rupo est le PS. Le Président-Soleil peut parodier le Roi-Soleil et se dire : le PS c’est moi. Et sans lui, pas de PS.

Le départ d’Elio Di Rupo ne suffirait pas à remonter la pente, mais ce serait le signe fort d’un nouveau départ pour un nouveau PS.
C’est le contraire qu’il fallait dire. Sans le parti il n’y a plus d’Elio Di Rupo et encore moins d’André Flahaut et autres Grands Propriétaires du PS. Ils ne seraient pas ce qu’ils sont. Même Di Rupo l’admet lorsqu’il s’exclame dans son discours du 2 juillet au congrès de « Les Lacs de l’Eau d’Heure » : « J’ai coutume de dire que la force du PS, ce sont ses militants ».

Olivier Maingain va plus loin en adoptant la formule d’une ancienne cheffe de parti : « Antoinette Spaak a eu cette jolie formule et je la fais mienne aujourd’hui : « le parti ne me doit rien, c’est moi qui dois tout au parti. Je dois ce que je suis à la force collective de mon parti, j’ai toujours voulu préserver cette force collective, tant mieux si, demain, d’autres poursuivent cette aventure. »  Sont-ils sincères ?

La déclaration d’André Flahaut permet de dégager quelques conclusions :
1. Quand les hautes instances entendent monter la gronde des militants d’en bas, la cour panique et sonne le tocsin dans les médias à la manière d’un chantage.

  1. Si Elio Di Rupo est le PS, c’est lui le principal responsable de ce qui arrive au parti. C’est lui qui fait tanguer le navire quand la mer est démontée.
  2. Si le capitaine Di Rupo ne peut pas abandonner le navire en pleine tempête, personne d’autre que lui ne peut le piloter bien qu’il ait contribué à le faire tanguer. Bizarre comme raisonnement. Dans ce genre de situation, on change de capitaine.

  3. La cour le soutient parce que sans Elio, pas de cour. Elle lui est redevable de l’avoir mise en lumière, de l’avoir aidée à faire carrière. D’autres le soutiennent parce qu’ils rêvent de rejoindre la cour.

  4. La figure du capitaine à la barre, au milieu de la tempête, véhicule un autre message : celui qui opposerait sa candidature à la présidence du parti à celle de Di Rupo commettrait quelques fautes graves : crime de lèse-majesté, atteinte à l’unité du parti et déloyauté.

  5. Imaginons que des dirigeants plus jeunes et plus récents tiennent ce raisonnement : et si je posais ma candidature à la présidence du PS. Ce serait bien. La démocratie suppose la possibilité de choisir. Et puis, j’ai quelques idées novatrices pour réinventer le socialisme, galvaniser les militants, proposer d’autres horizons à nos citoyens.

  6. Eh bien, non. Notre presque candidat finira par se dire : ça n’ira pas. Celle-là soutient Di Rupo bec et ongles, parce que s’il tombe, elle l’accompagnera dans sa chute. Et celui-là non plus pour les mêmes raisons. Si je suis candidat et je perds, c’est fini pour moi, « adieu veau, vache, cochon, couvée ». Je dois donc adhérer à la candidature unique d’Elio s’il décide de se faire réélire en 2019 par plus de 93.6% de voix comme en 2014 ou 97,6% comme un 2011. Afin d’éviter des élections dont on connait les résultats à l’avance, pourquoi ne pas le nommer à durée indéterminée, avec pleins pouvoirs irrévocables ?

  7. Le travail des militants… bof… des colleurs d’affiches, distributeurs de tracts, organisateurs de boudin-purée-compote. Seule compte le travail d’un groupe réduit qui décide sans consulter les militants.

  8. Les groupes de réflexion qui surgissent un peu partout dans le but de trouver des solutions à la crise du parti ne valent rien puisque le PS est Di Rupo et Di Rupo est le PS. « démocratique ».
    Puisque le parti c’est Elio avec sa cour, la démocratie interne est-ce qu’elle est et cela malgré le chantier des idées.

Parlons-en :
1. Après avoir été débarqué une première fois par le MR, Elio lance le chantier des idées. Le but était de « rendre la parole aux militants ». Il reconnaît qu’ils ne l’avaient pas. Pendant le chantier des idées et après non plus. En revanche, il l’a donnée aux experts. Les militants qui n’étaient pas d’accord avec eux avaient 3 minutes pour les réfuter ou parfois deux comme au cours du dernier colloque sur la démocratie interne. Comble de l’ironie. Les débats contradictoires brillèrent par leur absence.

  1. Le chantier commença le 22 mars 2015 et se termina le 22 octobre 2016. Aujourd’hui, 28 mois plus tard, aucun militant ne connaît les comptes rendus de ses 15 colloques.
    Voilà pourquoi André Flahaut, Laurette Onkelinx et d’autres courtisans, nous prédisent la fin du parti si le président soleil partait.
    Le cas Di Rupo impose une solution pour l’avenir : limiter les mandats de président du parti et des fédérations à deux maximum.
    Le départ d’Elio Di Rupo ne suffira pas à remonter la pente, mais ce sera le signe fort d’un nouveau départ pour un nouveau PS. Le parti semble oublier que les électeurs de gauche sont beaucoup plus nombreux que les militants et que leur méfiance à l’égard des socialistes augmenterait si son président ne part pas. Tous ceux qui choisissent le PTB dans les sondages ne le choisiront pas dans les urnes si le PS montre une réelle volonté de changer radicalement. C’est le message des sondages.

Ne pas l’oublier non plus : si le parti part, il n’y a plus d’Elio Di Rupo et compagnie. Et puis, si un parti s’effondre après le départ de son président c’est parce qu’il n’aurait jamais dû exister. Le socialisme est une chose, les partis socialistes une autre.

Prix du gaz et de l’électricité en Wallonie

Les énergies que nous payons en Wallonie (gaz et électricité) ont un prix parmi les plus élevés d’ Europe. Lisez votre facture en détail et vous constaterez  que le coût de l’électricité et du gaz représente en soi, surtout pour l’électricité moins de 50 % de la somme qui vous est réclamée.

La cause en revient à la société, différente selon le lieu où vous résidez, qui assure la distribution et le transfert de l’énergie. Ce sont ces sociétés qui se sucrent en vous facturant la location du compteur, la distribution de l’énergie, le transport de celle-ci, une redevance fixe, une taxe CV offshore. Votre facture se met alors à flamber d’autant plus que vous verrez des taxes venir s’ajouter : une cotisation (j’adore ce mot tellement mal choisi en l’occurrence) fédérale belge, une cotisation énergie et une redevance raccordement. N’oubliez pas d’y ajouter 21 % de T.V.A. et vous obtiendrez deux énergies particulièrement onéreuses.

Comment s’étonner dès lors que certaines couches de la population parmi les plus pauvres  peinent à régler le montant de leur facture ?

L’affaire se corse lorsque nous apprenons que ce sont nos fournisseurs, la société que vous choisissez (Engie-Electrabel, Lampiris, Luminus-EDF etc…) qui supportent la facturation de la totalité du prix qui vous est réclamé et donc les impayés.

Si le recours introduit par la Febeg, Engie et Lampiris pouvait aboutir, il serait bien que la région wallonne mette de l’ordre dans les prix prohibitifs réclamés par les sociétés qui assurent la distribution et le transport du gaz et de l’électricité. Ce serait tout bénéfice pour le citoyen wallon.

Paul D.

Lu sur 7s7
1/08/17 – 10h31  Source: BelgaLes recours sont introduits par la Febeg, la fédération belge des entreprises électriques et gazières (Febeg), par Engie Electrabel, et enfin par Lampiris. © photo news.

Les fournisseurs d’énergie ont introduit trois recours devant la Cour constitutionnelle contre un article du décret wallon prévoyant que tous les coûts liés à l’électricité et au gaz soient regroupés dans la facture du client final, rapporte mardi L’Echo.

Les recours sont introduits par la Febeg, la fédération belge des entreprises électriques et gazières (Febeg), par Engie Electrabel, et enfin par Lampiris.

Ils déplorent qu’en Wallonie, moins d’un quart des factures d’électricité concernent encore l’électricité proprement dite. Le reste couvre la distribution et le transport (41%), les certificats verts et les taxes et autres prélèvements.

Tous les risques
C’est pourtant le fournisseur qui est chargé de faire tout le travail de facturation vis-à-vis du client, en assumant les risques en cas de défaut de paiement.

En 2013, la Febeg avait chiffré les frais irrécouvrables supportés par les fournisseurs à 37 millions d’euros.

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