Crit’air : précisions

Par Pierre ANDRE, animateur du blogue « Liège 28 ».
 
Hier soir, sur le coup de 22h29, mes « honorables correspondants » ont reçu un article de la Dernière Heure stipulant :

« Si vous partez en France cet été, il est grand temps d’acheter votre écovignette (…) Tous les véhicules, motos, voitures ou utilitaires, qu’ils soient immatriculés en France ou à l’étranger sont concernés. Cette vignette ronde les identifie selon leurs émissions polluantes (oxyde d’azote, particules). Depuis le 1er avril dernier, elle est obligatoire également pour les conducteurs étrangers. La vignette, d’un coût de 3,70 euros (4,80 € frais d’envois inclus vers la Belgique), peut être obtenue sur www.certificat-air.gouv.fr. Si vous n’en êtes pas équipés et que vous vous faites contrôler, il vous en coûtera pas moins de 68 € d’amende et même 135 € pour les poids lourds. »

Cet article me parait prendre de larges libertés par rapport à l’Arrété du 21 juin 2016 instituant la vignette « Crit’air ».
En effet, on lit dans les commentaires : « C’est une démarche volontaire, qui peut donner des avantages aux conducteurs, mais chacun est libre de prendre un certificat ou non ». Tout le monde est concerné.
 
Crit’Air n’est pas obligatoire pour utiliser son véhicule. Pour la majorité des automobilistes français il constitue un outil pédagogique destiné à développer le véhicule propre.
Les collectivités rencontrant des problèmes de pollution aiguë pourront s’appuyer sur les certificats « Crit’air » afin d’adapter la circulation et améliorer durablement la qualité de l’air. Dans ces cas particuliers, le certificat pourra devenir indispensable pour circuler. Crit’Air est avant tout un outil au service des collectivités locales qui engagent des mesures volontaristes en faveur de la qualité de l’air. (…) Confectionné à la demande, le certificat est délivré par voie postale, à titre individuel, à chaque propriétaire ou locataire longue durée de véhicule qui en fait la demande. Il est fabriqué sous quelques jours puis expédié à l’adresse qui figure sur le certificat d’immatriculation du véhicule (anciennement dénommé « carte grise »). En cas de déménagement, il est donc indispensable que cette adresse ait été mise à jour avant de faire la demande de certificat qualité de l’air.
 
Le prix d’un certificat est de 4,18 €, payable en ligne. Ce prix couvre les frais de fabrication et d’envoi du certificat, ainsi que les frais de gestion, dont le centre d’appels. Il ne s’agit pas d’une taxe et il n’y a pas de recettes pour le budget de l’État.
Une fois la demande effectuée, le demandeur reçoit par courrier électronique un récépissé attestant la catégorie de son certificat, en attendant de recevoir son certificat par la poste. (…)  Le certificat qualité de l’air est obligatoire pour circuler dans les zones à circulation restreinte instaurées par certaines collectivités (Paris) ou pour circuler lorsque le préfet instaure la circulation différenciée lors de certains épisodes de pollution.
 
Autrement dit, ce n’est que si vous circulez ces jours-là sans vignette ou sans vignette appropriée,  que les sanctions tombent.
Conclusion de l’AWF : Que ne ferait pas la DH pour éloigner les Wallons de la France ?

Jean-Alexis D’Heur

Nous apprenons le décès de Jean-Alexis D’Heur, notre cher aîné, homme d’esprit, de culture, qui pratiquait l’humour avec délicatesse et vivait son engagement pour la France comme une passion.

La passion, c’est à la fois de l’enthousiasme et de l’intransigeance. De la chaleur et de la sincérité. « L’engagement rattachiste est radical parce que l’honneur, la liberté et le bonheur d’un peuple ne se négocient pas », écrivait-il dans le texte qu’il nous proposait au moment de la création de l’AWF, en 2011.

Voici l’intégralité de ce texte.

Ce qu’il faut dire

Par Jean-Alexis D’Heur

« Il n’y a pas de Belges mais des Wallons et des Flamands », écrivait Jules Destrée en 1912.

Une évidence cachée aux Wallons par les profiteurs francophones du régime belge mais qui ne l’est pas au Nord tendant à donner un Etat à la nation qu’il est déjà.

Les Wallons doivent choisir leur avenir politique en dehors du cadre belge qui « s’évapore » davantage chaque jour.

Les Rattachistes veulent aider les Wallons à sortir de l’Etat Belgique comme on sort d’une maison qui s’effondre.

Ils continuent le combat entamé par le Mouvement wallon depuis plus d’un siècle et demi.

Libérés de l’Etat belgo-flamand tellement meurtrier pour eux, les Wallons vont se choisir le destin nouveau qui leur assurera la dignité et la prospérité qu’ils ont connues.

Les rattachistes leur proposent le grand destin qu’ils méritent dans la France retrouvée, cinquième puissance mondiale, dans une France décentralisée soucieuse du bonheur de toutes ses régions.

Les déroutes, les humiliations, les gifles, les capitulations qu’ont toujours permises les trahisons répétées de ceux qui devaient défendre les Wallons,

C’EST  FINI !

Le peuple wallon se lève.

Rien ne peut arrêter le destin d’un peuple dont l’heure a sonné.

     VIVE LA WALLONIE FRANCAISE.

     Ce que nous voulons 

1.  Dans l’ordre politique.

        Les rattachistes veulent le retour de la Wallonie dans la France.

        En conséquence, ils récusent tout projet de réforme des institutions belges qui ne ferait que prolonger la vie d’un Etat qu’ils ne veulent plus.

         Le statut de la Wallonie française sera négocié avec le Gouvernement de la République.

2.  Dans l’ordre moral.

         Les rattachistes suivent la direction morale et civique du service au peuple wallon.

          Cette fidélité exige un enrôlement, un ordre de marche, la volonté de se battre et de vaincre.

3.  Dans l’ordre social.

        Les rattachistes exigent le grand dégagement de chaleur sociale qui donnera aux Wallons le pacte social qui leur assurera une sécurité vitale minimum et améliorera le sort des plus déshérités d’entre eux.

        Les rattachistes proclament que la richesse d’un Etat est la richesse sociale.

4.  Dans l’ordre démocratique.

        Les rattachistes veulent tous les renouveaux, dont ceux de l’esprit démocratique et de liberté comme aussi celui du sentiment de responsabilité chez le citoyen et dans les institutions.

La mentalité citoyenne gouverne toutes les activités publiques et individuelles.

5.  Dans l’ordre de l’enseignement.

        Parce que, comme le social, l’enseignement est la richesse d’un peuple, il est l’objet de la plus grande sollicitude.

        Il doit permettre à chacun d’acquérir les connaissances qu’il veut avoir.

        Aucun obstacle, y compris financier, ne peut arrêter la progression vers les savoirs.

        Dans chaque niveau d’enseignement seront présents un mécanisme de rattrapage et/ou de réajustement qui aideront à le franchir ainsi que les passerelles qui faciliteront le passage de l’un à un autre.

6.  Dans l’ordre culturel.

        Le public et le privé collaborent:        

       –  pour améliorer l’apprentissage de notre langue française et sa pratique correcte.

       Le niveau social et intellectuel du peuple s’élève avec la possession des richesses de sa langue.

        –  pour maintenir les parlers wallons qui colorent notre français et reflètent la mentalité des populations wallonnes

        –  pour développer l’étude et la pratique des arts, en faire connaître les œuvres et pour améliorer les conditions de vie de ceux qui les font.

7.  Dans l’ordre économique.

        Les rattachistes veulent l’économie qui amène la production grandissante de richesses profitables à tous les citoyens.

        L’enrichissement collectif devra s’accompagner d’une croissance sociale et d’une progression de l’emploi.

        La réalisation de ces objectifs liés doit amener de nouvelles égalités dont celle des sexes.

        Le développement économique respectera les équilibres naturels.

8.  Le préalable mobilisateur.

       Le préalable à tous les renouveaux de la Wallonie est son affranchissement de l’Etat belge.

      Dans sa lutte pour le conquérir, les rattachistes et les indépendantistes sont des alliés.

9.  La Wallonie dans la France.

Dans la France, la Wallonie française jouira du statut qu’elle aura négocié avec les autorités françaises.

        Les négociateurs wallons exigeront qu’aux acquis obtenus par les Wallons dans leurs luttes sous l’ancien régime belge et maintenus dans ledit statut s’ajoutent ceux gagnés par leurs nouveaux compatriotes dans leurs propres luttes.

10. Nature de l’engagement rattachiste.

        L’engagement rattachiste est radical parce que l’honneur, la liberté et le bonheur d’un peuple ne se négocient pas.

11. L’avenir de la Région bruxelloise.

        Les rattachistes wallons respecteront le destin que la Région bruxelloise se choisira.

        Ils souhaitent qu’elle partage le destin français de la Wallonie.

        Quel que soit son choix ils l’assureront des solidarités qui lui seront nécessaires.

        Le choix de la Région bruxelloise ne pourra ni retarder ni modifier celui que la Wallonie aura décidé pour elle-même.

Le clavier « azerty » traditionnel bientôt en voie de disparition?

Communauté de destin

« Emmanuel nous voilà », s’exclame Luc Delfosse dans le magazine Le Vif/L’Express de ce jeudi. Même avec un zeste de dérision, de second degré, histoire de ne pas transformer sa chronique en tribune politique, l’ancien éditorialiste du Soir appelle bien la Wallonie à rejoindre la France du président Macron. Celui-ci parle d’une « communauté de destin » avec l’Europe, avec l’Allemagne : il est urgent de lui parler de la Wallonie, cette région de langue et de culture française qui fait le lien entre l’Allemagne et la capitale de l’Europe !

Voici le texte de Luc Delfosse :

Si cela ne tenait qu’à moi, je choisirais le Luxembourg. Un peu par réalisme crasseux, beaucoup en souvenir d’une mère qui barbota dans l’Alzette. Ou alors l’Islande, Malte ou, soyons fous, Sao Tomé-et-Principe qui a un drapeau rigolo et un babil aussi exquis que le nôtre. Mais je sens bien que nous n’en finirions pas de nous mettre d’accord. Et puis, même si l’air est aux vacances, on n’est pas là pour rêver, crénom ! Au train où Bart et sa troupe de joyeux termites mènent leur danse du scalp, il s’agit de trouver, et vite, une nouvelle « Patrie à aimer ».

Une « Patrie à aimer » ! Ce n’est ni du Clémenceau ni du Maurras mais du Didier Reynders, figurez-vous. Il y a quelques années, il désignait de la sorte à notre Amour sacré un enchevêtrement de tuyauteries baptisé Fédération Wallonie-Bruxelles où, depuis des décennies, un quarteron de ministres se relaient jour et nuit pour pomper l’eau des caves en nous faisant croire qu’ils pourraient y pêcher l’or qui financerait enfin leurs mirifiques plans quinquennaux. Plombier est un bien joli métier mais vous avouerez que, hormis en Pologne, il n’est pas de nature à déclencher une lame de fond « patriotique ».

La « communauté de destin » de Macron, ça vous affiche tout de même une autre gueule. Bref, il est sans doute temps de tourner casaque comme on dit dans le bas d’Uccle et, pauvres mais dignes que diable ! , de partir avant d’être jetés comme des profiteurs ou des junkies. Pour aller où ? Bof, on pourrait toujours s’amuser à « arrondir la France » pour reprendre la formule bidonnante de De Gaulle. Quoi ! Pour toujours ? On verrait bien. De toute façon, je suis assez d’accord avec ce galopin de Jules Renard : « L’Histoire n’est qu’une histoire à dormir debout. » Il sera toujours temps de se réveiller. Le fait est qu’avec le beau-fils idéal qui règne à Paris, nous serions assurés d’être au chaud pendant cinq ans. Dix peut-être… pour autant que le nouveau Jupiter dans l’attente imminente de « sa » majorité absolue, manoeuvre habilement sa centrifugeuse, fédère ses adorateurs, colle à la Super Glue ses transfuges glanés de gauche et de droite, vampe pour de bon ses technocrates et ses stars déguisés en  » société civile « , séduise sans discontinuer la Bourse qui sait que cet homme a du lingot en lui et mette sur la paille les héritières de la poissonnerie Le Pen.

Ne reste plus qu’à organiser le référendum décisif. Le 14 juillet me paraît être la date idéale et son objet limpide. De trois choses l’une : souhaitons-nous conclure une « souveraineté association », en revenir aux départements du 14 fructidor de l’an III ou passer en mode TOQ (Territoire d’outre-Quiévrain) ? Question subsidiaire : quel(le) élu(e) voulons-nous voir siéger au gouvernement « En marche ! » ? La bagarre entre Joëlle, Louis et Elio (trois jeunes pousses centristes aux belles espérances) s’annonce d’ores et déjà rafraîchissante. Ces menus détails éclaircis, il sera temps d’exiger « notre » représentant de la « société civile ». A mes yeux, un nom s’impose : Stéphane M., d’Ans. Vous connaissez ? Il est jeune, riche, geek à mort, séduisant, surdiplômé, entreprenant, Liégeois et sans scrupule (je crains une tautologie…). Et, depuis peu, d’une parfaite virginité politique. Emmanuel, c’est sûr, va l’a-do-rer.

Pour une démarche citoyenne

C’est avec grand plaisir que notre mouvement citoyen relaye une demande de notre ami Jean-Luc Lefèvre qui plaide pour que chaque citoyen que nous sommes prenne en main ses responsabilités en interpellant ses mandataires communaux.

Demain, aura lieu à Namur l’assemblée générale d’Ores, accessible au public, dans un contexte qui impose la plus grande vigilance. Il appartient à nos élus communaux d’y exiger les bons comptes…

Comment  expliquer que l’énergie électrique soit la plus chère d’Europe en terres romanes de Belgique ?

Paul D.

L’appel de Jean-Luc Lefèvre

« Bonsoir,

Si, comme moi, vous en avez ras-le-bol de ce pays où les intéressements personnels, les abus de biens sociaux , voire la corruption se sont partout installés, je vous invite à agir auprès de vos mandataires communaux. 

Peut-être serez-vous tentés d’adopter aussi cette démarche citoyenne… »

Jean-Luc Lefèvre

Emptinne

Mais à quoi pensent le monde politique et les médias wallons ?

Un de nos lecteurs assidus, Valmy, réagit aux propos tenus par Bart de Wever quant à sa vision du confédéralisme.

Quelqu’un de sensé pourrait-il m’expliquer l’intérêt de continuer une cohabitation avec la Flandre dans un tel schéma qui ressemble à une séparation de corps et de biens ?
Comme l’a dit, en son temps, Monsieur De Gucht, quelle est « la valeur ajoutée de la Belgique » ? Et si en plus elle devient confédérale ?
Bien évidemment elle permettrait à certains politiques wallons de rester bêtement belges et bénéluxiens.
Elle laisserait surtout à la Flandre la possibilité de gagner du temps pour « acheter » Bruxelles et pour régler son problème d’adhésion à l’Union européenne.
Si après l’échéance de 2019 (sans oublier la fin des subsides flamands en 2022), et la proposition de solution confédérée sur la table des négociations, les Wallons ne comprennent pas qu’ il est grand temps que les « régionalistes » deviennent « rattachistes », alors, le chœur des esclaves peut se taire à jamais.

Illustration de mes propos précédents, ce matin, 24/05/2017, à 7h50′, Monsieur Benoit Lutgen, Président du CDH, était l’invité de la rédaction de la chaîne bien connue Bel RTL.
Cet homme politique wallon a martelé ses propos de l’expression « Nation belge ». Comment voulez-vous que les Wallons s’extirpent des sables mouvants du Belgium si à tout moment « leurs défenseurs » leur ressassent la « Nation belge » ?
Cette propagande funeste, née et morte avec Pirenne, ne repose pourtant sur aucune logique; comment pouvez-vous parler de « nation » dans un état fédéral à deux composantes culturelles, linguistiques et ethniques totalement étrangères l’une à l’autre ? Il faut comprendre l’énervement de Bart De Wever lorsqu’il entend ce genre de calembredaine quotidienne. En tous cas, je le comprends et j’en viendrais à le plaindre.

« Nous achèterons Bruxelles ! »

Une opinion de Jules Gheude publiée sur le site de la RTBF.

Il n’est certes pas sans intérêt de revenir sur le lifting institutionnel que Bart De Wever, le président de la N-VA, entend imposer à la Belgique après les élections législatives de 2019. Autant dire, demain.

La Belgique devient une confédération, composée de deux Etats – la Flandre et la Wallonie – disposant de toutes les compétences territoriales et personnalisables.

La Région de Bruxelles-Capitale exerce les compétences territoriales, ainsi que celles exercées aujourd’hui par les dix-neuf communes et les CPAS, et les six zones de police. Pour ce qui est des autres matières, chaque habitant de Bruxelles choisit librement – indépendamment de sa langue ou de son origine – entre la Flandre et la Wallonie. Les Bruxellois ont donc le choix entre le paquet flamand et le paquet wallon pour l’impôt des personnes, le système de sécurité sociale, l’aide sociale, la protection de la jeunesse, l’immigration et l’intégration, et le droit de vote pour le Parlement flamand ou wallon. Ce choix n’est pas définitif. Il peut être modifié après une période d’attente.

La confédération n’exerce plus que les compétences qui lui sont confiées par les Etats flamand et wallon, à savoir la défense, la sécurité, les finances et les affaires étrangères.

La monarchie est purement protocolaire et totalement transparente.

Le gouvernement de la confédération se compose paritairement de quatre ministres de plein exercice. La Flandre et la Wallonie y délèguent, chacune, un ministre disposant seulement d’un droit de vote consultatif.

Au sein du Conseil belge, il y a concertation permanente entre les ministres-présidents de Flandre, de Wallonie, de Bruxelles et des germanophones, tandis que chaque conseil thématique réunit les ministres compétents. Le but est d’éviter les conflits d’intérêts et de coordonner les points de vue sur les forums internationaux.

La monarchie devient purement protocolaire et totalement transparente.

Le Sénat est supprimé et la Chambre réduite à 50 membres, choisis paritairement au sein des Parlements flamand et wallon.

Pour le financement, la Flandre et la Wallonie déterminent et perçoivent tous les moyens liés aux compétences personnalisables : l’impôt des personnes, les droits de succession et de donation, le précompte mobilier et les impôts assimilés à l’impôt sur le revenu.

La Flandre, la Wallonie et Bruxelles déterminent et perçoivent les moyens liés aux compétences territoriales, comme l’impôt des sociétés, les droits de donation et le précompte immobilier.

La confédération est financée par la TVA et les accises pour le paiement de la contribution européenne obligatoire, les charges d’intérêt et le remboursement de la dette publique, et la solidarité entre les entités.

Il est prévu, comme en Allemagne, un mécanisme de solidarité objectivement mesurable, transparent et responsabilisant. Les transferts en soi ne constituent pas un problème. Mais ils doivent être transparents. Ils doivent avoir un but précis et inciter à l’amélioration.

Comme on peut le constater, le projet de la N-VA fait une distinction très nette entre la Flandre et la Wallonie, d’une part, et Bruxelles, d’autre part. Quant à la Communauté germanophone, elle n’est que très timidement abordée. Quel serait son véritable statut ?

L’ancien ministre-président flamand CVP Gaston Geens avait un jour dit : « Nous achèterons Bruxelles ».

Il est clair que la Flandre n’entend pas lâcher cette ville dont elle a d’ailleurs fait sa capitale. D’où l’intention à peine voilée d’allécher les Bruxellois avec une imposition et une sécurité sociale plus avantageuse. Un point sur lequel le front francophone pourrait bien se lézarder…

En attendant, Elio Di Rupo a déjà opposé une fin de non-recevoir à Bart De Wever. Pas question, pour le PS, de liquider ce fonds de commerce que constitue la Sécu !

Mais on a pu aussi constater, ces dernières années, que les leaders francophones, « demandeurs de rien », n’avaient pas hésité à sacrifier leurs sacro-saints principes.

Ce fut le cas en 2001, lors du refinancement de la Communauté française, avec la surreprésentation forfaitaire pour la minorité flamande au Parlement bruxellois, la présence d’au moins un échevin flamand dans les collèges communaux, la régionalisation de la loi communale permettant à la Flandre de mettre au pas les francophones de la périphérie.

Il n’était pas question non plus, pour les francophones, de toucher aux allocations familiales ou de scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde sans extension géographique de Bruxelles. On sait ce qu’il en est advenu en 2011 !

Une chose est sûre : les négociations de 2019 donneront lieu à une sacrée foire d’empoigne, qui pourrait bien rendre la Belgique totalement ingouvernable…

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde