« Le syndrome de Stockholm »

Jean-Luc Lefèvre (Emptinne)

Dans une belle unanimité, la classe politique francophone plaide aujourd’hui en faveur d’un gouvernement d’union nationale qui ferait le vide autour d’elle et la débarrasserait d’une opposition parlementaire crédible.

Pour réduire les importuns au silence, on se contentait jusqu’ici de minables dispositions destinées à cadenasser le dépôt des listes lors des scrutins assorties de seuils d’éligibilité. Place désormais aux gouvernements d’union nationale !

Comme si les périls, en Wallonie, et en Wallonie seulement, étaient graves et imminents…

La guerre en Afghanistan ou en Libye, peut-être ? Talibans et kadhafistes auraient-ils les moyens de mettre à mal les infrastructures wallonnes, le plan Marshall peut-être ? La crise bancaire et les dettes souveraines ? Que nenni ! Aucun grand pays démocratique n’a renoncé à ses alliances électorales au profit d’un front contre l’adversité économique ! L’ennemi flamand ? Impossible : un grand accord de pacification, historique, est à peine signé, dont l’encre n’est pas encore sèche. Où est-il, ce péril jaune de notre particratie triomphante ?

Le véritable danger pour les institutions francophones ne peut être que le citoyen du coq hardi. Dame ! Jamais, comme son homologue flamand, il n’a été informé avant le scrutin de 2010 des réformes coperniciennes qui seraient tolérées par ses élus ! Et demain, chez nous comme ailleurs, des Indignés surgiront qu’il faut museler !

Le gouvernement d’union nationale, c’est vraiment le vaccin contre une démocratie d’opinion : si débat il y a, ce sera dans les salons de la Chambre, mais jamais en séance plénière, entre les oligarques de notre régime, notre nomenklatura en quelque sorte !

Applaudir à un pacte communautaire qui érige la prise en otages permanente des citoyens en méthode de gouvernement relève bien du «syndrome de Stockolm».

« Vous avez choisi la soumission, vous aurez la scission. »

Cette fois, c’est Jean Quatremer qui l’écrit sur son blog, en conclusion d’un article qui tranche avec l’euphorie de certains journalistes ou médias de la FWB. Pour illustrer son texte, il a choisi la photo d’une autruche. Rappelons que Jean Quatremer est le correspondant permanent du journal français Libération à Bruxelles. Chargé de couvrir l’actualité européenne, il est devenu, par la force des choses, un observateur pointu de nos différends communautaires. Son article est à lire ici.

« Les choses sont loin d’être réglées »

Jules Gheude

 Dans son éditorial de ce jour, Mme Delvaux, l’éditorialiste en chef du « Soir », n’hésite pas  à parler de miracle renouvelé à propos de l’accord qui vient d’être engrangé sur le volet judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Et de verser, une fois de plus, dans l’imprécation solennelle anti-N-VA, ce parti qui perd…le nord et met simplement sa crédibilité démocratique en péril.

 Nous sommes toutefois loin de partager l’enthousiasme de Mme Delvaux, qui la pousse à conclure que le cercle a désormais toutes les allures du vertueux. Et nous sommes convaincus que nous ne devrons pas attendre longtemps avant de ressortir son édito où elle dit espérer que les négociateurs ont bétonné ces accords jusque dans leurs détails, pour éviter des rebondissements qui seraient désastreux en plein campagne des communales…

 Tout ce qui vient d’être décidé ne pourra être appliqué tambour battant. De nombreux mois seront nécessaires pour que le parcours parlementaire s’accomplisse, et l’on ne manquera pas, du côté flamand, de faire valoir des interprétations divergentes.

 Ce qu’écrivent déjà aujourd’hui certains éditorialistes de la presse flamande pourrait bien être le prélude d’une mobilisation comme celle que nous avons connue en 1978, avec le comité anti-Egmont.

A la question de savoir si cet accord sur BHV judiciaire est un bon accord, Eric Donckier du « Belang van Limburg » n’hésite pas à répondre par la négative. Et d’expliquer tout cela en quatre points.

1° Le parquet est scindé. Mais du même coup, on détache également cinq magistrats de Bruxelles – certes bilingues, mais francophones quand même – pour les affecter au parquet flamand de Hal-Vilvorde. Les habitants francophones ne sont pas donc pas seulement servis dans leur langue, mais aussi par leurs propres gens. Manifestement, ils n’ont pas confiance dans les magistrats flamands. C’est offensant.

 2° Le tribunal n’est pas scindé, mais seulement dédoublé en un tribunal néerlandophone et un tribunal francophone, tous deux – y compris donc le francophone – restant compétents pour l’ensemble de l’arrondissement BHV.

3° Actuellement, 2/3 des magistrats doivent être bilingues à Bruxelles. On porte cela à 1/3, parce qu’il y a trop peu de magistrats francophones bilingues. Quand on ne veut pas apprendre le néerlandais, on est récompensé par une modification de la législation.

 4° A Bruxelles, on part d’un rapport 20N/80F chez les juges. Mais ces dernières années, on a eu en moyenne 27% des affaires pour le tribunal du travail et 33% des affaires pour
le tribunal de première instance qui concernaient des néerlandophones.

Et Eric Donckier de rappeler l’éternel problème : ces francophones qui viennent habiter en Flandre et qui ne sont pas capables ou ne veulent tout simplement pas apprendre le néerlandais. Cette mauvaise volonté paie. Le résultat, c’est que le bilinguisme est renforcé à Hal-Vilvorde et démantelé progressivement à Bruxelles.

 Il fut un temps, conclut Eric Donckier, où les négociations communautaires revenaient à un deal : des principes pour les Flamands et de l’argent pour les francophones. Ce temps est révolu. La Région bruxelloise est refinancée à hauteur de 600 millions d’euros.
On pourrait tout aussi bien parler d’une prime pour mauvaise gestion. Cet argent sera principalement versé par la Flandre. Mais en échange, la Flandre obtient peu de chose : pas de scission pure de BHV, ni électoralement ni juridiquement. (…) Cela engendrera de nouveaux problèmes communautaires.

 Son de cloche identique chez Dirk Castrel, l’éditorialiste de « Gazet van Antwerpen », pour lequel le compromis atteint ne recevra pas un prix de beauté. Et de souligner que pour l’opposition flamande, la N-VA en tête, il ne fait aucun doute que l’accord introduit de nouvelles facilités dans l’ensemble de la Belgique. Ce qui vaut pour les francophones en Flandre, vaut tout autant pour les Flamands en Wallonie.

 La différence, explique Dirk Castrel, c’est que les Flamands en Wallonie ne demandent pas à être renvoyés devant un tribunal néerlandophone, parce qu’ils se sont adaptés depuis longtemps à la région linguistique dans laquelle ils se sont établis. Et de poser carrément la question : cette réglementation ne viole-t-elle pas le principe de l’unilinguisme des régions linguistiques, à l’exception de Bruxelles ? Bref, pour l’éditorialiste, il n’est pas exclu que le nouveau système engendre à l’avenir des
problèmes assez sérieux.

 On le voit, les choses sont loin d’être réglées. Les ministres d’Etat Antoinette Spaak et Guy Spitaels ont affiché récemment leur profond scepticisme quant à l’avenir de la Belgique. Rien ni personne ne pourra arrêter l’Etat-Nation flamand de prendre son envol. La scission de la Belgique s’avérera à terme inéluctable.
C’est la raison pour laquelle nous avons estimé opportun, en 2008, d’amener les
esprits francophones à réfléchir à l’après-Belgique. Via les Etats généraux de
Wallonie (www.etatsgenerauxdewallonie.org) et le Gewif (Groupe d’études pour la Wallonie intégrée à la France – www.gewif.net), des études sérieuses ont déjà pu être effectuées.

C’est le Professeur Behrendt qui le dit …!

Evolution remarquable de la pensée du professeur Christian Behrendt.

Extrait du chat sur le site du journal « Le Soir »

Jules Gheude : « Il va vraisemblablement y avoir bientôt un gouvernement. Mais pensez-vous que les accords trouvés ici sont fondamentaux, qu’ils sont les garants d’une nouvelle stabilité sur le long terme ? Ou pensez-vous au contraire que c’est juste un répit avant une nouvelle tempête et scission du pays ?

Christian Behrendt :
« Vous avez bien raison et je partage votre sentiment. La réforme de l’Etat sera très méritoire. Mais elle ne doit pas occulter une dynamique plus fondamentale encore, et qui, elle, est en marche et ne s’arrêtera pas. D’où aussi la nécessité impérieuse pour les francophones de réaliser des travaux de prospective institutionnelle pour le moyen terme. J’exhorte d’ailleurs tout citoyen à y contribuer, car ce sont là des questions essentielles qui nous concernent tous. Des initiatives citoyennes dans ce domaine sont donc fort salutaires ; je le dis aussi à mes étudiants. »

Jules Gazon nous fait remarquer l’évolution remarquable de la pensée du Professeur Christian Berhendt : « Et bien , il change ce cher jeune collègue qui, il y a moins d’un an, considérait la fin de la Belgique comme une hérésie. »

Le CD&V se positionne en fonction des élections…

Sans accord sur tout, il n’y a d’accord sur rien. Nous sommes très loin de nouer des accords sur tout.

Imaginons que les huit partis arrivent à des accords sur tout.

Ce ne serait que partie remise. Qui peut imaginer que le refinancement de la région bruxelloise soit « bétonné » dans le temps. Qui peut imaginer que la Flandre n’exigera pas un financement limité dans le temps avec droit de regard sur l’emploi qui sera fait de la manne financière. La Flandre ne pourra jamais accepter que Bruxelles soit une région avec les mêmes pouvoirs que les autres. 

Qui peut également imaginer que les transferts exigés par la Flandre dans les domaines sociaux et économiques n’aboutiront pas à un appauvrissement de la Wallonie ?

Que cessent ces jeux politiques du CD&V, hanté par une nouvelle défaite électorale face à la NV-A.

Ce ne sont ni Annie Cordy, ni Maurane, ni Cécile Defrance, ni Philippe Geluck, tous très belges, mais très éloignés de la chose publique, qui apporteront des solutions.

Quant au rôle de désinformation qu’auront joué les médias bruxellois, il sera gigantesque, n’est-ce pas Mme Béatrice Delvaux ?

Les voix wallonnes sont, elles, inexistantes, incapables d’imaginer un avenir pour la Wallonie. Leur pays reste la Belgique fédérale condamnée par une importante majorité de Flamands, n’est-ce pas M. Leterme ?

Et pendant ce temps, Dexia se meurt avec toutes les conséquences que cette mort aura sur les finances de nos communes. Attendez-vous, Citoyens wallons, à payer une nouvelle fois la note, d’une façon ou d’une autre.

Quand donc trouverez-vous qu’il est temps de crier comme le disait récemment François Perin  : « Assez, séparons-nous ». J’ajouterai : « il y a urgence… »

Paul Durieux

Blocage du CD&V sur BHV judiciaire

Extrait du journal « Le Soir »

samedi 01 octobre 2011, 09:11

Les discussions sur BHV judiciaire ont repris ce samedi midi. A bonne source, on indiquait que la réunion d’hier soir s’était très mal passée. Le président du CD&V, Wouter Beke, se serait mis en colère, aurait quitté la séance avant de revenir une demi-heure plus tard.

Le 14 septembre, les négociateurs du PS, du sp.a, du CD&V, du cdH, du MR, de l’Open Vld, d’Ecolo et de Groen! ont conclu un accord sur BHV, qui portait sur l’arrondissement électoral et sur les principes à mettre en oeuvre pour une réforme du BHV judiciaire. Depuis plusieurs jours, les huit partis essaient de mettre en oeuvre ceux-ci mais, à en croire une source francophone, le CD&V remet en cause les principes eux-mêmes.

Selon cette source, l’accord de principe confirmait la note de formation d’Elio Di Rupo et faisait en sorte que les justiciables francophones de cet arrondissement ne perdaient pas de droits. Il prévoyait en outre que les nouvelles dispositions seraient ancrées dans la Constitution et dans une loi spéciale, c’est-à-dire modifiable à la majorité des deux tiers et à la majorité dans chaque groupe linguistique du parlement. Pour les partis francophones, MR et cdH en tête, il n’est pas question que les justiciables francophones perdent des droits.

Le blocage du CD&V pourrait d’ailleurs avoir des conséquences graves, c’est-à-dire la remise en cause de l’ensemble de l’accord sur BHV, y compris sur le volet électoral. Il pourrait aussi empêcher le démarrage des travaux sur le budget 2012, attendu en principe lundi soir. Du côté flamand, et singulièrement au CD&V, la conclusion d’un accord institutionnel constitue le préalable à toute discussion sur le budget et l’accord de gouvernement.

Vendredi, vers 21h, le formateur Elio Di Rupo a présenté une nouvelle proposition de compromis dans ce dossier juridiquement très complexe. Les partis l’ont examinée en étant séparés par groupe linguistique avant de se retrouver en réunion plénière. Certains partis voulaient y apporter des amendements mais l’attitude de M. Beke aurait empêché la discussion de réellement commencer. Les négociations reprendront samedi à midi.

Lu dans « Vers l’Avenir »

La Fédération Wallonie-Bruxelles

Jean-Sébastien Jamart, Liège

Ainsi, nos hommes politiques et nos constitutionnalistes ne voient pas malice dans la nouvelle appellation « Fédération Wallonie-Bruxelles ». Monsieur Luperto dit que cette appellation va « entrer dans la vie des gens ». Qu’essaie-t-il de faire avec cette nouvelle démonstration ? En fait, de préparer les esprits à l’après-Belgique et de devenir un Etat Wallonie-Bruxelles, lorsque la Flandre bloquera définitivement le pays. On essaie de faire croire en plus qu’une solidarité entre Bruxelles et la Wallonie existe institutionnellement depuis 40 ans, ce qui est évidemment faux puisque la Communauté française avec ses compétences d’enseignement n’existe que depuis 1988. Ne nous réjouissons pas trop vite de cette nouvelle appellation, car elle crée immédiatement un problème territorial et pose une question quant au respect des minorités.

 

Lu dans la presse flamande. La confiance règne. Tout va bien !

 « Flamand, fais attention à tes oies ! » – Edito d’Eric Donckier dans « Het Belang van Limburg » du mercredi 28 septembre

Quand le renard prêche la passion, fermier, fais attention à tes oies ! Cela vaut aussi lorsque le ministre-président wallon, Rudy Demotte, prend la parole et déclare que la transformation de la Communauté française en Fédération Wallonie-Bruxelles ne peut, en aucun cas, être considérée comme une forme d’agression contre la Flandre. Car c’est ce qu’elle est naturellement.

Il faut que cela soit clair pour tous les Flamands : les francophones préparent à fond l’indépendance de la Wallonie. Ce n’est pas pour demain, ni pour après-demain, mais bien pour le jour où les transferts devraient s’inverser parce que la Wallonie fait mieux, sur le plan économique et financier, que la Flandre suffisante, endormie, où plus rien n’est possible.

Les choses peuvent donc encore durer un certain temps. Selon une étude de la KBC, vingt ans. En attendant, on prépare à fond cette indépendance wallonne.

– L’arrondissement électoral de Bruxelles est définitivement élargi aux six communes flamandes à facilités.

– Bruxelles reçoit de l’argent supplémentaire : 461 millions d’euros pour 2015, montant qui ne cessera après de grimper, car il est lié à l’index et à la croissance économique. La demande flamande, polie, de réformer un tout petit peu les institutions bruxelloises en échange, a été dédaignée.

– Bruxelles devient de plus en plus une Région à part entière, avec également des compétences communautaires. Elle sera désormais compétente aussi pour les allocations familiales.

– La loi de financement favorable à la Flandre sera revue à court terme dans l’intérêt de Bruxelles et de la Wallonie. La Flandre y trouvera son avantage à plus long terme, mais seulement en cas de croissance économique élevée. A la Banque nationale, on a de fortes réserves à l’égard des pronostics des huit partis.

– Les liens entre Bruxelles et la Wallonie sont renforcés par la création de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Bruxelles ne s’est jamais profilée comme la capitale de la Flandre. Rhode-St-Genèse – qui n’est pas par hasard le nouveau chef-lieu du nouveau canton électoral dans lequel les six communes flamandes à facilités sont regroupées – servira de corridor entre Bruxelles et la Wallonie.

Ce sont des faits, rien que des faits. La plupart d’entre eux ont été décidés lors de ces négociations gouvernementales, également par les quatre partis flamands – CD&V, SP.A, Open VLD et Groen – qui sont autour de la table. Et les choses risquent d’être pires encore lorsque, lors de l’assainissement des finances publiques, on travaillera surtout aux nouveaux impôts, à payer par les gens qui travaillent, donc principalement les Flamands.

« C’est étrangement calme en Belgique francophone » – Edito de Paul Geudens dans « Gazet van Antwerpen » du mercredi 28 septembre

(…) On pourrait attribuer cela au fait qu’il n’y a plus d’opposition, à l’exception du minuscule FDF. Tous les partis sont à la table du formateur Elio Di Rupo.

De qui donc la critique devrait-elle venir ? Onkelinx, Milquet, Michel et Javaux ne vont tout de même pas protester contre quelque chose qu’ils ont eux-mêmes bricolé.

Non. C’est exact. Mais avec la scission de BHV, c’était aussi comme cela. Et puis, il y eut beaucoup de réserves à Bruxelles et au sud de la frontière linguistique. Les concessions furent publiquement confessées. Pour les rendre acceptables, on esquissa une perspective à long terme. Louis Michel déclara ainsi qu’il était inscrit dans les astres que les six communes à facilités reviendraient « plus tard » à Bruxelles.

Avec la loi de financement, ce n’est pas le cas. Il faut diablement chercher dans la presse francophone pour trouver une note dissonante. On peut donc supposer que cet accord plaît vraiment aux francophones.

Et c’est curieux. Pendant plus d’un an, tous les partis francophones, Elio Di Rupo en tête, ont claironné que la nouvelle loi de financement appauvrirait la Wallonie. Ils avaient une peur sainte de commencer les négociations, convaincus qu’ils étaient que la Flandre abandonnerait la pauvre Wallonie à son sort. C’est l’une des raisons principales pour lesquelles les discussions ont duré si longtemps.

Et maintenant, vous n’entendez plus rien. Très curieux, mais également inquiétant d’un point de vue flamand.

Le pessimisme de la N-VA serait-il tout de même justifié ? Cela se pourrait-il que la Flandre se retrouverait en 2030 avec une gueule de bois de 2,5 milliard d’euros ?

Aussi longtemps que les textes de l’accord ne sont pas publiés, l’incertitude persistera. Ce n’est que lorsque tous les détails seront connus et analysés par des experts indépendants que nous saurons exactement ce qu’il en est. En attendant, nous retenons notre souffle.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde