Billet d’humeur…grrrr

Paul Mélot (Tohogne)

Un titre rigolo du journal LA MEUSE de ce 22 novembre, en première page: « LES MINISTRES LIEGEOIS SONT PRETS A NE PAS AUGMENTER LEUR SALAIRE »… Rappelons que les projets d’accord gouvernemental (?), au fédéral, sembleraient prévoir une diminution des salaires des ministres et secrétaires d’état de 5 % et que, dans la foulée, bébé ANTOINE, le ministre régional a lui, pour se faire remarquer, proposé de renoncer à une indexation pour les ministres régionaux, bientôt suivi par le  prétentieux puceau DEMOTTE…

Il n’en faut pas plus pour que les ministres régionaux liégeois se manifestent à leur tour…

Vite, parcourons la page douze!

La révérende Mère supérieure Marie-Dominique SIMONET, Eminence humaniste, nous apprend qu’ « évidemment , ça ne me poserait aucun problème de renoncer à l’indexation de notre salaire. D’ailleurs, il pourrait même y avoir d’autres mesures ». Pour sûr, épouse de notaire et vraisemblablement toujours directrice du Port autonome de Liège – supposons qu’elle ne gagne pas sa vie en cette fonction, actuellement – elle peut voir venir, hic et nunc.

Son vert collègue toujours sur sa lancée fuite en avant, allure FEF, nous révèle benoîtement que « par ce genre de mesure, le gouvernement wallon et celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles se mettent au niveau des citoyens ». Waouw ! Démagogie, quand tu nous tiens. Il poursuit en enfonçant la porte ouverte de son cabinet en répondant au journaliste qui fait remarquer que cela ne fait pas vraiment réaliser de grosses économies: « Non, c’est évident. Mais ça vaut la peine ». A bien lire, Philippe Henry -le-Vert avaliserait déjà des sauts d’index pour que l’Etat, docile à l’Europe, elle-même aux marchés, volant au secours des banques, y retrouve des couleurs financières, puisque cela vaut la peine de toucher à l’indexation des salaires en se mettant comme si on était le peuple, au niveau du petit pensionné, du chômeur ou du bénéficiaire du revenu minimum d’insertion. Du propre ! Du bien vu ! De la vista prémonitoire !

Quant à l’Eminence grise socialiste MARCOURT (car, derrière, se trouve le toujours sémillant Elio DI ROUBLARDO), avec un peu plus d’intelligence que les autres, il affirme « je le répète donc : je suis attaché PAR PRINCIPE à l’indexation, mais je reste évidemment ouvert pour discuter avec mes collègues du gouvernement de quelle manière nous pouvons, ensemble, contribuer à l’effort budgétaire de notre côté ». La question qui se pose est de savoir ce que PRINCIPE veut signifier. Le principe de PETER, je connais, eux aussi, peut-être; le principe de précaution, itou; y compris celui d’Archimède. Mais, comme PAR PRINCIPE = THEORIQUEMENT, vas-tu, Jean-Claude, passer du principe à la pratique et t’opposer, le moment venu, à toute mesure visant l’indexation des salaires et pensions ?

Pour être complet, il convient de signaler que le journaliste, lui, signale que les ministres refusent de tomber dans le poujadisme. Un peu comique quand, manifestement, les trois guignols ne savent plus que faire pour venir au secours de l’agonisante Belgique…

Allez, bonne journée quand même!

Paul Mélot

Je sais que cet article ne va pas plaire à tous nos lecteurs. J’entends déjà les cris de « populistes » qui vont nous être lancés par certains. J’ai pourtant décidé de le mettre en ligne parce qu’il a pour titre « Billet d’humeur » et que le ton décalé qu’il adopte ne pourra que favoriser le dialogue.

Paul Durieux

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Les communes se consolent à Paris

C’est Eric Deffet qui l’écrit dans le Soir d’aujourd’hui. Sous ce titre, on apprend que le bourgmestre de La Louvière a fait son marché au Salon des maires et des collectivités locales qui se tient à Paris chaque année. On y lit également ceci :

« Désormais président de l’Union des villes et communes de Wallonie, Jacques Gobert a conservé ses habitudes à Paris. L’an dernier, le président des maires de France lui a demandé quand les 262 communes wallonnes rejoindraient l’association française… Il n’en est toujours pas question. Mais un jour, qui sait ? »

Ben voilà. C’est ce qui s’appelle une main tendue.

Le billet dans son intégralité : ici.

Les rois du monde

« Les marchés faisaient déjà les programmes des gouvernements. Ils font maintenant les gouvernements, mieux encore : ils désignent les leurs comme Premiers ministres ! »

Ainsi commence la dernière chronique d’Hugues Le Paige (RTBF). Sa conclusion ne manque pas d’inquiéter :

« Le paradoxe est énorme : voilà donc ceux qui, depuis 2008, ont plongé le monde dans la crise, à la tête de gouvernements et d’institutions européennes. Je ne sais pas si on mesure bien ce que nous sommes en train de vivre.

« Jamais depuis la crise de 1929, le monde occidental n’a vécu ce double mouvement tragique d’une régression sociale d’une violence inouïe et d’une perversion de la démocratie aussi patentée. Le dérèglement du monde avec son cortège de malheurs et, sans doute un jour, de violences n’en est qu’à ses prémices. »

Pour l’intégralité du texte : ici.

Amis du Soir, bonsoir !

La pièce n’est pas finie, aussi n’allons-nous pas nous lever, applaudir, siffler, jeter des tomates ou verser des larmes…

Il nous suffit d’observer la scène où s’agitent les acteurs politiques empêtrés dans les contradictions de la démocratie belge, exposés à l’incompréhension générale, au ras-le-bol d’une opinion publique elle-même divisée, avec une gauche essentiellement wallonne qui refuse les diktats de la droite et une droite flamande qui se crispe à l’idée d’être encore une fois l’otage de la FGTB, alors que l’Europe et le monde de la finance confortent la position de Bart De Wever, prêt à renoncer à de trop maigres acquis communautaires pour boucler un budget rigoureux dont la note serait payée, avant tout, par ces assistés wallons que la Flandre exècre : cela fait 526 jours que cela dure, avec une tension qui s’abîme dans la lassitude.  

Usés, l’optimisme de la volonté, la volonté de l’optimisme, l’autosuggestion, l’autohypnose et  l’euphorie artificielle. Le journal Le Soir, devenu Belgique-Soir au chevet d’un pays malade, en arrive à se demander si, vraiment, la Belgique a encore un sens. L’émotion le dispute à la pédagogie. A la une, un seul titre : un pays brisé, sur fond noir, très noir et très brisé. Béatrice Delvaux, qui alterne avec plus ou moins de bonheur les douches froides et les bains chauds, se lâche : «Assez !!!», écrit-elle avec trois points d’exclamation. «Nous allons en arriver à cette conclusion : la séparation du pays s’impose. Car vous nous donnez désormais la preuve que ce pays est brisé, incapable d’être gouverné, tant ses fractures gauche-droite, francophones-flamands, régionales-fédéral sont béantes. Profondes. Et comme ces clivages se superposent parfaitement, la seule leçon que les hommes politiques démocrates et unitaristes nous forcent à tirer sera donc que ce pays ne peut plus être.»

Si c’est elle qui le dit…

G.R.

Pour l’édito de Béatrice Delvaux : ici.

Hommage à Madame Danielle Mitterand.

 Notre ami Serge Havet nous envoie ce qui suit :

 Hommage à Madame Danielle Mitterand.

  «  Les gens ont peur. Ceux qui agissent contre la peur sont considérés comme révolutionnaires. La vie est suffisamment forte que pour combattre la peur ! »

                                            Danielle Mitterand.

Une véritable dame de gauche, de combat et de conviction, pour laquelle les valeurs humaines et fraternelles n’étaient pas de vains mots.

Sa fondation « France Libertés » en est une preuve irréfutable.

Merci Madame.

Le beaujolais nouveau est arrivé

A défaut d’un budget, d’un gouvernement…, LE BEAUJOLAIS NOUVEAU EST ARRIVE…!

Cela fait 60 ans que se fête l’arrivée de ce vin très jeune le troisième jeudi du mois de novembre.

L’occasion est belle de le déguster entre amis en Wallonie, à Bruxelles, en France où en d’autres lieux.

Fêtez donc le Beaujolais Nouveau. Ce vin gouleyant n’est pas un grand cru, mais il ne mérite pas la triste réputation que certains ont voulu lui donner.

Renseignez-vous auprès de cavistes avertis et consommez-le avec modération, mais en toute convivialité.

A votre santé !

Paul Durieux

Ce que pense « Knack » de Di Rupo… Ambiance !

A lire sur le site du Vif/l’Express :

« Elio Di Rupo est incompétent ! »

Pourquoi la construction du budget prend-elle autant de temps ? «Parce que le formateur est incompétent !», assène Rik Van Cauwelaert. Etat des lieux des négociations avec le directeur du magazine Knack… qui taille au passage un costume au vitriol à Di Rupo.

Le budget d’Elio Di Rupo sera-t-il bouclé avant l’échéance dictée par l’Europe ?

Celui qui promet un budget capable de trouver 11,3 milliards d’euros pour réduire à 2,8 % le déficit n’est qu’un farceur. Une intervention d’une telle ampleur ne peut être réalisée que par une coalition composée de partis qui se font une confiance aveugle. Et l’on ne peut pas dire que la confiance règne autour de la table des négociations… Il y a fort à parier que, pour faire passer ces nouvelles taxes qui restent en travers de la gorge de ses partenaires de négociations, le formateur sortira de nouveau de son chapeau l’un de ces moments dramatiques dont il a le secret.

Pourquoi la construction du budget prend-elle autant de temps ?

Parce que le formateur est incompétent ! Personne n’ose le dire à haute voix. Pourtant, tous les négociateurs s’accordent sur ce constat. Même au sein du PS, le doute commence à poindre. Pour l’instant, ce manque de compétence est encore masqué par l’excellent travail du centre d’études du PS, qui fournit quotidiennement au formateur de nouvelles cartouches sur la marche à suivre.

Jusqu’à présent, Elio Di Rupo a pu conclure des accords en faisant payer la note aux autres partis. La scission de BHV a été réglée au comptant par le MR, qui a vu son parti amputé du FDF. La nouvelle règle de financement a été payée par les partis flamands. A présent qu’il doit lui-même sortir du bois pour lancer une grande réforme économique et sociale, Elio Di Rupo est toutefois tétanisé par l’angoisse et se cramponne aux positions du PS.

Quand aura-t-on un gouvernement ?

Voici peu, les rumeurs venant de la table de négociations me soufflaient qu’il y aurait un gouvernement pour Noël. A ceci près que, si c’est effectivement le cas, ce n’est plus vraiment la peine de mettre un nouveau gouvernement sur les rails. Ce dernier, en effet, prendra son envol dans une ambiance préélectorale : les élections communales auront lieu en octobre 2012. Des élections qui ne précèdent que de peu les élections fédérales de 2014. Et l’on aura besoin d’un Premier ministre un peu plus solide qu’un Di Rupo qui agit à la manière d’un David Copperfield.

Le lien vers le site du Vif/l’Express : ici.

Le lien vers le site de Knack : ici.

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