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Pourquoi…?

Avec Claude Eerdekens, nous nous interrogeons.

La mise à blanc de tous les arbres le long des routes régionales et des autoroutes wallonnes :

« Avec stupéfaction, il est constaté une mise à blanc systématique de toutes les plantations d’arbres le long des routes gérées par la Région wallonne et le Ministre cdH Di Antonio.

Au début, comme tout un chacun, j’ai pensé qu’il s’agissait, pour des raisons de sécurité, de couper des arbres dangereux pour la circulation.

En réalité, et de façon méthodique, tous les arbres sont éliminés les uns après les autres par tronçon.

Alors que les particuliers et pouvoirs publics sont encouragés à planter des arbres pour encourager la biodiversité et capter le carbone, pour quelles raisons si ce n’est pas une raison de sécurité, la Région wallonne s’acharne-t-elle à couper systématiquement l’ensemble des arbres ?

D’autre part, et après l’étonnement, vient le questionnement.

Que va-t-on faire des arbres ainsi coupés ?

La Région wallonne va-t-elle en faire du bois de chauffage ? Il semblerait que non.

Selon des informations qui restent à vérifier, il s’agirait d’envoyer ce bois pour en faire des pellets utilisables pour des foyers domestiques ou collectifs. Quoi qu’il en soit, c’est bizarre. Peut-être pourrait-on mieux comprendre ce qui se passe si l’on identifiait sur le territoire wallon les entreprises adjudicatrices pour ces mises à blanc et surtout si l’on connaissait la destination finale des bois ainsi coupés.

Vers quelles firmes bien précises ce bois est-il écoulé et où se situent ces entreprises ? La réponse à ces questions permettrait de peut-être comprendre les raisons pour lesquelles la Wallonie a mené une opération à nulle autre comparable en Europe et qui est de prime abord totalement incompréhensible.

Lorsqu’on roule de Namur vers Bruxelles sur l’autoroute E411, et que l’on quitte la Wallonie où tous les arbres sont rasés et que l’on arrive en Flandre, celle-ci n’a pas pratiqué comme la Wallonie. Il y a des moments où l’on peut se poser la question de savoir si la bonne gouvernance est une vertu flamande ou si la mauvaise gouvernance la règle en Wallonie.

La Ville d’Andenne est bien entendu étrangère à ce véritable massacre forestier qui suscite l’indignation de nombreux Andennais qui m’en ont parlé en dénonçant cette situation. »

Claude EERDEKENS

Une affaire à suivre…  Les arbres ne feraient-ils plus partie du patrimoine wallon ?

On n’arrête pas le progrès. La bêtise non plus !

Valmy attire notre attention sur la lettre suivante :

Claire PolinChèr·e·s ami·e·s,

Vous aimez Proust ?  Vous allez adorer ça :
« En réalité, chaque lecteur·rice est quand il·elle lit, le·la propre lecteur·rice de soi-même. » (Le temps retrouvé)

Vous admirez Molière ?  Vous allez être séduits par :
« Un·e sot·tte savant·e est sot·te plus qu’un·e sot·te ignorant·e. » (Les femmes savantes)

Vous admirez Victor Hugo ?  Vous allez apprécier :
« La moitié d’un·e ami·e, c’est la moitié d’un·e traitre·esse. » (La légende des siècles)

Si rien n’est fait, si nous gardons le silence, si nous refusons de regarder en face ces graffitis de bas étage, voilà ce qui nous attend !

Cette machine à fabriquer des crétins a un nom : l’écriture inclusive.

Elle se définit elle-même comme une « graphie non-sexiste ». Parce que dans la langue française, on dit que le « masculin l’emporte sur le féminin » les dévots du féminisme voient dans cette règle une insulte insupportable faite aux femmes soumises à un affreux sexisme langagier. On réécrira donc Proust, Molière et Victor Hugo en novlangue pour les châtier d’avoir été des chauvinistes mâles. Sans oublier George Sand, Simone Weil et même Simone de Beauvoir (grand papesse du féminisme pourtant !) toutes coupables d’avoir baissé la tête sous le joug masculin.

Les promoteurs de l’écriture inclusive veulent imposer le « point milieu » pour créer des mots androgynes.

Par exemple, selon ces idéologues, vous ne devrez bientôt plus écrire « les électeurs » mais les « les électeur·rice·s »… Vous pourrez également vous extasier sur les autrices et autres travailleur·euse·s !

Cela pourrait faire sourire, s’il s’agissait d’une coquetterie de mauvais goût ou d’une mode excentrique.

Mais c’est bien plus dangereux.

Il s’agit en réalité d’une véritable tentative de prise de pouvoir. En changeant les mots et la manière de les écrire, les promoteurs de l’écriture inclusive veulent faire main basse sur la manière même de penser.

Et ils visent particulièrement les enfants, plus malléables.

Ils veulent détruire notre langue et notre héritage culturel.

L’écriture inclusive est le fruit d’une union, hélas fertile, entre des féministes hystérisées et des pédagogues militants, sectaires et intolérants. Il y a de cela quelques années, ils avaient essayé d’obtenir la suppression de l’épreuve de français au brevet. Leur argument était le suivant : cette épreuve discriminait les enfants de familles immigrées dont le français n’était pas la langue maternelle ! Une incursion en Absurdie qui souleva un tel tollé que ces handicapés de la pensée firent machine arrière.

Ils reviennent à la charge, avec plus de succès, hélas en brandissant l’écriture inclusive. Cette dernière ne s’avance pas seule. Elle est accompagnée par une grande sœur un peu plus âgée qu’elle : « la féminisation de l’écriture ».

Ainsi doivent être proscrites des expressions telles que « il fait beau » ou « que reste-il ?». Ce « il » odieux et dominateur servirait à assujettir durablement les femmes. On écrira donc : « elle fait beau » et « que reste-t-elle ? ».

Vous n’en croyez pas vos yeux ? Jetez un œil sur les livres d’Isabelle Alonso écrits en « langue féminisée ». Ils ont été publiés par les éditions Héloïse d’Ormesson. Vous aurez un petit aperçu du désastre.

L’écriture inclusive et féminisée a ses grands prêtres et ses grandes prêtresses. Une partie d’entre eux siègent rue de Grenelle au ministère de l’Éducation nationale. Cela paraît fou mais c’est de là que partent la plupart des attaques sournoises et insidieuses contre la langue française. Nombreux par ailleurs sont les servant·e·s de cette religion réputée très tendance. On les trouve dans les médias, dans l’édition et dans les écoles.

Des pères Ubu, des mères Ubu bien plus grotesques que les créatures inventées par le génial Alfred Jarry.

Le but poursuivi par ces adorateurs de Sainte-Analphabète est de déposséder les habitants de notre pays de leur identité. Ce qui fonde notre appartenance à un peuple, à une nation, c’est bien sûr une mémoire historique commune mais aussi, et peut-être avant tout une langue. Faire disparaitre le français est le but avoué, et non avouable des tricoteurs et tricoteuses du point médian.

Ainsi, c’est voulu, un peuple doit cesser d’exister. Pour être remplacé par des individus privés de toute identité et de toutes caractéristiques propres. Un monde orwellien de consommateurs voués à se précipiter sur les têtes de gondole des supermarchés mondialisés pour y acheter des produits « made in nulle part ».

Ils organisent un grand lavage de cerveau

Il faut commencer tôt pour fabriquer des zombies dociles. À l’école. Les éditions Hatier soucieuses de se conformer à l’air du temps viennent de publier un manuel pour les enfants de CE2. Voilà comment on y raconte notre Histoire.

« Grâce aux agriculteur·rice·s, aux artisan·e·s et aux commerçant·e·s, la Gaule était un pays riche. »

Hatier édite également le célèbre Bescherelle. On attend avec un intérêt certain les prochaines éditions !

Très critiqué, Hatier se défend. La langue, selon ces éditions doit s’adapter au nouvel environnement et « au monde qui change ». Peut-être que pour tenir compte de la diversité de nos territoires, cette vénérable maison prépare-t-elle des manuels en argot des cités, destinés aux établissements classés ZEP ?

Mais il y a scandale plus grand encore. 314 professeurs ont signé une pétition sur Internet dans laquelle ils refusent d’enseigner la grammaire française.

Ils annoncent leur volonté d’enseigner dorénavant l’écriture féminisée.

Ils disent vouloir aussi imposer à l’école la règle de proximité qui consiste à accorder les mots concernés… avec le terme le plus proche !

Ainsi, selon eux, plutôt que d’écrire « les maîtres et les maîtresses engagés », il faudrait écrire « les maîtres et les maîtresses engagées ».

Nous nous sentons donc autorisés à écrire, s’agissant des 314 : « ces maîtres et ces maîtresses sont des idiotes ». Si le ridicule tuait encore en France, ces enseignants seraient morts depuis longtemps… On peut en rire. Mais c’est de pleurer qu’on a envie. Les professeurs, signataires de la pétition, sont payés avec nos impôts. Ça leur crée quelques obligations à notre égard.

Ils sont également fonctionnaires de l’Éducation nationale, et c’est ce ministère qui fixe les programmes : l’écriture féminisée n’y figure pas ! Ils se placent donc dans l’illégalité la plus totale. Il nous parait inimaginable que les rectorats dont ils dépendent ne les rappellent pas à l’ordre, en leur précisant qu’ils doivent enseigner le français, pas leur lubie imbécile.

Ils n’avancent pas seuls

Ces enseignants et les éditions Hatier sont assurés du soutien enthousiaste de Marlène Schiappa, secrétaire d’état à l’égalité femmes-hommes.

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a quant à elle déclaré dans le journal le Point : « Comment cette écriture serait-elle compréhensible par des enfants en difficulté d’apprentissage comme les enfants dyslexiques ? ». Une argumentation consternante. Les enfants dyslexiques ? Mais non, madame la Ministre, pas seulement les enfants dyslexiques ! Tous les enfants !

On s’étonnera qu’une femme aussi cultivée ne se soit pas avisée que l’écriture inclusive qu’elle critique si mollement, représente une absurdité unique dans l’histoire de l’humanité. On a connu des parlers, des dialectes, des patois qui ne s’écrivaient pas. Mais jamais, ô grand jamais on n’a vu une écriture qui ne se parle pas. Essayez de parler « inclusif » pour voir !

L’Académie Française est avec nous !

Fort heureusement, L’Académie française a dit, dans un texte où chaque mot a été pesé, ce qu’il fallait dire sur ce qu’elle appelle un « danger mortel ».

« Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. (…) Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. »

Voilà où nous en sommes.

Comme le résume Madame Hélène Carrère : « Cette écriture prend en otage les écoliers pour transformer notre langue à des fins idéologiques ! »

Agissons ensemble, dès maintenant !

Face à cette attaque — frontale et explicite ! — nous devons réagir tout de suite, pour le bien de nos enfants et petits-enfants.

Vous et moi, et tous les membres de SOS Éducation devons absolument mettre toute notre énergie dans ce combat.

C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui cette grande pétition nationale : « Non à l’écriture inclusive ! ».

Je vous invite à signer cette pétition dès maintenant en cliquant ici :

OUI, JE M’ENGAGE CONTRE L’ÉCRITURE INCLUSIVE >>>
Je sais que le ministre actuel est de notre côté. Il a même pris position contre cette initiative. Mais vous savez bien qu’il ne pourra pas faire grand-chose s’il n’est pas soutenu par un large mouvement populaire. Les promoteurs de la destruction de notre langue sont en effet très actifs et bien organisés. Ils sont présents au sein de l’Éducation nationale, dans les académies, chez les grands éditeurs, à la Mairie de Paris… et tentent de répandre leur lubie pseudo-féministe auprès du plus grand nombre.

Alors, signez cette pétition, et partagez-là à l’ensemble de vos contacts pour garantir la réussite de cette action.

Votre signature est très importante pour nous permettre de soutenir la position du Ministre Jean-Michel Blanquer, et de définitivement bannir l’écriture inclusive dans les écoles.

Par avance, un grand merci de votre soutien et de votre action pour nos jeunes.

Claire Polin
Claire Polin,
Présidente de SOS Éducation*
*SOS Éducation est une association loi de 1901 qui réunit des parents et des professeurs pour sauver l’école publique.
 

PS. Lorsque vous aurez signé cette pétition, n’oubliez pas de la diffuser largement autour de vous.
Nous devons nous rassembler. Nous devons être unis, pour protéger notre langue et notre culture.
Merci pour votre engagement.

L’état en faillite parmi les plus riches du monde

Vu le 11 juillet 2017 sur le site newsmonkey.be :

Après le New York Times, c’est au tour du Washington Post d’épingler la Belgique et son clientélisme.

La crise politique que vit le pays , et singulièrement le monde politique francophone, a largement dépassé nos frontières.

Il y a quelques semaines, c’est le New York Times qui décrivait la Belgique comme étant « l’Etat en faillite le plus riche au monde ».

Le Washington Post vient en remettre une couche et compare notre système politique à ce qui se passe en Afrique. Bref, encore un bon coup de pub pour le pays du surréalisme.

Les scandales Publifin, du Samu Social et du Kazakhgate ont dépassé nos frontières. Le 13 juin dernier, le New York Times épinglait la démission d’Yvan Mayeur et « la complexité de gouverner en Belgique ».

C’est maintenant au tour du Washington Post de s’interroger sur nos institutions et nos dirigeants, dans des propos repérés par “La Libre”.

Le journaliste se demande d’abord comment un pays de 11 millions d’habitants peut compter autant d’élus ? « La Belgique compte 11 millions d’habitants mais est gouvernée par six gouvernements et six parlements. »

Très vite, l’auteur s’attarde sur le cas particulier de Bruxelles : « Bruxelles est encore plus complexe. Elle a un gouvernement, un parlement, 19 assemblées de communes indépendantes, six zones de police distinctes et 33 sociétés de logement. Au total, avec une population d’un million d’habitants, Bruxelles compte plus de ministres, bourgmestres et conseillers communaux, que Berlin et Paris réunis. » Et encore, ils ont oublié des institutions comme la Cocof (Commission communautaire française), la Cocon (flamande) ou la Cocom (commune).

Utiliser le désordre pour mieux régner

Une telle complexité favoriserait le clientélisme du fait de la multiplication des structures et des zones d’ombre. Une complexité qui empêcherait qu’un contrôle efficace se fasse et qui profiterait à nos dirigeants.

L’auteur se base pour cela sur un ouvrage en sciences politiques qui date des années 90. Le titre de cet ouvrage est éloquent: « l’Afrique est partie : du désordre comme instrument politique ».

Oui, le Washington Post est en train de comparer notre régime politique à ce qui se faisait en Afrique. Selon les deux auteurs de l’étude, Patrick Chabal et Jean-Pascal Daloz, ces systèmes politiques complexes qui multiplient les couches de pouvoir permettaient aux leaders africains d’utiliser le désordre pour mieux régner. Ces « grands hommes » étaient capables de s’attacher leur électorat en accumulant et redistribuant les ressources, le clientélisme et les contrats.

Opportunités et clientélisme

 A nouveau, c’est le cas de Bruxelles qui est mis en avant: « Les services publics de Bruxelles sont assurés par près de 200 agences qui emploient un personnel pléthorique. Pour le public, cela crée une masse opaque dans laquelle il est très difficile de se retrouver. Mais pour les “insiders”, autrement dit les partis politiques au pouvoir, cela signifie qu’il y a un énorme réservoir de jobs à distribuer. Bruxelles est donc une excellente opportunité pour le clientélisme et pour l’enrichissement personnel. »

Bref, « dans la politique du désordre, le pouvoir donne accès à un grand réservoir de ressources qui permet de développer un large réseau de clientèle. » Ça fait mal mais c’est pourtant exactement ce qu’on est en train de vivre ici.

Mais qui est donc ce monsieur ?

Notre ami Valmy a consulté Wikipédia pour découvrir qui est Bruno Yammine.

Yammine est actif dans le « Mouvement Belge » qui participe au rétablissement de l’État unitaire d’avant la première réforme d’état de 1970, qui est considérée par Yammine comme illégale en raison de sa création inconstitutionnelle (?), Yammine est souvent critique à l’égard des organisations (con)fédéralistes modérées tels que l’Association B Plus dont il fit partie en 2001. En 2002, il fonde le parti politique Belgische Unie – Union Belge (BUB). Il fut candidat pour le BUB en 2003 lors des élections législatives dans l’arrondissement de Louvain et en 2004 pour les élections régionales en Flandre. Il a reçu 245 votes en 2003 et 643 votes en 2004. En 2004, son parti a demandé (mais il ne le fit pas personnellement) au Prince Laurent à se présenter comme tête de liste aux élections sur la liste dans le Brabant flamand. Le Prince remercia amicalement. Yaminne est un unitariste belge, membre du département d’étude du BUB.

Cette mise au point est extraite de Wikipédia. Toute la biographie de ce personnage « surréaliste » peut se lire sur le site précité. Comment peut-il énoncer de telles « énormités » historiques, à la Pirenne et à la Godefroid Kurth, alors que la « Geschiedenis van Vlaanderen » réfute ce genre d’assertions avec fracas. Cela dit, s’il plaît à Monsieur Yammine de chercher ses ancêtres du côté des iguanodons de Bernissart, cela ne dérange personne mais qu’il ne nous entraîne pas dans les profondeurs de ses délires. Ouf ! Voilà un non-événement passé…

Valmy

L’eau en Wallonie : abondante, gaspillée et trop chère

 Combien de fois n’avez-vous pas entendu dire autour de vous : « mais pourquoi ne fait-on pas payer à la Flandre le juste prix pour l’eau que nous lui fournissons gratuitement ? »

Il est vrai que « l’or transparent » wallon est une pépite que nous offrons sans contrepartie à nos voisins du nord.

Imaginez l’inverse. La Flandre aurait-elle la générosité d’offrir à ses meilleurs clients que sont les Wallons une telle manne ?

Ajoutons que je trouve complètement immoral que l’État perçoive une taxe de 6 % sur un don de la nature essentiel à la vie de chaque humain. 

Le propos de Laurent Minguet n’est bien sûr pas là car il s’agit de sujets tabous, mais son analyse sur le prix de l’eau mérite la réflexion. Combien de foyers ne seraient-ils heureux de voir leur facture d’eau diminuer de plusieurs centaines d’€ par an ? 

Saumane

Lu sur le site du Vif le 10 octobre 2017 :

Une opinion de Laurent Minguet, Ingénieur physicien

En Wallonie, les instances communales et régionale – en plein conflit d’intérêts – refusent systématiquement d’octroyer un permis pour capter l’eau du sol et la consommer localement. Cela pour préserver le monopole des intercommunales et autres sociétés publiques, où gaspillages d’eau et d’argent gonflent inutilement la facture des ménages.

Chaque Wallon consomme en moyenne 93,6 litres d’eau par jour dont près de la moitié rien que pour les chasses des WC.

Le débit moyen annuel de la Meuse, qui draine la plupart des pluies wallonnes, est de 237,6 m3 par seconde à Lanaye, soit la consommation de 167 millions de personnes. Environ 2 % de l’eau de la Meuse suffiraient à alimenter toute la Wallonie.

L’eau n’est pas rare en Wallonie. En réalisant des forages à quelques dizaines de mètres de profondeur, on peut capter de l’eau à peu près partout et certainement dans la plaine alluviale qui communique directement avec son cours d’eau.

20% d’eau potable perdus à cause des fuites du réseau

Comme dans de nombreux pays disposant de gisements d’eau naturellement potable, il suffit de la prélever au moyen de forages, de la transporter et de la distribuer aux abonnés, moyennant un traitement préalable qui se limite souvent à ajouter un peu de chlore. Sur la facture du consommateur, le prix de l’eau est constitué du CVD – coût vérité de distribution – et du CVA – coût vérité de l’assainissement. En effet, on fait payer le coût de l’assainissement au consommateur proportionnellement à sa consommation d’eau.

Le transport et la distribution de l’eau sur de grandes distances complique la gestion de l’étanchéité du réseau. En Wallonie, on perd 20 % d’eau potable dans le sol à cause des fuites du réseau. C’est pire en France (22 %)*, mais la situation est bien meilleure en Allemagne (7 %).

Disparité européenne : que nous cache-t-on ?

Le coût de la distribution et de l’assainissement de l’eau devrait être plus élevé dans les pays où la main-d’oeuvre est plus chère, comme la Scandinavie, ainsi que dans les pays à faible densité d’habitants puisqu’il faut une infrastructure plus lourde par habitant pour distribuer l’eau.

En fait, il n’en est rien si l’on en juge par une étude comparative commanditée en 2008 par la Fédération française des entreprises de l’eau. Le prix moyen de l’eau en Italie était de 0,84 €/m3 malgré une densité de population près de deux fois inférieure à la Belgique où le prix était de 3,49 €/m3. Le prix en Suède était de 2,45 €/m3 alors que les salaires y sont plus élevés qu’en Belgique et la densité de population 18 fois plus basse que chez nous. On peut d’ailleurs se demander pourquoi le coût vérité de la distribution et de l’assainissement varie autant d’un pays à l’autre. Nous cacherait-on la « vraie » vérité?

À la CILE, un travailleur coûte trois fois plus cher que dans le privé

Pour en avoir une idée, il est instructif d’étudier le bilan de la Compagnie intercommunale liégeoise des eaux (CILE) qui fournit 37 millions de m3 à 255.000 compteurs au prix de 3 €/m3 (hors coût d’assainissement). Le travailleur de la CILE coûte en moyenne 74.000 €/an alors que seulement 20 % du personnel a un diplôme d’études supérieures, ce qui équivaut à un salaire brut mensuel de 3.900 €.

Curieusement, le travailleur ne preste en moyenne que 1.272 heures par an, moins d’un trois-quarts temps. L’heure prestée coûte donc 58 € en moyenne ce qui est trois fois plus cher que le coût de base d’un travailleur. Aucune explication sur ce coût astronomique ne figure dans les 100 pages du rapport annuel de la CILE avalisé par une bonne trentaine d’administrateurs politiques. Or si le coût de la main-d’oeuvre se limitait à 30 €/heure, les abonnés de la CILE économiseraient déjà quelque 14 millions d’euros par an, soit 55 € par compteur liégeois.

Un meilleur modèle économique : produire et traiter localement

La technique de l’osmose inverse permet de transformer n’importe quelle eau, même fortement polluée, en eau pure.

Elle consiste à pressuriser l’eau au travers d’une membrane dont les pores font 0,1 nanomètre. Ils ne laissent passer que les molécules d’eau et pas les polluants ou les gros ions comme ceux du sel. L’osmose inverse permet par exemple aux Émirats Arabes Unis d’alimenter en eau potable des millions de personnes en dessalant l’eau de mer.

Mais cette technique a un coût plus élevé que de pomper de l’eau potable dans une nappe aquifère. L’investissement pour une installation de traitement fondée sur l’osmose inverse est de l’ordre de 2.000 € pour une capacité de 1 m3/h, auquel il faut ajouter le remplacement des filtres et des membranes ainsi que l’énergie pour pressuriser l’eau. Cela coûte environ 0,5 € pour obtenir 1 m3 d’eau purifiée.

Pour la centaine de litres quotidiens de la consommation humaine, le coût de l’osmose inverse n’est que de 0,05 € par jour ou 18 € par an. Une goutte d’eau dans le budget familial.

À un niveau local (quelques bâtiments ou quelques dizaines de logements), il revient moins cher et plus écologique de rendre la production d’eau autonome. C’est le modèle du « circuit court » de la production alimentaire appliqué à l’eau.

Mode d’emploi du circuit court de l’eau

  • D’abord, il faut une grande citerne commune qui récupère l’eau de pluie des toitures et des voiries. On résout ainsi le problème fréquent de saturation des égouts publics souvent sous-dimensionnés et mal entretenus par des communes qui n’en n’ont cure.
  • Cette eau de citerne, moyennant une décantation et une filtration sommaire à 10 microns, est de qualité suffisante pour les WC, l’arrosage, la machine à laver, soit environ la moitié de la consommation domestique.
  • D’autre part, une partie de cette eau de citerne peut être filtrée par osmose inverse pour obtenir de l’eau sanitaire ultra douce et alimentaire qu’on utilise pour l’hygiène du corps, la cuisine et la boisson.
  • Pour faire face aux périodes sèches, il est nécessaire de disposer d’un petit forage pour alimenter la citerne en cas de besoin. Le débit d’un tel forage pour alimenter 100 personnes en cas de sécheresse est de 400 litres par heure, moindre que le débit d’un robinet de baignoire. Ce flux n’a pas d’incidence sur les forages voisins même si l’ensemble de la population y avait recours.

Le coût moyen de l’eau via un tel système de production locale, par récupération de l’eau de pluie et par captage, varie entre 1 € et 2 € par mètre cube, compte tenu de l’amortissement et de l’entretien du forage, des citernes, des filtres, de l’osmoseur, etc. Il est donc en moyenne deux fois moindre que le fameux « coût vérité » de distribution des sociétés publiques en Belgique. Il devrait être encouragé pour les nouveaux lotissements mais pourrait aussi être réalisé entre plusieurs habitations existantes.

Quels risques de produire localement ?

On pourrait s’inquiéter qu’un tel système, assez sophistiqué, ne puisse pas fournir en permanence une eau de qualité. Pour répondre à cette inquiétude, la gestion de ces équipements serait contrôlée régulièrement par des organismes publics ou privés, à l’instar des ascenseurs, de la protection contre l’incendie ou des véhicules motorisés. Cela créerait de l’emploi. Mais au coût autorégulé par la concurrence.

En ce qui concerne les risques de pénurie, sur les forages centralisés par les intercommunales, ils viennent du fait qu’on y concentre des débits énormes au point de diminuer le niveau des aquifères en période de sécheresse quand on remplit les piscines et qu’on arrose les jardins. Si de petits forages étaient répartis sur le territoire, ils ne feraient que capter une fraction du cycle de l’eau en valorisant les précipitations plutôt que de les envoyer à l’égout.

Un modèle juridique contourné par les communes

Ce modèle local, qui optimise le cycle naturel de l’eau et le coût d’une eau appropriée aux besoins, doit pouvoir se développer en marge du système centralisé. Le Code wallon de l’eau prévoit d’ailleurs l’existence de compagnies publiques et privées de production et distribution d’eau. Il est donc tout à fait légal de demander à réaliser un forage et de vendre de l’eau en respectant les critères de qualité, peu importe la technique pour y parvenir.

Contrairement aux régions et pays voisins où il est habituel de réaliser son propre forage, les instances communales et régionale en Wallonie – en plein conflit d’intérêts – refusent systématiquement d’octroyer le permis sous des motifs fallacieux, afin de préserver un monopole de fait des sociétés publiques de gestion de l’eau. Au moins devrait-il être permis de confronter le modèle de production locale à la gestion centralisée, ne fût-ce que pour entretenir une saine concurrence au niveau du prix de l’eau.

Conclusion : nous payons trop cher de l’eau « réquisitionnée »

Avec une consommation moyenne d’environ 100 m3 par an par compteur, un abonné paye aujourd’hui plus de 500 € par an. Avec le système de production locale, il pourrait économiser de 100 € à 200 € par an et bénéficier d’une eau plus pure et plus douce que l’eau de distribution actuelle. Le pouvoir public impose actuellement un monopole en réquisitionnant l’eau au profit des intercommunales. Pourtant, il est légitime de chercher à satisfaire ses besoins d’eau de manière durable et plus économique. L’eau, comme l’air, appartient à tous. Chacun doit pouvoir en disposer tant qu’il ne prive pas autrui de cette ressource.

L’eau osmosée est parfaite, le reste n’est que légende

L’eau ainsi purifiée par osmose inverse ne contient plus de germes pathogènes, de calcaire, de chlore, de métaux lourds, de résidus de pesticides, et surtout de nitrates, qu’on trouve parfois dans l’eau de distribution, à des concentrations qui la rendent impropre à la consommation des nourrissons et femmes enceintes. Quand l’eau de distribution est trop dure, il est nécessaire de la retraiter avec un adoucisseur qui échange les ions calcaire contre du sodium ce qui lui donne un gout salé. Mais ne pas le faire endommage rapidement les chauffe-eau, lave-vaisselle, machine à laver, etc., et peut irriter la peau et les yeux.

Une légende urbaine prétend qu’il est mauvais pour la santé de consommer de l’eau osmosée car sa pureté parfaite, donc l’absence de sels minéraux, ferait gonfler les cellules d’eau salée du corps humain au point qu’elles explosent. C’est évidemment faux. Quiconque est resté quelques minutes dans un bain d’eau douce connaît le phénomène qui enfle les tissus des doigts. Tout revient à la normale dès la sortie du bain.

(*) Ce chiffre de 22 % est à relativiser et à mettre en relation avec  l’étendue du territoire et le nombre de km des réseaux tantôt géré par les communes ou intercommunalités ou métropoles, tantôt par des sociétés privées de taille fort différentes. A noter aussi  que la France permet de puiser l’eau du sol pour une consommation locale non marchande. Là où je vivais, je jouissais d’une eau parfaitement potable pompée dans le puits du jardin pour tous mes usages quotidiens. (Saumane)

 Le pacte d’excellence ne convainc pas

M. Jules Jasselette,  Echevin honoraire de l’enseignement communal liégeois, nous envoie une lettre écrite par deux enseignantes qui se posent pas mal de questions quant au pacte d’excellence. Avec beaucoup de pertinence, elles interrogent ce pacte.

Cette lettre a été signée par Sylvie et Sophie Hendrickx, professeurs de néerlandais dans le premier degré du secondaire. Elle a été publiée sur le site du journal Le Soir le 31 janvier 2017. 

«Nous avons l’impression d’être sur un paquebot qui coule»

Cher Pacte pour un enseignement d’excellence,

Voilà plusieurs mois que tu fais partie de nos discussions journalières avec nos collègues, nos amis, notre famille. Parfois, tu hantes nos nuits.

Tu as gagné le centre de nos conversations car ton contenu nous inquiète beaucoup. Certains de tes passages nous font même peurNous avons peur pour nos futurs élèves, peur pour « nous », peur pour notre profession, peur pour notre Enseignement.

T’es-tu rendu dans les écoles pour analyser les effets du passage automatique de première en deuxième secondaire ? As-tu rencontré tous ces élèves en « décrochage » ? As-tu pu faire comprendre à tous ces élèves de première qu’il était important d’étudier et de fournir un travail rigoureux même s’ils passent d’office en deuxième (peu importent leurs résultats) ? As-tu pu motiver ces élèves de deuxième – qui, souvent, n’ont pas acquis les compétences de fin de première – et leur expliquer qu’ils doivent se mettre sérieusement au travail et ne pas attendre les épreuves du CE1D en fin d’année (car « il n’y a que ça qui compte ») ?

As-tu passé du temps avec les élèves du différencié ? Tu sais, ces élèves qui ont besoin de travailler « d’autres choses » et différemment. Ce sont des élèves qui évoluent et s’épanouissent dans ces petites classes avec un encadrement différencié.

As-tu eu un moment de partage avec tous ces élèves qui ont, parfois depuis la première secondaire, un « projet » ? Ces élèves qui sont souvent bloqués trois ans dans le premier degré, ne demandent pas grand-chose : ils demandent qu’on les aide à peaufiner leur projet mais – surtout – ils demandent à ne pas perdre un an supplémentaire dans le degré. As-tu entendu leurs demandes ?

Tous ces élèves dont nous t’avons parlé ci-dessus, que vont-ils devenir dans le Tronc Commun ? Il paraît que nous devons espérer que les moyens supplémentaires mis en maternelle et en primaire nous apporteront, dans le secondaire, des élèves avec bien moins de difficultés qu’actuellement. Ces élèves auront intégré, dès leur plus jeune âge, qu’ils doivent travailler et fournir des efforts même si « cela ne compte pas pour des points ». Y crois-tu vraiment ? Nous en doutons fortement… Nous avons bien compris qu’il fallait diminuer le nombre de redoublement dans l’enseignement de la Communauté française. L’objectif est, entre autres, d’atteindre le pourcentage de redoublement de la Communauté flamande. Nous allons atteindre cet objectif grâce à un passage automatique de la première maternelle à la troisième secondaire. Devrons-nous en être fiers ?

Que devons-nous penser de la fusion du technique de qualification et du professionnel ? Les élèves dans ces deux filières ont des profils et des projets tout à fait différents. La fusion de ces filières, est-elle vraiment la seule manière que tu as pu imaginer pour revaloriser l’image de celles-ci ?

Le vase est plein

Dans une école, il n’y a pas que les élèves. Il y a également les professeurs, les éducateurs, le personnel administratif, la direction… As-tu pensé à toutes ces personnes à qui on impose, depuis plusieurs années, de nouveaux décrets ? Te rends-tu compte à quel point cela engendre du travail supplémentaire, de la pression, du stress… ? Te rends-tu compte comme nos conditions de travail se sont compliquées ces dernières années ? Plusieurs de tes mesures risquent d’accentuer davantage toutes les difficultés auxquelles nous devons faire face aujourd’hui. Le vase est plein, nous te supplions de ne pas le faire déborder.

Pour l’enseignement maternel, tu annonces l’engagement de 1.100 enseignants, puéricultrices, psychomotriciens. Ces 1.100 personnes vont-elles toutes se retrouver dans les classes et les écoles existantes afin d’améliorer la gestion et le travail ? Ou ce chiffre inclut-il toutes les personnes qui devront être engagées pour faire face au manque de place dans les écoles et accueillir les futurs élèves ? D’ailleurs, sais-tu où en est la CF dans la création de ces nouvelles écoles et de ces nouvelles classes (nous parlons des « vraies » classes, pas des pavillons mobiles) ?

« Comme tout le monde » ? Chiche…

Dans le secondaire, tu prévois pas mal de changements pour les enseignants. Tu redéfinis le temps de travail et les tâches. Lors d’une assemblée, nous avons appris que tu tiens à quantifier nos heures de travail afin de t’assurer que nous prestons bien 38 heures par semaine (« comme tout le monde »). Ne t’inquiète pas, avec le travail que nous fournissons, nous arrivons déjà à nos 38 heures par semaine et, régulièrement, nous les dépassons. Que va-t-on faire, dès lors, de ce travail supplémentaire que l’on devrait effectuer ? Serions-nous payés pour les heures supplémentaires ? Ou nous permettrais-tu de pointer ? Ainsi, on s’arrêterait tous à nos 38 heures et cela éviterait tout problème de paiement d’heures supplémentaires ou de récupération. Dans le cas où l’on ferait « comme tout le monde », nous supposons que tu prévois de nous fournir un lieu de travail correct ainsi que notre matériel de travail (matériel de bureau, ordinateur, connexion internet, imprimante, cartouches d’encre, feuilles, manuels scolaires). Mais cela, nous n’en doutons pas. Peut-être aurait-on même droit « comme tout le monde » à certains avantages tels que des chèques-repas, des écochèques, une assurance hospitalisation, une assurance groupe… ?

Tu redéfinis également l’évaluation. Nous serons désormais évalués, en équipe, par la direction ou par un collègue « expérimenté ». Avec la charge de travail croissante qui s’impose aux directions, nous imaginons que beaucoup d’équipes seront évaluées par un collègue « expérimenté ». Tu comprendras aisément que nous craignons un changement d’ambiance et de relations dans nos équipes. Est-ce normal d’être évalué par un collègue ? As-tu épluché des études fiables qui montrent des effets positifs de telles évaluations ? Pourrais-tu nous rassurer en nous répondant par la positive et en nous communiquant ces études ?

Une ASBL regroupant de nombreux professeurs de la CF postait le 4 janvier 2017 :

 « Concernant le Pacte d’excellence, il n’y a fort objectivement aucun risque à le tenter et l’appuyer. »

 « On ne peut pas dire, qu’avec ce Pacte, ‘On va niveler par le bas et ce sera pire’. Au fond du fond, on y est déjà. Et faire pire que ça, ce sera quand même compliqué. »

« Et on verra dans dix ou quinze ans. L’histoire jugera. »

Un Pacte à lire en intégralité

Pour notre part, nous avons l’impression d’être sur un paquebot qui coule depuis quelque temps. Selon nous, ce paquebot n’a pas encore, même s’il en est dangereusement proche, touché le fond. Nous ne souhaitons pas être fatalistes. Nous souhaitons faire part de nos plus grandes inquiétudes te concernant, cher Pacte, afin que les élèves, les parents, le personnel des écoles… te lisent. Ceci leur permettra de se rendre compte de l’ampleur des impacts qu’auraient certaines de tes mesures. Nous espérons que toutes ces personnes prendront le temps, comme nous et comme beaucoup d’autres, de te faire part de leurs ressentis (positifs et négatifs).

Nous espérons réellement que tu tiennes compte de tous les retours et avis qui te concernent et pas uniquement des « synthèses » (rapports) qui te sont remis. C’est comme toi, il vaut mieux te lire en entier que ton résumé.

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