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Que Charles Michel ne se trompe pas de cible

Par Jules Gheude

Alors que le choix du gouvernement belge concernant le remplacement des F16 devrait tomber prochainement, Claude-France Arnould, l’ambassadrice de France à Bruxelles, a tenu à s’exprimer dans le journal flamand « De Standaard ». Selon elle, si l’option devait se porter sur le F 35 américain, il est clair que la Belgique ne pourrait pas collaborer au projet du nouvel avion de combat franco-allemand : Si l’on pense qu’il est possible d’acheter le F35 tout en développant le SCAF (Système de Combat Aérien futur), je dois souligner que cette idée relève d’un malentendu.

Cette déclaration a déplu au Premier ministre Charles Michel, qui y voit une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures belges et qui a chargé son conseiller diplomatique de rappeler l’ambassadrice à l’ordre.

Il est clair que cette situation est de nature à détériorer nos relations avec la France. Ceci alors que les commentaires peu amènes des supporters des Diables Rouges à l’égard de la France ne cessent de se répandre après la victoire des Bleus en Coupe du Monde.

Dans ce délicat dossier du remplacement de nos avions de chasse, seuls l’Eurofighter britannique et le F 35 américain restent officiellement en lice, la proposition française du Rafale ayant été faite en dehors de la procédure de l’appel d’offres. Ce qui ne signifie nullement qu’elle ne peut être prise en considération. Mais la N-VA a clairement fait savoir qu’elle ne voulait pas la soutenir.

Alors que le Royaume-Uni s’est prononcé pour le Brexit et que le président américain Donald Trump n’est pas enclin à faire le moindre cadeau à l’Union européenne, le choix du Rafale ne devrait-il pas tout naturellement s’imposer ? D’autant que, comme l’a rappelé l’ancien patron de la base de Florennes, le colonel Luc Gennart : « Notre coopération avec les armées françaises est depuis plus de deux décennies parmi les plus intenses que nous puissions avoir avec des partenaires européens. Le groupe Dassault Aviation est déjà fortement implanté en Belgique depuis plus de 50 ans dans un réseau de 800 entreprises partenaires. »

Dans moins d’un an se tiendront chez nous des élections législatives qui pourraient bien déboucher sur l’impossibilité de constituer un gouvernement. En cas d’implosion du pays, les Wallons se trouveraient dans une situation budgétaire intenable, qui engendrerait une baisse sensible des prestations sociales. Le seul pays sur lequel ils pourraient alors compter serait la France, dont ils n’ont été écartés que par les hasards de l’Histoire. Souvenons-nous des propos tenus par le général de Gaulle à son ministre Alain Peyrefitte, en 1967 : « Les Wallons retrouveraient au sein de la France la fierté d’appartenir à une grande nation, la fierté de leur langue et de leur culture, le goût de participer aux grandes affaires du monde et de se battre pour de grandes causes humaines. Toutes ces choses qu’ils ont perdues dans leur association contre nature, imposée par les Anglais, avec les Flamands qui ne les aiment pas et qu’ils n’aiment plus. »

Que Charles Michel ne se trompe surtout pas de cible et qu’il n’oublie pas ce qu’avaient déclaré naguère François Perin et Jean Gol ! Jean Gol dont le Centre d’études du MR porte d’ailleurs le nom…

La honte

Adrien LHOMME réagit de la façon suivante à un article publié par l’Union des Français du Monde. (Plus bas, nous reprenons l’article en question.)

Je suis wallon et fier de l’être. Je suis donc francophone et fier de l’être aussi.

Je ne regarde jamais les matchs de football, sauf lors des grandes compétitions. J’aime voir jouer les artistes du ballon rond et les combinaisons qu’ils imaginent. J’ai aimé les matchs joués par la Belgique, par la France et j’ai admiré les deux équipes en demi-finale.

Depuis lors, tout a basculé. Mon épouse étant française, il ne se passe pas un jour sans que nous constations, à Bruxelles, une inexplicable animosité envers la France et les Français.

Aujourd’hui, je me demande s’ils n’ont pas raison ceux qui, depuis plus d’un siècle, fustigent une propagande médiatique, sournoise et subliminale anti-wallonne et anti-française.

J’ai honte de cette Belgique qui n’ose même plus s’appeler par son nom puisque nous sommes désormais « the Belgium », pays habité par des « Belgians ».

Que mes frères français sachent que la Wallonie, dans sa grande majorité, aime la France. Certains mêmes rêvent d’appartenir à l’Hexagone. 

Adrien Lhomme, le 19 juillet 2018

L’article publié par l’Union des Français du Monde :

Les Belges francophones regardent TF1, sont clients de la BNP et de Carrefour, partent en vacances dans le sud, connaissent mieux les tribulations de nombreux politiques français que nos compatriotes, et pourtant, quand il s’agit d’un match entre les bleus et les diables rouges, la vieille rivalité reprend le dessus !

C’est toute l’amitié franco-belge qui est mise à mal. Guillermo Guiz, humoriste et chroniqueur belge bien connu des Français, dans le quotidien belge Le Soir, jette un pavé dans la mare dès le 30 juin : « Samedi [pour le match France – Argentine NDLR], sur le coup de 16h, on sera tous derrière nos postes avec des pensées impures. Des pensées sales, un peu viles, un peu mesquines, un peu nazes, mais TELLEMENT plus fortes que nous, plus fortes que moi. Parce que sur le terrain, face à l’Argentine, il y aura la France.

Et le Belge moyen, celui  dont le père, reporter de guerre, a été torturé à l’éponge électrique dans les geôles de Videla, le Belge moyen, dont la femme s’est brisé une rotule, sa préférée en plus, avec incapacité de travail permanente et divorce à la clé, tout ça parce qu’elle était ‘à fond dans le tango, tu vois ?’, eh bien même lui, même le Belge moyen, il tuerait, samedi, à 16h, pour que la Grande voisine se fasse démonter par l’Argentine. »

La compétition continuant, c’est le choc tant attendu, et redouté, qui est apparu avec un France – Belgique historique au stade de Saint-Pétersbourg mardi 10 juillet.

Les Français de Belgique, si habitués à subir des quolibets sur leur supposée arrogance ont été servis : la Belgique, forte d’une équipe historiquement excellente, était sûre de gagner ce derby, le sien, celui contre le seul adversaire qu’elle souhaitait réellement battre : l’Hexagone. Ce fut pourtant la défaite, et les insultes ont fusé, sur les réseaux sociaux, dans la presse, dans la rue. Match forcément truqué, joueurs français indignes de ce sport, que n’a-t-on pas entendu ?!

Plus grave, mardi 10 juillet, après la qualification historique de la France pour la finale de la coupe du monde, des escarmouches se sont d’ailleurs déroulées dans le centre de Bruxelles et 7 véhicules immatriculés en France ont été incendiés dans les rues de Mouscron dans la province du Hainaut.

Nous sommes plus de  60.000 dans les communes bruxelloises et entre  250.000 et 350.000 dans le pays.  Nous partageons avec nos hôtes une langue et dans une large mesure une culture commune.  Beaucoup d’incompréhension pourtant parmi les Français de Belgique face à cette hostilité irrationnelle de nos cousins.

Pourquoi une telle rivalité alors ? Philippe Geluck, célébrissime dessinateur belge très présent en France s’en est désolé sur les ondes de BFMTV. Il est un bel exemple de l’amitié franco-belge. Il y en a d’autres : Charline Vanhoenacker qui fait marrer la France chaque matin, Stromae qui remplit des salles entières, Tintin qui fait partie du patrimoine mondial de la francophonie. La France, fière de la diffusion de la culture francophone partout dans le monde est pourtant un merveilleux ambassadeur de cette belgitude francophone si spécifique et attachante que le monde aime.

« Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres » disait le Général de Gaulle. Les Français de Belgique aiment leur pays d’origine et leur pays d’adoption, et souhaitent le meilleur parcours possible aux deux équipes pour la petite et la grande finale. Il n’y a pas de rivalité, seulement de la fraternité.

Et parce que nous sommes des patriotes et non des nationalistes, nous disons haut et fort : vive le Sport. Vive les Bleus. Vive la France, et Vive l’amitié Franco-Belge.

François Lestanguet, le 11 Juillet 2018

France-Belgique

Par Georges Régibeau

La tension monte. On y est. Ce n’est qu’un match de football, évidemment, mais on se souviendra longtemps de celui-là. Parce qu’on est en demi-finale de la coupe du monde. Parce que les deux équipes sont de force égale et que le vainqueur sera favori pour la finale. Parce que c’est la France et la Belgique.

On ne va pas retenir sa joie. Cinquante ans après mai 68, tant mieux si l’humeur est à la fête, il serait malvenu de disserter sur la société du spectacle. On s’abandonne volontiers à ce climat de liesse populaire qui transcende actuellement le quotidien des Belges et des Français. De l’émotion, du rêve à tous les rayons du supermarché. Bien sûr, à cet essaim de consommateurs plus ou moins vissés à leur bière autant qu’à leur télévision, dont nous faisons partie, on peut souhaiter de vivre un bonheur plus authentique et plus intime, moins volatile, que cette excitation qui pousserait les foules à l’orgasme en cas de victoire finale. Mais on s’en fout, ce qui nous transporte est forcément nourri de fantasmes, on ne s’embarrasse pas de subtilité, on se la joue à l’instinct, on s’identifie à des joueurs surpayés, dont les succès seront les nôtres, et peut-être a-t-on raison.

Cela dit, vu de Belgique, les Français ne sont pas des adversaires comme les autres. Pour des Wallons naturellement tournés vers la France, cela tient de l’évidence. Mais une telle proximité génère des sentiments complexes, comme il peut y en avoir au sein d’une même fratrie, en particulier chez le « petit » frère, et quand l’ignorance et la mauvaise foi s’en mêlent, cela peut donner l’impression qu’il y a un contentieux à régler, une revanche à prendre, et cela nous agace.

Il faut faire la part des choses, évidemment. Dans le contexte du football, on pourrait s’attendre à pire. Il y a des rivalités qui sentent la poudre. Pour avoir « liké » un tifo de l’Olympique de Marseille, Thomas Meunier n’était pas loin de se faire lyncher par les ultras du PSG, ceux-là même qui, voici dix ans, se sont distingués par une banderole scandaleuse à l’adresse des supporters de Lens : « pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenues chez les Ch’ti ». Notons que cette banderole a provoqué une réaction forte en France. Rien de comparable en « Jupiler league », où des supporters flamands se plaisent à chanter « les Wallons c’est du caca ».

Passons. Pour les Flamands, nous sommes à la veille du 11 juillet, date anniversaire de la bataille des Eperons d’Or, qui a vu la puissante armée du roi de France tomber sous les coups des milices communales venues de Bruges. Un succès qui n’a pas changé le cours de l’histoire, mais tout un symbole, que l’historiographie nationale s’est approprié pour le faire entrer dans la tête des « p’tits Belges », afin d’y faire exister ce pays qui, depuis, a bien dû abandonner cette référence historique au nationalisme flamand, tellement plus en phase avec le récit qu’en a donné Henri Conscience au milieu du XIXe siècle.  

Mais passons, passons. Côté français, c’est plutôt de la conscience de Thierry Henry qu’il est question aujourd’hui, puisqu’il a mis son expérience au service des Diables rouges. Honnêtement, on ne sait pas comment il vivra ce match, mais il nous plaît de relever l’attachement des joueurs wallons à l’équipe de France. Thierry Henry, c’était l’idole du jeune Axel Witsel, ce Liégeois qui, par son père, est d’origine franco-martiniquaise et compte à présent près de cent sélections sous le maillot des Diables rouges. Quant à l’étoile Eden Hazard et son frère Thorgan, formés à Lille et à Lens, c’est avec la vareuse de l’équipe de France et le numéro 10 de Zidane qu’ils rêvaient de gloire en étant gosses. Avec Thomas Meunier, le sociétaire du PSG qui aime tant communiquer dans les médias français, c’est un peu différent. Il défend la Belgique à la façon d’un Benoît Poelvoorde mais il vient du club de Virton, où l’on célèbre les victoires en chantant la Marseillaise, et même s’il a joué plusieurs années au « Jan Breydelstadion » de Bruges, son idole était Michel Platini et pas Jan Breydel, le héros flamand du 11 juillet 1302. Reste Nacer Chadli, qui a grandi avec Witsel; né à Liège, lui aussi, il a la double nationalité belge et marocaine; on serait surpris d’apprendre que l’équipe de France l’a laissé indifférent.

Mais passons, passons, passons. Ce ne sont que des bavardages pour meubler le temps qui nous sépare du match. Il serait plus intéressant de parler du livre de Philippe Van Parijs, cet intellectuel bruxellois (et non parisien) qui veut absolument sauver la Belgique et suggère, pour cela, d’en faire un pays anglophone. Inutile de revenir sur le football, sur Roberto Martinez (l’Espagnol ou Catalan qui parle anglais) et sur le marketing autour des « Diables rouges » (we are Belgium). Faisons seulement remarquer que l’anglais est largement pratiqué aux Pays-Bas (et dans les pays scandinaves) et que si Van Parijs veut faire oublier la frontière linguistique en nous séparant davantage de la France, les choses se présenteront différemment du côté « Nord ».

Mais passons, car le match va commencer… Il semblerait qu’Obélix soit devenu Obelgix. Quant à Astérix, on ne sait pas où il se cache.

Que penser des Wallons qui vouent un culte à la N-VA ?

Jean-Luc Lefèvre réagit à la dernière carte blanche que Jules Gheude a publiée sur le site du quotidien « Le Soir ».

Bonjour, Jules,

Que la stratégie de B.D.W. soit la seule de nature à faire imploser l’état belge et donc accélérer un éventuel rattachement à la France est une chose, indiscutable, en tolérer sous ce prétexte, comme effets collatéraux, toutes les dérives en termes humanistes (hier, le wallon paresseux et aujourd’hui l’étranger d’origine subsaharienne) en est une autre.

Car la fin ne justifie pas tous les moyens, sauf à s’inscrire dans les pas de Machiavel et, pire encore, ceux de Hobbes. Après tout, que l’état indépendant soit de Flandre ou d’ailleurs, ce sera toujours un Leviathan, une machine à écraser.

Je prétends pour ma part que l’on peut, à la fois, en avoir ras le bol de l’état belge, sous tutelle flamande, en souhaiter la disparition et l’intégration négociée  de la Wallonie à la France sans faire pour autant preuve d’un culte à la N VA et à son président. Pas même d’allégeance car je ne l’ai pas élu.

Cordialement, mais sans concession,

Jean-Luc, Jambes

La Flandre, qui méprise la Wallonie, est allergique à la France!

Lu sur le blogue de Roland Douhard « Le coin de vue »

Bart de Wever, véritable premier ministre belge, passe son temps à humilier Charles Michel !

« L’avion de combat français, Rafale, n’est pas un bon plan. Il n’est pas suffisamment performant pour notre défense. La prolongation des F-16 est exclue également », a indiqué dimanche Bart De Wever: « 3,4 milliards d’euros pour un appareil qui permet de ne rien faire, cela n’a aucun sens », a lâché le président du parti nationaliste flamand, N-VA.

Ce 24 juin, Charles Michel, libéral francophone du MR, en principe premier ministre belge, s’est à nouveau fait humilier par son « allié » nordique de la majorité fédérale, en réalité, nous le voyons chaque jour, véritable détenteur du pouvoir en Belgique. Le pays doit renouveler la flotte de ses avions de combat, les vieux F-16, qui arrivent en bout de piste.

La Flandre, qui s’honore, chaque 11 juillet, de manière tonitruante, d’avoir vaincu, avec de pauvres moyens, les fières troupes françaises du roi Philippe IV, lors de la bataille de Courtrai, dite des éperons d’or, en 1302, n’en a toujours pas fini avec son allergie à la France. Il s’agit en fait d’empêcher tout rapprochement économique, voire culturel entre les Wallons et la France.

Par exemple, de manière tout-à-fait anormale, la Belgique n’a jamais accueilli de Sommet de la Francophonie, alors que Paris, Québec, Beyrouth et bien d’autres capitales africaines ont été choisies pour recevoir cette organisation internationale.

Malgré une offre de coopération industrielle exceptionnelle, qui permettrait aux entreprises belges de l’aéronautique, il est vrai, aussi wallonnes, de participer à la construction du nouvel avion de combat franco-allemand, projet hautement européen, annoncé la semaine dernière par Emmanuel Macron et Angela Merkel, les nationalistes flamands n’en démordent pas.

Pour eux, il faut absolument tuer dans l’oeuf toute tentation française, donc écarter la France et son Rafale, probablement le meilleur avion militaire au monde, la plupart des spécialistes internationaux s’accordent sur ce point. L’Inde (36 appareils), le Qatar (36 appareils), l’Egypte (24 appareils), la Malaisie (18 appareils)  ont choisi le Rafale et l’Arabie saoudite s’apprête à faire de même.

Pour un avion « qui ne sert à rien », faut croire qu’il n’y a que des abrutis dans ces pays pour préférer l’appareil de Dassault. « Nos amis flamands » veulent se tourner résolument vers l’avion américain de Lockheed Martin, le F-35, et signer avec les Etats-Unis, un pays en proie à une poussée nationaliste et isolationniste aiguë. « America first », pour Donald Trump et désormais la Flandre.

L’Europe attendra. Pour la forme, afin de respecter les règles juridiques qui régissent les appels d’offre, Il y a aussi dans la course l’Eurofighter Typhoon, qui n’a aucune chance de séduire Bart de Wever.

Trump, voilà un président américain, qui nous crache littéralement au visage, qui passe son temps à nous faire une guerre économique, à tenter de nous diviser et, pour les beaux yeux de l’Etat flamand, nous devrions rompre la solidarité européenne, tourner le dos au projet plus que jamais nécessaire d’une Europe de la défense ? Non. La Flandre, en voulant imposer aux francophones belges un partenaire déloyal, somme toute, dangereux, aux côtés de ses partis frères europhobes, voire racistes, veut soumettre davantage la Belgique au diktat américain, tout en espérant recueillir pour ses entreprises électroniques des retombées commerciales.

Le F-35 n’est certainement pas meilleur que le Rafale, mais il est plus cher, notamment en coûts d’entretien. Il ne peut être question d’écarter l’offre française, sous prétexte qu’elle est proposée hors appel d’offre, procédure juridique, rappelons-le, à un seul coup qui peut, à tout moment, être abandonnée par le gouvernement fédéral belge.

Le véritable partenariat structurel, industriel et militaire européen qui s’ouvre à la Belgique représente une plus-value pour le pays, ses entreprises et ses travailleurs. Et si la Wallonie, pour une fois, y trouve son compte, où est le problème ?

Tout autre choix serait incompréhensible, si ce n’est son rôle de cheval de Troie américain dans l’enceinte européenne. La Flandre, ivre de son nationalisme, méprisante à l’égard de la Wallonie, fidèle à sa répulsion de la France et alliée des europhobes, n’est pas à une fourberie près.

Roland Douhard, le 24 juin 2018.