Archives pour la catégorie Editorial

Bilan du rail wallon

Qu’en est-il de l’analyse reprise ci-dessous qui date de janvier 2016  ? Où en est le RER wallon ? Où en est la modernisation du rail wallon ?

La SNCB, dirigée par les Flamands roule pour la Flandre en dilapidant le rail wallon, nuisant gravement aux intérêts de la Wallonie.

Et ce, avec la complicité passive des administrateurs wallons de la SNCB et des politiques wallons paralysés par la peur du séparatisme et de la régionalisation de la SNCB.

La seule fois où le gouvernement wallon avait osé critiquer officiellement la SNCB, il a été vite contré par son propre président qui avait mis en garde contre une probable réplique flamande qui entraînerait la régionalisation / scission de la SNCB. 

Profitant de la paralysie des Wallons, les Flamands s’approprient la SNCB, tout à leur profit. Des dizaines de milliards sont investis à Zaventem vlaanderen (diabolo) et à Antwerpen (tunnel Liefkenhoeck). La SNCB investit pour soutenir le trafic marchandises des ports flamands. Elle s’endette pour moderniser les gares et le réseau flamand. Le RER flamand est fini depuis longtemps et, un luxe, il est à 4 voies. Les lignes flamandes sont démultipliées pour relier toutes les villes flamandes via un maillon ferroviaire et modernisées pour être plus rapides. 

Pendant ce temps, où en est le RER wallon ?

La SNCB voit grand dans le projet d’union entre la Flandre et la Hollande, un Grand Pays-Bas néerlandais ferroviaire sur le dos des Wallons.

Sous la volonté des Flamands, la SNCB isole le rail wallon de ses pays voisins en ne lui laissant qu’une seule issue : la Flandre. 

Mais le pire est à venir. 

La Flandre prépare son union avec la Hollande, au travers d’un grand projet : « le Rhin d’Acier » qui vise un grand réseau marchandise Flandre & Hollande  & Allemagne & Luxembourg. 

Ce projet flamand dit de niveau « fédéral », est financé, comme le tunnel d’Anvers et comme le Diabolo de Zaventem, en dehors de la clé et donc au détriment des 40 % wallons de la clé 60/40, (40 % de « plus grand chose » = quasi plus rien). 

Le Rhin d’Acier va permettre aux marchandises flamandes de contourner la Wallonie, signant ainsi la mort des gares de tri et du réseau marchandise wallon. 

Syndicats, administrateurs et politiques wallons sont au courant. 

Hélas personne ne bouge et tous se taisent pour ne pas provoquer la séparation.

Mais de quoi nos politiques ont-ils peur ?

La SNCB ne rapporte plus grand-chose à la Wallonie. Au contraire, elle nuit à nos intérêts.

Les chiffres et les arguments que ses dirigeants présentent sont ceux trafiqués par des managers membres du Voka (organisation patronale flamande) ou du « In De Warande « (organisation flamande) ou encore membres du Borenbond.

Leur objectif : garder la Wallonie sous leur coupe, afin de la soumettre aux volontés flamandes et surtout persuader les Wallons qu’il ne leur reste que la Flandre vers qui se tourner.

Cette peur panique, entretenue par la Flandre, est irrationnelle car en fait, au point où nous en sommes avec la SNCB, nous n’avons plus rien à perdre.

La SNCB nuit à nos intérêts. Alors prenons un autre partenaire ferroviaire.

Le plus indiqué par sa taille et surtout par sa proximité : la SNCF.

Bien sûr, la Flandre et même le tout Bruxelles y mettront leur véto.

Mais ne sommes-nous pas dans un pays confédéral où c’est chacun pour sa Région ?

La solidarité flamande et bruxelloise n’existe plus. 

Si les Wallons veulent s’en sortir, ils doivent oublier la Belgique flamande pour se recentrer sur leur avenir. 

C’est seulement en créant une collaboration avec la SNCF que les Wallons pourront sauver et développer le rail wallon. 

Nous n’avons plus rien à perdre, mais au contraire, tout à gagner !

Claude Roland

Les réseaux sociaux : cancer de nos sociétés ?

POINT DE VUE. « Gilets jaunes » : peut-on encore gouverner à l’heure des réseaux sociaux ?

A l’heure des réseaux sociaux, « celui qui crie le plus fort aura le dessus, quelles que soient ses revendications », regrette le politologue Olivier Costa.

Une \"gilet
        jaune\" lors d\'une manifestation à Paris, le 17 novembre
        2018.

Une « gilet jaune » lors d’une manifestation à Paris, le 17 novembre 2018. (LUC NOBOUT / MAXPPP) Olivier CostaThe Conversation France Télévisions

Mis à jour le 10/12/2018 | 07:16
publié le 10/12/2018 | 06:58

image

il y a 2 heures

POINT DE VUE. « Gilets jaunes » : peut-on encore gouverner à l’heure des réseaux sociaux ?

Le politologue Olivier Costa, auteur de cet article, est directeur de recherche au CNRS, et enseigne à Sciences Po Bordeaux. La version originale de cet article a été publiée sur le site The Conversation, dont franceinfo est partenaire. Il s’exprime ici librement.


Les autorités de l’Etat et les élus (et pas seulement ceux de la majorité, ne nous leurrons pas) font face à une défiance d’une ampleur inédite, à laquelle il est bien difficile de trouver une réponse, tant les revendications sont à la fois hétérogènes et individualistes (une par sous-catégorie de la population), irréalistes et contradictoires (davantage de services publics, mais moins d’impôts ; plus de croissance, mais moins de concurrence ; plus de sécurité, mais moins de règles), et déconnectées d’enjeux aussi fondamentaux que le réchauffement climatique ou l’endettement du pays.

Comment expliquer qu’on en soit arrivé là aussi vite ? Le premier constat, c’est que un mal plus profond, celui qui a conduit au Brexit, à l’élection de Viktor Orban, Donald Trump, Matteo Salvini et Jair Bolsonaro, et qui garantit l’inamovibilité de Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan.

Les causes de ce syndrome sont connues : déclin des idéologies, affaiblissement des corps intermédiaires, pessimisme généralisé, peur du déclin (social, économique, industriel, environnemental, culturel, religieux…), crainte des grands changements (mondialisation, migrations, concurrence internationale, terrorisme, métropolisation…) et opportunisme des marchands de peur et de rêve, qui attisent l’angoisse et la haine, fonds de commerce de leurs prospères PME populistes et médiatiques.

A cela s’ajoutent la toute-puissance des réseaux sociaux, qui bousculent les logiques traditionnelles des mobilisations, de la communication, de l’information et du fonctionnement de l’espace public.

Mobilisation et action

D’abord, ils permettent, sans le moindre moyen financier, humain ou logistique, d’organiser à large échelle l’action de citoyens qui ne se connaissent pas. Sans les réseaux sociaux, il aurait été impossible à des quidams de coordonner si rapidement une protestation de cette ampleur. Le mouvement des « gilets jaunes », parti de mobilisations très limitées et dépourvu de toute ressource, a pu acquérir en l’espace d’un mois une ampleur considérable, laissant penser à certains qu’il a désormais vocation à se substituer aux partis, aux syndicats, et même à la représentation nationale.

C’est le sens des un discours de protestation et de révolte. Chacun a pu s’en apercevoir : il est presque impossible d’y entamer un dialogue serein et argumenté. Facebook ou Twitter, c’est émotion contre émotion, colère contre colère, indignation contre indignation, outrance contre outrance. Il s’ensuit, soit un dialogue de sourds entre des gens peu capables d’écoute, sans cesse aiguillonnés par des trolls ; soit la constitution de sphères qui s’autonomisent, peuplées de gens qui partagent les mêmes convictions, ici des citoyens qui pensent que le gouvernement fait une politique pour le seul bénéfice des banquiers, là d’autres qui estiment que les « gilets jaunes » sont tous des ahuris.

Primat de l’émotion sur les faits

Ce primat de l’émotion a gagné la sphère publique et médiatique. Ce qu’on entend, ce ne sont pas des arguments ou des idées, mais des émotions (« je suis en colère », « y en a marre ») et des perceptions (« je pense que je gagne moins », « on se moque de nous »). Les faits n’ont plus grande importance. C’est le règne de la croyance sur la connaissance : croyance religieuse ou croyance sociale, il en va de même.

Que 2 et 2 fassent 4 importe peu si certains pensent que c’est 5 ou 7. Insister sur le fait que l’arithmétique établit clairement que c’est 4 sera perçu comme du mépris ou de la condescendance…Olivier Costa, directeur de recherche au CNRS

La légitimité d’un mouvement semblant se mesurer au degré d’émotion de ses protagonistes, ils sont incités à l’outrance et à la surenchère dans les arguments, jusqu’à légitimer la violence : « Monsieur le juge, j’ai lancé un pavé sur le CRS, mais, faut comprendre, j’étais très, très en colère. »

Ce qui frappe aussi, outre les CRS et les casseurs, c’est un dévoiement de la logique démocratique. Celle-ci ne doit, en principe, s’appliquer qu’à des choix politiques : le peuple décide de faire ceci ou cela. Mais, de plus en plus, elle s’applique aussi à bien d’autres domaines : à l’art (« Maître Gims est le meilleur chanteur, car le plus écouté ») ou même à la science (« les Américains pensent que le réchauffement climatique n’est pas d’origine humaine ou que la Terre a 5 000 ans, et il faut respecter cela »).

Qu’une majorité de citoyens viennent à croire que l’on peut s’abstenir de rembourser la dette de la France et que cela n’aura aucune conséquence, et cela devient une vérité. Que l’idée de doubler le smic soit largement soutenue, et ça devient option réaliste. La faisabilité des réformes n’est plus un paramètre pertinent.

Au nom d’une démocratie caricaturée

Au nom d’une démocratie mal comprise et des impératifs de l’audimat, sur quelque sujet que ce soit, les médias consultent d’ailleurs l’homme de la rue ou le chroniqueur atrabilaire, plutôt que le savant. Sur le réchauffement climatique, la dangerosité du glyphosate ou la croissance économique, l’avis du citoyen vaut bien celui du prix Nobel. Prétendre le contraire, c’est mépriser le peuple.

Au nom d’une démocratie caricaturée, on estime ainsi que l’avis de chaque citoyen, en toute chose, a la même valeur. On considère aussi qu’une foule vociférante est le peuple souverain. Que les « gilets jaunes » aient voté à plus de 60% pour le Rassemblement national et la France Insoumise, selon un sondage, et ne représentent donc qu’une partie minoritaire de l’électorat, importe peu.

S’ajoute à cela la diffusion sans cesse plus grande des fake news par les réseaux sociaux : on aura rarement vu autant d’affirmations péremptoires et d’informations farfelues alimenter un mouvement social. Il est quasiment impossible d’endiguer ce flot, en raison du caractère émotionnel de la mobilisation, de l’hermétisme des sphères des réseaux sociaux qui ne diffusent que des informations conformes à la pensée qui y domine, et du temps nécessaire à la dénonciation d’une fake news.

S’il faut dix secondes pour affirmer (comme on l’a beaucoup entendu) que la France n’a plus de Constitution ou qu’elle va être « vendue » à l’ONU, il faut dix minutes pour expliquer d’où viennent ces idées grotesques et pourquoi elles sont fausses.Olivier Costa, directeur de recherche au CNRS

En outre, la croyance prenant le pas sur la vérité, et la fin justifiant les moyens, quand bien même on démontrerait que, non, la police n’a pas tué 15 personnes lors de telle manifestation, le mobilisé n’en démordra pas, au nom du « ça pourrait être vrai, alors on peut le dire » ou du « les experts et les journalistes sont aux ordres du pouvoir et des banques ».

Ce rapport élastique à la vérité, qui est une constante du discours des populistes, se diffuse désormais à grande vitesse, y compris parmi des citoyens a priori accessibles à la raison.

Un terrain de jeu idéal pour manipuler l’opinion

Les réseaux sociaux sont aussi un terrain de jeu idéal pour les organisations ou officines qui cherchent à manipuler l’opinion. On sait aujourd’hui le rôle qu’elles ont joué dans la campagne du Brexit ou l’élection de Donald Trump. On connaît le soutien indirect apporté par la Russie à des candidats pendant la campagne présidentielle de 2017 en France.

On en saura sans doute plus d’ici quelques semaines sur le rôle des réseaux antirépublicains d’extrême gauche ou droite, royalistes, anarchistes ou ultra-catholiques, dans la mobilisation des « gilets jaunes » (ce qui n’implique pas, bien entendu, qu’ils souscrivent à leurs idées).

Il ne serait guère surprenant d’apprendre que des pays qui voient d’un mauvais œil l’existence d’un pays stable et progressiste comme la France – et d’un ensemble pacifique comme l’Union – se sont mobilisés sur le sujet aussi, pour favoriser la diffusion des revendications des « gilets jaunes » et soutenir leur mobilisation.

Effets de contamination et de surenchère

Les réseaux sociaux, comme certains médias à leur remorque, favorisent aussi les effets de contamination et la surenchère : les « gilets jaunes » protestent contre la hausse du gazole et obtiennent un moratoire ? Qu’à cela ne tienne, lançons-nous (lycéens, étudiants, agriculteurs, ambulanciers…) dans la bataille pour obtenir nous aussi la prise en compte de nos revendications, ou du moins éviter d’être les victimes collatérales des concessions obtenues par les autres – car chacun sait qu’il faut que quelqu’un paie.

Des
          \"gilets jaunes\" mobilisés à Toulouse, le 1er
          décembre 2018.

Des « gilets jaunes » mobilisés à Toulouse, le 1er décembre 2018. (PASCAL PAVANI / AFP)

Les partis d’opposition et les syndicats sont déconcertés par un mouvement qui leur échappe ? A défaut de pouvoir en prendre le contrôle, mobilisons nos troupes pour surfer sur la vague du mécontentement et profiter de la faiblesse d’un gouvernement aux abois.

La logique d’argumentation qui domine les réseaux sociaux, et les médias d’information continue à travers ces plateaux où des chroniqueurs viennent mesurer leur capacité respective d’outrance et de démagogie, conduit à un relativisme du savoir et de la compétence qu’on a vu poindre aux États-Unis dès les années 1990. Les experts ne savent rien. Les (bons) journalistes sont des menteurs. Les élus des voleurs. Les ministres des incompétents…

On reconnaît, pour un temps encore, la compétence de l’électricien, du pilote d’avion ou du chirurgien (personne ne souhaitant qu’un citoyen lambda s’occupe de son installation électrique, prenne les commandes de l’Airbus où il est installé ou l’opère du genou), mais le haut fonctionnaire est un sot, le professeur un farfelu, le parlementaire un imposteur.

On méprise tout autant l’engagement associatif, partisan, syndical, et l’on nie la compétence et la légitimité de ceux qui donnent de leur temps, toute l’année durant, pour faire avancer des idées et des causes, et savent comment mener une mobilisation et une négociation.

Aujourd’hui, celui qui crie le plus fort aura le dessus, quelles que soient ses revendications.Olivier Costa, directeur de recherche au CNRS

L’idée est que, puisque tous les responsables et élus sont réputés avoir échoué à régler les problèmes (réels ou fantasmés) de la France, Jacline Mouraud ou n’importe quel porteur de « gilet jaune » ne peut pas faire pire. Ils sont le peuple.

Face à tout cela, que pèsent la raison et l’argumentation ? Rien, ou si peu.

Le gouvernement a commencé à faire des concessions aux « gilets jaunes », mais les agriculteurs et les routiers, qui vont subir par ricochet les conséquences de ces décisions, se mobilisent à leur tour. Les lycéens et les étudiants en profitent pour lancer leur révolution quinquennale, avec une certaine fascination pour les méthodes extrêmes de certains « gilets jaunes ».

Le chacun pour soi, plutôt que l’intérêt général

Comment gérer une société dans laquelle chacun veut plus sans se soucier du fait que toute dépense publique doit être financée et que toute décision a des conséquences négatives ? Une société dans laquelle le sens de l’intérêt général a cédé la place au chacun pour soi ? Une société où l’on ne se soucie plus de la cohérence des discours et des revendications ? Une société où les citoyens s’en remettent au premier vendeur d’huile de serpent venu ?

L’optimiste pensera que les apprentis révolutionnaires vont tôt ou tard être confrontés à la réalité, aux difficultés bien concrètes de l’art de gouverner et de faire des arbitrages. Mais c’est oublier que, dans un système où priment émotions, impressions et semi-vérités, il est facile de renvoyer la responsabilité de ses échecs sur d’autres.Olivier Costa, directeur de recherche au CNRS

Observons les populistes de tout poil partout dans le monde : leur impuissance est toujours imputée aux technocrates qui les empêchent de mettre en œuvre leur programme, aux journalistes qui déforment la réalité, ou à des groupes précis de la population qui nuisent aux intérêts du peuple (Mexicains, Polonais, réfugiés ou banquiers, peu importe).

Il faut garder à l’esprit qu’un nombre croissant de citoyens, en France comme ailleurs, pensent qu’il existe des systèmes politiques préférables à la démocratie (on ne dit jamais lesquels) et sont fascinés par les leaders autoritaires ou populistes. Les responsables qui persistent à attiser le conflit ont tort d’estimer que la démocratie est un acquis définitif et qu’ils seront capables de ramasser la mise électorale au terme de la crise. Les premiers sondages montrent qu’ils n’en tirent aucun profit. Ils ne font que le jeu des groupuscules antirépublicains qui ont compris très tôt le parti qu’ils pouvait tirer de ce mouvement social.


Gilets jaunes et peste brune

Le texte suivant provient du blog  du journaliste Philippe Dutilleul.

Dans l’histoire syndicale, on qualifie de jaunes des éléments qui s’opposent à un mouvement de grève, le cassent parfois violemment, prennent partie pour les patrons contre les ouvriers et les employés. Aujourd’hui, les syndicats, que ce soit en Belgique ou en France, restent les interlocuteurs du patronat et des gouvernements en place mais ont perdu de leur influence pour s’être embourgeoisés et institutionnalisés. Ils font partie du système en place, se sont enrichis grâce aux cotisations de leurs membres et ne sortent qu’à l’occasion de manifestations bien encadrées pour crier la colère de leurs affiliés contre des mesures gouvernementales jugées anti-sociales et réclamer des hausses de salaires ou d’allocations sociales. Ils ne constituent plus depuis longtemps un contre-pouvoir crédible au capitalisme triomphant et au libéralisme débridé.

Cette faiblesse de la représentation syndicale se double d’un discrédit profond de la classe politique traditionnelle. Cette crise profonde est un peu occultée en Belgique où la « particratie » omnipotente tient encore solidement les rênes du pouvoir grâce à une politique clientéliste multiforme qui ruine les finances publiques, affaiblit la marge de manoeuvre des pouvoirs publics et n’empêche nullement la pauvreté, l’insécurité, le manque de civisme, les atteintes à l’environnement, la corruption, de s’étendre. La scène politique est devenue un spectacle médiocre d’où ressort l’arrogance et l’impunité des élus et des gouvernants. Quoiqu’ils fassent ou presque, ils sont et seront réélus. Seule la justice, à qui l’on coupe sans cesse et pour cause des moyens financiers, contrecarre encore des despotes éclairés et cupides mais à dose trop homéopathique. Il n’existe pas de véritable alternance en Belgique sinon de voir un jour ce pays disparaître ou se diluer plus encore lors des prochaines législatives.

En France, la situation est différente car le mode de scrutin et l’esprit frondeur/râleur de beaucoup de ses habitants donnent une vue biaisée des rapports de force et de l’état de l’opinion publique. Celle-ci est chroniquement de mauvaise humeur, riches comme pauvres, et renvoie à leurs chères études depuis une trentaine d’années les gouvernants qui se succèdent lors des scrutins présidentiels et législatifs.

Avec la Belgique, la France est le pays le plus taxé au monde. L’un et l’autre possèdent un mille-feuilles administratif qui, à chacun des (trop) nombreux niveaux de pouvoir, produit des fonctionnaires, des obligés de toute nature et bien sûr un nombre pléthorique de mandataires politiques. Cela forme un ensemble disparate, compliqué à démêler, à gérer, une bureaucratie tatillonne, parfois inutile, coûteuse, qui ralentit la résolution des problèmes et le dynamisme économique. Mais reconnaissons à la France, une Sécurité sociale extrêmement généreuse envers les patients et des aides sociales appréciables qui sont considérées par tous, y compris les gens aisés, comme des droits acquis.

Il n’est pas étonnant dès lors que le taux d’imposition y soit élevé. Cependant, pour être toléré,  il doit être juste et proportionnel aux revenus de chacun. Là se situe le problème actuel et le sentiment très partagé dans l’opinion publique que l’injustice règne à tous les niveaux de pouvoir et que la pression fiscale devient intolérable pour de nombreuses familles aux revenus modestes. Autrefois, cette justice sociale était l’apanage, le moteur des revendications de la gauche politique et au pouvoir celle-ci tentait de mieux répartir les richesses produites parmi la population. Ce temps est aujourd’hui révolu. La gauche n’est jamais parvenue en France (et ailleurs) à trouver un juste équilibre dans la répartition des richesses sans nuire à l’économie et la production de richesses.

J’avais parié dans une précédente chronique sur l’intelligence (politique) du Président Macron qui avait su concilier droite, gauche et écologistes modérés dans un programme de profondes réformes économiques et sociales dont la France a un urgent besoin pour rester compétitive et garder son rang de puissance mondiale.  Tout en préservant la paix sociale par des mesures adéquates. De (légères) ponctions dans les retraites ainsi que la fin de l’impôt sur les grosses fortunes (ISF) ont provoqué un vif mécontentement populaire qui s’est accentué avec l’augmentation de certaines taxes sur des produits de première nécessité (essence, gaz, électricité, etc.). Qui a enclenché le mouvement des gilets jaunes né spontanément et anarchiquement sur les réseaux sociaux avec rapidement une kyrielle de revendications de nature poujadiste et populiste, parfois contradictoires.

D’où je suis, je mesure mal l’ampleur du mal et de la révolte. Il vient de loin et touche dans les petites villes beaucoup de gens, ceux sur les barricades et aussi de nombreux autres qui restent dans l’ombre. La classe politique traditionnelle est tétanisée et l’opposition ne propose qu’un retour en arrière (j’invite à relire ma précédente chronique « Bonnets d’âne »), qu’une reddition en rase campagne du gouvernement Philippe. Il en ressort l’impression dominante que la France est devenue un pays ingouvernable et irréformable. Schizophrénie collective ? Peut-être. Je pense que ce mouvement est sur le fonds une jacquerie d’enfants gâtés, individualistes qui ne mesurent pas la chance qu’ils ont de vivre dans un pays démocratique même s’il est imparfait, même si des erreurs d’appréciation ont été commises par l’actuel locataire de l’Elysée, cible de tous les sarcasmes et injures. Les cadeaux fiscaux accordés aux plus fortunés, décidés en début de quinquennat, sont choquants et aléatoires en terme de résultats.

Plus encore, je suis inquiet par les informations qui remontent des actions sur le terrain  et parviennent aux citoyens via les médias télévisés (qui, j’insiste, jettent de l’huile sur le feu). Le blocage de routes, de centres commerciaux, de dépôts d’essence, la démolition de radars, les menaces de mort, la prise à partie parfois violente de parlementaires de la majorité et bien sûr les lamentables émeutes parisiennes (et pas qu’à Paris) sont autant de faits (pour ceux qui sont connus) qui me font frémir et me laissent penser que la démocratie est en danger.

Car qui ne veut voir dans ce mouvement qu’une juste lutte pour des droits sociaux est aveugle. La violence ne profite qu’aux extrêmes et ceux-ci peaufinent leur stratégie pour arriver au pouvoir et s’y maintenir coûte que coûte. L’Italie s’est dotée d’un gouvernement mortifère. La France risque de suivre le même chemin si la raison, le dialogue et plus encore l’intelligence et le courage politiques ne l’emportent pas, tous horizons confondus. A défaut, on se dirige vers le chaos, une dictature qui ne dira pas son nom et cette tendance gagnera l’Europe qu’on pensait à l’abri de tels scénarios après la barbarie nazie. L’entrée des fascistes espagnols nouvelle version au Parlement régional d’Andalousie en est une preuve supplémentaire. Il faut un sursaut radical de la classe politique et des forces démocratiques. N’est-il pas déjà trop tard ? L’issue de l’actuel conflit en France sera une indication déterminante.

p.s. : lors de mes séjours récents en Italie, avant les élections, trois sujets revenaient toujours dans les discussions : trop de taxes, trop d’immigrés, classe politique corrompue… On connaît la suite…

Publié il y a 3 days ago par Dutilleul Philippe

Un pas dans le bon sens

Un sujet concret, populaire et positif pour illustrer la coopération franco-wallonne! c’est rare !

Il y a d’autres articles sur ce sujet dans les presses régionales picardes et wallonnes…

Jacques Lenain

Liaison ferroviaire Sambre-Belgique : la pression des Hauts de France et du ministre fédéral belge de la mobilité a fini par payer

François Bellot (à dr.), ministre belge de la Mobilité, et Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, étaient à Maubeuge le 16 novembre.

Après un faux-départ lié à un petit souci de compatibilité entre la locomotive belge et les rails français, la toute première rame à relier Maubeuge et Namur avec des passagers à bord a effectué son trajet sans encombres, vendredi 16 novembre.

Un jour à marquer d’une pierre blanche pour tous les défenseurs du transport en train, tant cette liaison entre la France et la Wallonie était attendue depuis longtemps. Derrière, il y aura eu une forte mobilisation des élus sambriens, d’abord, mais aussi du président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ainsi que du ministre belge de la Mobilité, François Bellot.

« Cela fait plus de 20 ans que cette ligne n’existait plus. Il y a treize mois, lors d’une réunion en mairie de Maubeuge, j’avais promis de tout faire pour la rouvrir » a rappelé Xavier Bertrand, qui voit là une belle opportunité pour le développement économique et touristique des deux côtés de la frontière.

Ainsi, à compter du 9 décembre, il sera possible d’aller de Namur à Paris, via Charleroi, ou de Mons à Paris (et vice-versa) deux fois par jour, matin et soir en passant par la Sambre. Dans un premier temps, il sera nécessaire de changer de train côté français, à Maubeuge pour le premier itinéraire et à Aulnoye pour le second.

Bien moins cher que les lignes à grande vitesse

Les voyageurs en provenance de Charleroi ou Mons mettront respectivement 2h50 et 2h28 pour rejoindre Paris, au cours de la première phase avec correspondance. Au départ de Namur, le temps de parcours sera de 3h26.

Avec cet avantage, souligné par le ministre Bellot, que « le coût sera moitié moindre qu’avec le TGV «  . Sont annoncés des tarifs autour de 10 € pour un Aulnoye-Mons ou un Maubeuge-Charleroi, 17,50 € pour aller jusque Namur, en 2e classe et en semaine. Des tarifs avantageux sont également prévus durant le week-end et pour les jeunes de moins de 26 ans.

Voilà en tout cas de quoi donner une alternative à la voiture pour les nombreux étudiants et travailleurs sambriens…

Un autre mauvais choix en vue ?

Par Valmy

Le futur du journal l’Avenir serait en jeu malgré une offre du groupe IPM.

Le groupe IPM partage la presse en Wallonie et en Belgique francophone avec le groupe Hersant et d’autres mais ce sont des géants. (Ndlr: sept familles se partagent le territoire belge en matière de médias).

Monsieur Marcourt : « La Région wallonne aurait, si elle le voulait, les moyens juridiques de sortir « l’Avenir » de Nethys ». Monsieur Marcourt s’inquiète pour l’ensemble du secteur de la presse écrite en Wallonie. Cependant, il n’aurait pas de religion sur le futur de « l’Avenir ».

Bien qu’il se soit engagé à augmenter les subsides octroyés à la presse écrite, Monsieur Marcourt a jugé que cette augmentation ne résoudrait pas le problème de fond de ce secteur. Il faudrait, selon lui, UNE VOLONTÉ POLITIQUE ET UNE VOLONTÉ DES ACTEURS ÉCONOMIQUES pour changer le modèle économique du secteur.

Monsieur Marcourt pense à des synergies. Pourquoi, ne pas penser à des synergies entre journaux régionaux wallons avec des correspondants régionaux français ? En ce domaine, Monsieur Marcourt jouit d’une chance exceptionnelle : le groupe Hersant détient TOUS les journaux des régions françaises contiguës à la bordure wallonne.

Ne voilà-t-il pas une occasion en OR de contacter le groupe Hersant afin de rapprocher les journaux wallons des journaux régionaux français  « cousins » qui font face à chacune des provinces de Wallonie ?

Par exemple : les Picards avec  « La Voix du Nord »; la botte du Hainaut, le Namurois et le sud-Luxembourg avec « L’Union-L’ Ardennais » ou  « Aisne-Ardennes-Marne » ?

De toute façon, la presse écrite en Wallonie est plus que largement subsidiée à quasi fonds perdus, pourquoi dès lors ne pas attirer la presse régionale française, voisine de nos provinces ? Pourquoi ne pas allécher le groupe Hersant, ACTIF DES DEUX CÔTÉS DE LA FRONTIÈRE par des subsides à condition de créer une presse régionale effaçant la « frontière belge » qui nous sépare de nos cousins et de nos frères ? 

Il n’existe aucun obstacle. Il reste à trouver LA VOLONTÉ !

Le mauvais choix

Par Jules Gheude

Ce jeudi 25 octobre, à la Chambre, plusieurs intervenants francophones ont souhaité bonne chance au Premier ministre pour ses relations futures avec son « cher ami Emmanuel Macron », après le choix du gouvernement belge pour le F-35 américain. Tel fut notamment le cas du président de DéFi, Olivier Maingain, qui s’est vu rétorquer par le député MR Richard Miller : Si la France avait été tellement européenne, pourquoi n’a-t-elle pas répondu à l’appel d’offres de l’Etat belge ? L’argument a été repris, le soir même, par Charles Michel, sur le plateau du RTL-TVI.

S’il est exact que la proposition française en faveur du Rafale de Dassault Aviation s’est faite en dehors de l’appel d’offres lancé par le gouvernement belge,  il n’en demeure pas moins que, sur le plan juridique, rien ne pouvait l’empêcher d’être prise en considération.

Le paragraphe 9 de l’appel d’offres précisait, en effet : The issuance of this RfGP is not to be construed in any way as a commitment by the Belgian Government to conclude an agreement or a contract. En d’autres termes, l’appel d’offres ne pouvait être invoqué comme un obstacle à l’introduction d’une autre proposition.

Mais, dès le départ, la N-VA avait fait son choix. Face au vingt milliards de compensations proposés par la France, le ministre de la Défense, Steven Vandeput, se contenta de répondre : C’est trop beau pour être vrai ! Et Bart De Wever ferma ensuite définitivement la porte : L’avion de combat français Rafale n’est pas un bon plan, il n’est pas suffisamment performant pour notre défense. 3,4 milliards pour un appareil qui permet de ne rien faire, cela n’a aucun sens.

Bref, c’était le F-35 ou la crise gouvernementale. Tel est le critère qui a prévalu pour Charles Michel.

Ce qui est cocasse, c’est de voir la N-VA engager la Belgique jusqu’en 2040, lorsqu’on sait que l’article 1er de ses statuts vise la disparition de la Belgique et l’émergence d’une République flamande.

Ce qui est cocasse, c’est de voir le Premier ministre agir comme si la Belgique était pérenne, alors que, dans sept moins, au lendemain des élections législatives et régionales du 26 mai 2019, le Royaume risque de devenir ingouvernable. Les récentes élections communales et provinciales ont, en effet, confirmé le constat de Bart De Wever, selon lequel Flamands et Wallons vivent sur deux planètes distinctes et constituent deux démocraties.

Lorsqu’on lui fait observer que, derrière le F-35 américain, il y a Donald Trump, Charles Michel répond : Mais il ne sera plus là dans 40 ans. Et la Belgique, sera-t-elle encore là dans cinq ans ? Souvenons-nous des propos tenus, en janvier 2016, par Liesbeth Homans, la ministre flamande de l’Intérieur (N-VA) : Nous ne sommes pas demandeurs d’une énième petite réforme de l’Etat, donc, je pense qu’en 2019, il s’agira d’autre chose : la scission de la Belgique ou en tout cas le transfert aux Régions et entités fédérées d’un maximum de compétences, ce qui amènerait la Belgique à disparaître d’elle-même. J’espère que la Belgique n’existera plus en 2025.

Quand on sait que le F-35 ne sera livré qu’à partir de 2023…

Pour ce qui concerne les fameux « retours sociétaux », il convient de rappeler l’avertissement qu’avait lancé Claude-France Arnould, l’ambassadrice de France à Bruxelles, par le biais du journal flamand « De Standaard » : Si l’on pense qu’il est possible d’acheter le F-35 tout en développant le SCAF (Système de Combat Aérien futur), je dois souligner que cette idée relève d’un malentendu.

On sait que Charles Michel n’avait pas apprécié et qu’il avait chargé son conseiller diplomatique de rappeler l’intéressée à l’ordre… En attendant, ses beaux discours en faveur de la construction européenne ont perdu en crédibilité.

Une chose est sûre : si, à court terme, les Wallons se retrouvent «assez bêtement belges tout seuls », pour reprendre l’expression de François Perin, ils réaliseront très vite leur cauchemar. Alors, ils se souviendront des propos du général de Gaulle : Les Wallons retrouveraient au sein de la France la fierté d’appartenir à une grande nation, la fierté de leur langue et de leur culture, le goût de participer aux grandes affaires du monde et de se battre pour de grandes causes humaines.

Voilà un critère qui en valait bien d’autres. Comme l’avait d’ailleurs déclaré le père de notre Premier ministre au « Figaro », en 1996 : Entre un Etat wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France, car la Wallonie c’est un cul-de-sac économique, social, culturel.

Lire aussi l’article de Philippe Walkowiak sur le site de la RTBF.

Mensonge par omission ?

Le remplacement des F-16: le choix était fixé depuis 2013 ( Stavros Kelepouris, Knack, 08/10/18, Le Vif)

À en croire une enquête de Knack, il y a cinq ans, la Belgique a promis à l’OTAN d’acheter des chasseurs furtifs. Du coup, le F-35 est le seul candidat valable au remplacement du F-16. En mai 2013, lors de pourparlers avec l’OTAN, notre ministère de la Défense a fixé les objectifs pour l’avenir de notre armée. Il a promis de fournir une flotte de 54 avions de chasse, dont au moins dix modèles furtifs. Cet objectif, qui a également reçu l’approbation politique lors de la réunion des ministres de la Défense début juin, équivaut à une promesse d’achat du F-35 américain, car c’est le seul avion moderne furtif.
En 2017, le nombre d’avions a été baissé à 45, mais l’exigence de technologie furtive a été reprise. Quand on demande qui a approuvé politiquement les objectifs en 2017, le Cabinet Vandeput répond simplement : « Ils sont imposés par l’OTAN. Mais les experts de ce dossier confirment qu’il y a toujours une couverture politique » (Ndlr : Charles Michel, Premier ministre !).

En conclusion :

Comme d’habitude, les représentants politiques wallons d’un gouvernement BELGIQUE nous TROMPENT-ILS ?

Toutefois, selon l’article, ils pourraient s’en sortir.
En effet, la promesse d’acheter 45 avions dont 10 F 35 (au moins) autorise les Wallons d’exiger l’équivalent d’une escadre de chasse composée de Rafales, soit 24 avions.

Cette pirouette permettrait ainsi « d’offrir » 21 F35 à la Flandre en compensation du choix français des Wallons (45 avions – 24 Rafales = 21 F35 ).
De plus, si les Wallons se voulaient clairvoyants et fiers de leur peuple, ils permettraient aux Flamands de se rapprocher des Pays-Bas et permettraient à la Wallonie de faire, enfin, un pas vers la France !
En effet, les Pays-Bas ont opté pour le F-35 Lightning II de Lockheed Martin pour remplacer leurs F-16 du même constructeur à partir de 2019, un achat chiffré à près de cinq milliards d’euros pour une commande initiale de 37 appareils.

A la VRT, le vendredi 27 mai 2016, le général néerlandais Alexander Schnitger « voyait d’importants avantages à la coopération militaire entre les Pays-Bas et la Belgique » (ndlr : lire la Flandre !), afin d’assurer la défense commune de l’espace aérien des Grands Pays–Bas, soit le Benelux. « Pourquoi ne pas faire tout simplement de deux relativement petites forces aériennes une seule grande ». « Le choix par le gouvernement belge du F-35 rendrait la coopération à l’avenir beaucoup plus facile à approfondir, avec toutes sortes d’avantages en matière de coûts et d’opérationnalité, et pour la contribution des deux pays à l’Otan », a encore répété l’officier néerlandais à la VRT le 27 mai 2016.

En politique, tout est troc. Les Wallons doivent dire aux Flamands : nous payons pour vos F35 si vous payez pour nos Rafales puisque les F35 coûtent plus cher. Avec les Hollandais, vous composerez une flotte OTAN de 37 + 21 soit 58 F 35. Si vous ne payez pas nos 24 Rafales, nous bloquons tout le dossier, quitte à saborder la BELGIE !

Valmy