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Mondialisation française

« Pour la patrie, la science et la gloire ». Cette devise est celle de l’Ecole polytechnique de Paris, fondée au temps de la Révolution française et militarisée par Napoléon. Cette grande école, qui dépend toujours du Ministère de la Défense, illustre bien ce qu’il y a de paradoxal dans le rapport de la France avec la mondialisation, dont les effets contrastés sont de nature à polariser le débat politique. Certes, la mondialisation est loin de convenir à une partie non négligeable de la société française, il est même possible qu’elle menace son mode de fonctionnement, son équilibre et jusqu’à sa culture nationale, mais la France est un véritable acteur de ce mouvement planétaire. Dans la nouvelle géographie du monde, Paris continue à jouer les premiers rôles. C’est ce que confirme un classement cherchant à identifier les hautes écoles d’où sont issus les dirigeants des plus grandes entreprises mondiales. Aucune trace d’Oxford ou de Cambridge dans le top-10 établi par le très anglais Times Higher Education, mais Paris, encore Paris, toujours Paris.

C’est du moins ce qu’on peut lire dans un article publié sur le site Atlantico, dont voici des extraits :

« Le vrai pouvoir économique mondial appartient aux dirigeants des grandes multinationales. Et quand on voit l’origine, la formation de ces patrons qui cumulent à la fois les plus gros salaires, les plus grosses fortunes et la plus grande influence au niveau mondial, on s’aperçoit qu’ils ne sortent pas tous du même moule.

« Times Higher Education a recensé les diplômes qualifiants des grands chefs d’entreprises qui ressortent dans les classements du magazine Fortune.

« Alors globalement, les formations d’origine américaine tiennent la plus grosse part de marché. Plus de 50% des dirigeants des 1 000 plus grosses entreprises mondiales ont été formés dans les universités américaines. (…)

« Si plus de 50 % des dirigeants des plus grandes multinationales ont été formés aux USA, c’est parce que l’économie américaine est la plus puissante du monde, et que les entreprises US sont les plus présentes sur la planète. Les entreprises américaines ont tendance à recruter des Américains et quand le grand patron sort de Harvard, l’entreprise aura tendance à privilégier les recrutements de diplômés d’Harvard. Phénomène classique qui explique aussi la montée en puissance des universités chinoises, un progrès parallèle à celui de l’économie.

« En revanche, l’importance des recrutements d’origine française n’est pas liée à la surperformance des entreprises ou à la puissance des réseaux. Elle tient finalement à la qualité de la formation supérieure. En Allemagne, dont l’appareil éducatif est remarquable pour former les classes moyennes (l’apprentissage par exemple est un modèle mondial), l’enseignement supérieur des cadres dirigeants a moins de succès. Beaucoup de dirigeants des très grosses entreprises allemandes ont été formés aux USA.

« Le hit-parade des meilleures universités pour former les dirigeants reflète donc cette situation.

« Première place au classement mondial : Harvard, le plus ancien et le plus célèbre des établissements d’enseignement supérieur. C’est à Harvard que se forme l’élite américaine et mondiale : l’industrie automobile, le pétrole et la Tech ont des dirigeants qui sortent de Harvard. Ce succès fait aussi que Harvard est l’université la plus riche. Elle peut donc se payer les meilleurs professeurs, les meilleurs chercheurs.

« Deuxième place : l’école Polytechnique. C’est une surprise de voir cette école au deuxième rang mondial. L’école polytechnique a eu un passage à vide. Elle avait la réputation de former principalement des ingénieurs qui s’épanouissaient principalement dans l’industrie. Les polytechniciens ont connu leur heure de gloire avec la révolution industrielle du 19e, puis avec la reconstruction de l’après-guerre. A la fin des Trente glorieuses, la part de l’industrie a reculé devant la montée des services et de la finance. Depuis 20 ans, avec sans doute la révoltions digitale et la modélisation de l’économie financière, l’école Polytechnique a retrouvé tous les postes de pouvoir dans tous les secteurs d’activité : la banque, l’assurance, la technologie, l’énergie, le luxe et même la politique. Bernard Arnault et Carlos Ghosn sont des purs produits de l’X. La surface mondiale des entreprises dirigées par des X, arrive juste derrière la surface des entreprises dirigées par des anciens de Harvard.

« Troisième place : Stanford. (…)

« Quatrième place : l’Ecole des Mines de Paris. Cette grande Ecole a connu la même évolution que l’Ecole Polytechnique, avec un créneau qui lui était quasi réservé, celui de l’énergie nucléaire. Ça n’est pas par hasard si Anne Lauvergeon a dirigé Areva si longtemps et si Isabelle Kocher a été choisie pour succéder à Gérard Mestrallet chez Engie. La notoriété du nucléaire français tant considérable dans le monde, les anciens de l’Ecole des Mines en profitent.

« Cinquième place : Université de Cornell. (…)

« Sixième place : HEC. HEC, énorme prestige en Europe, la mondialisation, le digital, la place du marketing et de la finance dans les stratégies de développement ont donné à HEC un second souffle depuis dix ans. A noter qu‘HEC a pris beaucoup de distance avec la chambre de commerce de Paris, ce qui a obligé cet établissement à affronter la concurrence des autres grandes écoles internationales, non seulement au niveau du recrutement mais aussi au niveau du financement.

« Septième place : Chicago. (…)

« Huitième place : l’université chinoise de Wuhan, la plus française des universités asiatiques. C’est aujourd’hui le centre de formation des dirigeants chinois le plus célèbre de la Chine, le plus fréquenté et aussi le plus cher. La région abrite beaucoup d’entreprises chinoises et internationales. C’est aussi la ville la plus française de la Chine, plus de 90 entreprises tricolores sont implantées à Wuhan, qui concentre à elle seule 40 % des investissements français en Chine. (…)

« Neuvième place : l’université de Pennsylvanie. (…)

« Dixième place : le MIT. (…) »

15 novembre 2016 : jour de fête…!

La Belgique n’aidera pas la Wallonie

Il semblerait que la Wallonie soit poussée à revoir son train de vie. Il y a pourtant des projets qui attendent un financement. Il y a le rôle économique et social de la Région. Il y a la concurrence avec le reste du monde. Il y a le poids des réalités, celui des chiffres et des contraintes. Il y a les premiers effets de la 6e réforme de l’Etat. C’est un appauvrissement collectif qui se dessine. Il faudra s’habituer… ou réagir ensemble.

Lu ce vendredi sur le site du journal L’Echo :

Le ministre du Budget prépare un plan pour améliorer l’état de la dette et éviter un abaissement de la note financière de la Région.

Un léger vent de panique souffle à nouveau sur les finances wallonnes. Après le trou budgétaire qu’il a fallu colmater au mieux pour boucler le budget 2017 sans trop laisser filer le déficit, le ministre du Budget Christophe Lacroix (PS) s’attaque à un autre gros morceau: la dette wallonne.

Après le big bang de 2014 et la requalification du périmètre de la dette wallonne par l’Institut des comptes nationaux pour voir celle-ci flirter autour des 21 milliards dus à l’intégration des dizaines d’entreprises et organismes publics imposée par l’Europe, la coalition PS-cdH, aux commandes en Wallonie, ne s’était plus trop penchée sur le dossier. Le problème refait aujourd’hui surface au point de voir le cabinet du ministre du Budget travailler sur un plan d’optimisation.

Pourquoi toute cette agitation aujourd’hui? La dernière visite de l’agence de notation Moody’s à Namur est l’élément déclencheur. Dans son dernier rapport transmis au cabinet du ministre du Budget cet été, l’agence américaine a tout bonnement dégradé la perspective de la notation de la Région wallonne de A1 perspective stable à A1 perspective négative.

« Un signal »

Moody’s souligne que, malgré l’autonomie fiscale dont dispose la Région, cette dernière n’a pas planifié de lever des recettes supplémentaires pour atténuer les déficits budgétaires. « C’est un signal à prendre en compte », dit-on dans l’entourage de l’Elysette. Moody’s n’en restera pas là! Ses experts ont programmé une nouvelle visite chez Christophe Lacroix en fin d’année. Et, sans un réel changement, la sanction pourrait être sévère. « Nous craignons que Moody’s abaisse notre note financière si rien ne s’améliore », fait savoir un proche du dossier. D’où ce vent de panique!

Dette directe

Les derniers débats politiques autour de la requalification des outils wallons et l’explosion inévitable de la dette globale de la Wallonie ont occulté un point fondamental de la situation financière de la Région: la dette directe. Elle représente les différences entre les recettes du Service public de Wallonie (SPW) et les dépenses du budget wallon. Moins médiatisée, la dette directe est en constante progression depuis plusieurs années. À 6,6 milliards en 2012 selon les calculs du Conseil supérieur des finances, elle ne cesse d’augmenter pour flirter aujourd’hui autour des 9 milliards d’euros. « Pour 2016 par exemple, la Région devra lever un milliard pour financer son solde primaire (c’est-à-dire la différence entre les recettes et les dépenses, NDLR)« , pointe un expert. Bref, la situation est délicate, même si, chez le ministre Lacroix, on relativise la charge de la dette directe. « En 2017, cela représentera 316 millions, soit 2,37% du budget. »

Si la Région a déjà pris quelques mesures pour diminuer son train de vie ces dernières années et limiter les déficits, cela ne suffit pas. « La situation n’est pas à minimiser, il faut agir », admet le cabinet Lacroix. « Des propositions politiques doivent être faites pour alléger et simplifier la dette. »

Parmi les pistes étudiées, on évoque un rapatriement des réserves de trésorerie des unités d’administrations publiques. Les montants ne sont pas négligeables. Des outils publics comme la SRIW, la Sowalfin ou les invests sont assis sur un paquet d’argent qu’on évalue à près de 1,2 milliard. « Cette trésorerie n’est pas prise en compte dans le calcul de la dette de Moody’s. Cette opération permettra d’améliorer la situation de trésorerie de la Région wallonne et impactera donc à la baisse la dette telle que calculée par Moody’s », souligne le cabinet du Budget.

L’autre solution est d’acheter des billets de trésorerie au sein de certaines entités publiques wallonnes. « Cette opération a l’avantage d’optimaliser l’utilisation du cash au sein de notre périmètre. Ceci permettra donc de diminuer le recours externe aux capitaux ». La mise en place de l’agence de la dette wallonne – dont le travail consistera à minimiser les coûts de cette dette – est aussi attendue avec impatience.

Il restera ensuite à attendre le verdict de Moody’s!

L’analyse de Jules Gazon dans le Trends

Jules Gazon nous livre ci-dessous une analyse d’économiste. Cela veut-il dire que la Wallonie manque d’atouts ? Certainement pas ! J’en relèverai quelques-uns parmi d’autres :

  • la Wallonie gagne en thérapie cellulaire, en composites pour l’avion propre, en logistique;
  • la Wallonie est reconnue pour son excellence, nous sommes un district européen créatif;make wallonia 2
  • la Wallonie occupe une position géopolitique incomparable qui pourrait induire de grands travaux d’infrastructure comme la liaison fluviale Dunkerque-Bassin parisien-Bassin du Rhin avec ouverture vers le bassin du Danube et toute l’Europe de l’est;
  • la Wallonie est riche d’une main-d’œuvre qualifiée au talent reconnu et il en va de même dans le domaine culturel : nos artistes sont appréciés dans le monde de la francophonie et en France particulièrement;
  • la Wallonie permettrait à la France de réduire le différentiel qui la sépare de l’Allemagne et d’atteindre ainsi 70 millions de citoyens, ce qui ne serait pas sans effet sur un rééquilibrage de son influence en Europe;
  • la Wallonie jouit d’un patrimoine non négligeable qui s’intégrerait parfaitement dans celui de la France : l’accord signé entre le nouveau musée de Liège et le musée du Louvre en est une merveilleuse illustration;
  • la Wallonie peut être fière de ses infrastructures sociales, médicales (maisons médicales), de sa faculté vétérinaire et de ses hautes écoles ( infirmières, logopèdes, kinésithérapeutes …);
  • la Wallonie peut être fière de ses acquis en matière éthique et apporter là son expérience pour aider à pacifier des débats récurrents qui agitent la France…

trajectoires prospectivesRappelons aussi l’éditorial du quotidien « Le Soir » du 23 novembre 2013 intitulé « La Flandre veut-elle encore de la Belgique? ». Point d’ambiguïté dans la compréhension de la question sur la sécurité sociale  posée aux citoyens flamands (« Etes-vous pour ou contre sa scission? ») : POUR, répondent froidement 55 % des Flamands. Ces chiffres avaient le mérite de la clarté. Il serait suicidaire pour les Wallons de balayer ce résultat d’un revers de la main.

Paul D.

« Une Wallonie autonome, c’est la Grèce de 2009 »

02/06/16 à 12:16 – Mise à jour à 12:29

Source: Trends-Tendances 

Le jour où la Wallonie ne pourra plus compter sur la solidarité de la Flandre, ses dépenses publiques devront diminuer d’un quart, estime l’économiste de l’ULg Jules Gazon. Une Wallonie autonome ferait face à un déficit budgétaire aussi grand que celui de la Grèce en 2009.

Jules Gazon, professeur émérite en économie à l’Université de Liège, estime que les dépenses publiques wallonnes devront diminuer d’un quart si la Région ne peut plus compter sur la solidarité de la Flandre. Il a fait connaître ses chiffres la semaine dernière, lors d’un colloque à l’occasion du cinquantième anniversaire du Centre de coordination des organisations flamandes (Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen – OVV). Gazon était l’un des intervenants, aux côtés notamment du politologue Bart Maddens de la KU Leuven.

Outre le déficit public wallon, Gazon a ventilé le solde primaire fédéral – les recettes moins les dépenses sans les charges d’intérêt – régionalement. Cela revient à une sorte de régionalisation des comptes nationaux. Ensuite, il a divisé les intérêts de la dette publique entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles sur base du poids des Régions dans le PIB.

Sur base de cette clé de répartition, la Wallonie ferait face à un déficit budgétaire de 11,121 milliards d’euros, soit 12,37% du PIB. Gazon: « Une situation explosive. Le hasard veut que le déficit budgétaire d’une Wallonie indépendante serait comparable à celui de la Grèce au début de la crise de l’euro en 2009. Nous savons à quoi mène une telle chose: une hausse des intérêts sur la dette publique. Pour pouvoir rester dans la zone euro, la Wallonie devrait réaliser de vastes assainissements. »

« Du fait de la pression fiscale élevée déjà existante, des augmentations d’impôt seraient en réalité exclues », dit Gazon. « La seule solution serait une diminution drastique des dépenses publiques wallonnes. Une diminution de 25% s’imposerait. Cela signifie qu’on devrait lourdement élaguer dans les allocations et les salaires de la fonction publique. Dans un tel cas de figure, un climat quasi révolutionnaire naîtrait en Wallonie. Des allocations et des salaires plus bas pour le personnel de l’Etat affaibliraient la demande intérieure wallonne, ce qui rendrait une relance économique encore plus difficile. »

Immobilisme communautaire

Mais cela ne relève-t-il pas de l’utopie politique ? Le gouvernement fédéral opte pour un immobilisme communautaire. Il n’est plus question de scénario de scission. Si une nouvelle réforme de l’Etat arrivait, ce serait pour faire des pas dans la direction du confédéralisme. Cela conférerait une vaste autonomie aux Régions, mais il serait encore question d’une solidarité confédérale. Gazon n’est pas convaincu: « Une Belgique confédérale mettrait fin à la solidarité financière entre la Flandre et la Wallonie. Le Belgique deviendrait alors une enveloppe vide. »

Gazon voit l’éclatement du pays comme inévitable à terme. Dans l’intervalle, la Wallonie ne peut qu’essayer de réduire l’écart de richesse avec la Flandre. Selon Gazon, cet écart est beaucoup trop grand. Et il est une conséquence d’une politique économique wallonne néfaste.

L’économiste wallon a calculé que le PIB par habitant en Flandre est plus élevé de 37% par rapport à la Wallonie. La productivité flamande est 18% plus élevée et le taux d’activité de 16%.

Post-Belgique

Au cours de son exposé au colloque de l’OVV, Gazon a approfondi les scénarios possibles dans une perspective post-Belgique. Une Wallonie indépendante n’est selon lui pas viable économiquement parlant. Un scénario ‘wallo-bruxellois’, il le voit encore moins. Gazon: « Ils ne veulent rien savoir à Bruxelles. Et l’effort bruxellois pour aider à réduire le déficit budgétaire wallon serait insoutenable. »

Dans un scénario post-Belgique, Gazon ne voit qu’un seul avenir pour la Wallonie: le rattachement à la France. La seconde économie de la zone euro pourrait amortir le choc du rattachement de la Wallonie: « Le PIB français est après tout 4 fois plus grand que le wallon. Le déficit budgétaire wallon et la dette publique wallonne seraient proportionnellement divisés en quatre. »

En région PACA, la presse est aussi liégeoise

Nice-Matin« Après avoir racheté L’Avenir il y a deux ans et demi, et avoir acquis 11 % des parts de La Provence et de Corse Matin, la société Nethys va faire son entrée au capital de Nice-Matin, à hauteur de 20 %. Une opération dont le coût s’élève à 5 millions d’euros. Nethys, c’est le bras opérationnel de l’intercommunale Publifin (ex-Tecteo), et c’est Stéphane Moreau, le bourgmestre d’Ans, qui en est le CEO. »

C’est ce qu’on pouvait lire aujourd’hui dans le journal La Meuse. A la fois homme politique et businessman, Stéphane Moreau se sent pousser des ailes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le groupe Nethys ne compte en effet pas en rester là. L’information suivante est donnée par le quotidien économique français Les Echos :

« Nethys, dont l’ambition est de constituer un groupe de presse des quotidiens du grand sud-est, s’est engagé à apporter 10 millions d’euros en compte courant dans l’immédiat et à injecter 5 millions dans les 30 mois à venir sous la forme d’une prise de participation au capital de la SCIC en trois étapes, à 20 % dans un premier temps pour atteindre 51 % en 2018. Outre les synergies à trouver avec La Provence, cette offre présente l’avantage de préserver le patrimoine immobilier de Nice-Matin. »

Le choix de la raison

Avant de laisser la parole à Thierry Bodson, Christophe Collignon et Jean-Luc Crucke, Jules Gazon, Professeur émérite, HEC Ecole de gestion de l’Université de Liège, a fait une nouvelle fois la démonstration que le choix de la France est le meilleur qui soit pour la Wallonie.

1. Depuis 2011, la Communauté française de Belgique est devenue  la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). En remplaçant l’appellation « communautaire » qui reste la référence constitutionnelle,  par la dénomination fédérale, il s’agissait non seulement de rapprocher la Wallonie et Bruxelles mais surtout d’une réponse au nationalisme flamand renforcé par le succès électoral de la N-VA en 2010.

UCL 1La réplique francophone alla même jusqu’à évoquer la menace d’un plan B, la création d’un Etat wallo-bruxellois, signifiant ainsi à la Flandre qu’en cas de scission du pays, elle ne pourrait emporter Bruxelles

Ce bref rappel historique montre bien que s’interroger sur la pertinence d’une FWB postule d’intégrer la question au devenir institutionnel de la Belgique.

2. Mais avant d’aborder l’évolution institutionnelle de la Wallonie et de Bruxelles, posons-nous la question de savoir s’il est efficace et cohérent d’adjoindre une FWB aux Régions wallonne et bruxelloise en lui transférant certaines compétences destinées à ces entités fédérées. Faut-il un gouvernement, un parlement et une administration additionnels pour gérer ces compétences dites personnalisables, comme l’enseignement, la culture, le sport, partiellement la formation et la recherche, etc ?

Je laisserai le soin à MM Bodson, Collignon et Crucke d’étayer cette réponse.  Pour ma part, j’estime que la FWB ne fait qu’ajouter à l’hypertrophie politico-administrative existante avec ses dérives budgétaires. Y substituer un organe de coordination du genre des coopérations transfrontalières de l’UE suffirait en veillant à favoriser les échanges d’expériences transrégionales.

Mais c’est au sein de chaque Région qu’il faut intensifier certaines synergies, par exemple entre enseignement, formation et recherche, des synergies qui n’ont que faire de trois gouvernements,  de trois  parlements et de trois administrations.

Des synergies dont le socle  est  l’espace régional lui-même et son histoire qui ont façonné la spécificité de chacune des deux Régions : principalement l’activité industrielle en pleine mutation en Wallonie et celle des services à Bruxelles.

Arrêtons donc les structures de gouvernance superfétatoires, stériles et très coûteuses. Un organe de concertation peut suffire au dialogue entre les Régions.

3. S’il s’agit d’être économe dans l’organisation institutionnelle, on pourrait justement me retourner l’argument et en revenir au plan B: un seul gouvernement et un seul parlement pour ce qui deviendrait un Etat wallo-bruxellois. Mais pour répondre à cette interrogation qui postule la scission de la Belgique, on ne peut soustraire à la réflexion les options indépendantistes wallonne et bruxelloise.

4. Où en sommes-nous ?

Alors que la 6e réforme de l’Etat est loin d’être achevée, la Flandre et pas seulement la N-VA, nous annonce une 7e réforme qui devrait implémenter le confédéralisme. L’idée sous-jacente des Flamands, mais tous ne le diront pas de cette façon,  est de rompre le lien solidaire entre la Flandre et la Wallonie en vidant l’Etat fédéral de toutes ses compétences pour les transférer aux Régions et ainsi mettre fin à ce que l’on appelle les transferts Nord-Sud. En effet, l’origine de ces transferts  de la Flandre vers la Wallonie et accessoirement vers Bruxelles se loge dans le déficit wallon. Pas seulement celui  des comptes de la Région wallonne mais surtout celui qui ressortit à la Wallonie au niveau des recettes et dépenses de l’entité fédérale. C’est à ce niveau,  notamment pour ce qui concerne la Sécurité sociale, que se localise le déficit gigantesque imputable à la Wallonie. Les chiffres qui suivent me permettent de conclure qu’une Wallonie autonome n’est aujourd’hui pas soutenable au plan des finances publiques.

Ainsi, sous l’hypothèse du confédéralisme tel qu’évoqué qui équivaut au plan budgétaire à la scission du pays, en supposant un partage de la dette publique belge entre les Régions au prorata du PIB, critère favorable à la Wallonie mais défavorable à Bruxelles, en 2012 les déficits  auraient été :

  • de plus de 11 Mias d’euros pour une Wallonie autonome, soit plus de 12% de son PIB avoisinant dès lors les 25% de ses dépenses publiques
  • de plus de 3 Mia pour la Région bruxelloise autonome, soit plus de 4,5% de son PIB et environ 10% des ses dépenses publiques

Le hasard des chiffres montre qu’une Wallonie autonome présenterait un déficit public par rapport au PIB supérieur à celui de la Grèce en 2009. Dès lors, on sait ce qu’il doit en advenir : un scénario infernal à la grecque.

On ne pourrait trop espérer un redressement par une augmentation des impôts qui sont déjà très élevés par rapport aux autres pays de la zone Euro. Tout en s’attaquant aux positions fiscales privilégiées, ce  redressement impliquerait une réduction drastique de l’ordre de 25% de la masse salariale de la fonction publique, du financement de la santé publique,  des allocations de chômage avec une révision substantielle à la baisse des pensions de retraite. L’effort imposé à tous les Wallons et peut-être aux Bruxellois serait d’une telle ampleur qu’il en résulterait un climat insurrectionnel.

Ainsi, dès aujourd’hui parce que depuis hier, une obligation morale s’impose à tous et au monde politique en particulier. Il faut mettre fin au financement de nos dépenses courantes par l’emprunt car, ce faisant, on reporte l’effort du redressement sur nos enfants et nos petits-enfants.

Un changement, une révolution de la gouvernance qui paraît inaccessible mais un défi que l’on ne peut taire. Occulter la vérité des chiffres est une faute qui entrave l’anticipation d’une solution au problème. L’histoire de notre Région saura désigner les responsables, sachant que tous les Wallons le seront à des degrés divers.

Vous aurez compris que l’effort qui s’impose va bien au-delà de ce que le gouvernement fédéral et le gouvernement wallon nous demandent aujourd’hui.

Au final, le bien-être des Wallons et des Bruxellois nous astreint à une réduction drastique de l’hypertrophie politico-administrative et de ses dérives clientélistes. La suppression de la FWB s’inscrirait dans ce sens.

5. Quelles sont les options institutionnelles possibles ?

1ere option : la continuité de la Belgique

La continuité de la Belgique fédérale ne peut subsister que si, au sein de l’entité fédérale, la Flandre continue de garantir le lien solidaire interrégional. Mais ceci postule qu’elle se prive de son boni budgétaire (7,5 mias en 2012) pour renflouer au niveau de l’Etat fédéral le déficit gigantesque imputable à la Wallonie. Or le confédéralisme annoncé et voulu par la Flandre a précisément pour but de rompre la solidarité interrégionale en réduisant la Belgique à un Etat formel, une coquille quasi vide, un nabot sous tutelle flamande, condamné à s’évanouir peu à peu pour disparaître totalement. 

Une alternative peut-être si les idées de la gauche nationaliste flamande proposées par le groupe VLINKS, devaient se concrétiser. Il s’agirait  d’aboutir à un confédéralisme, à une Belgique formelle au sein de laquelle la Wallonie et la Flandre (emportant Bruxelles peut-être sous statut spécial) seraient indépendantes. La Flandre et la Wallonie concluraient un accord financier du type du plan Marshal d’après guerre. Il s’agirait d’une injection d’argent flamand égale aux transferts actuels pour stimuler les investissements  et résorber le déficit chronique de la Wallonie. La Flandre pourrait aussi apporter sa caution partielle pour le remboursement de la dette wallonne.

Si la proposition de VLINKS devait être retenue, la Belgique survivrait dans un cadre confédéral sous tutelle flamande dans un premier temps.  A ma connaissance, il n’y a pas eu de réaction officielle des partis politiques à cette proposition.

Deuxième option : Un Etat wallo-bruxellois

Un Etat wallo-bruxellois présente au plan des finances publiques une situation moins dramatique que celle d’une Wallonie autonome, tout en restant  périlleuse. Mais, eu égard à l’importance relative des populations de Bruxelles et de la Wallonie, l’effort qui serait demandé aux Bruxellois pour résorber le déficit wallon serait insupportable.

Une telle union serait intéressante du point de vue géoéconomique; toutefois, elle n’a guère de sens au motif principal qu’elle est rejetée, selon les sondages, par une majorité importante des Bruxellois sans être prisée par les Wallons. Inutile de s’unir pour se désunir aussitôt.

De plus, un Etat wallo-bruxellois se heurterait à l’opposition flamande qui considère que Bruxelles, capitale de la Flandre, en fait évidemment partie.

Pour le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, l’impossibilité d’un Etat wallo-bruxellois met à néant l’argument qui consisterait à faire de la FWB sa préfiguration  institutionnelle.

Troisième option possible : l’indépendance de Bruxelles et l’indépendance de la Wallonie

Indépendance de Bruxelles

Aujourd’hui les besoins de financement primaire de la Région bruxelloise restent importants, mais Bruxelles recèle d’atouts économiques remarquables et bénéficie d’une situation géographique enviable et d’un potentiel dont témoigne son PIB/habitant, un des plus élevés des Régions de l’UE, ce qui devrait lui permettre d’affronter l’autonomie institutionnelle. Bruxelles pourrait devenir une Cité-Etat.

Mais la Flandre ne renoncera pas à Bruxelles, à moins que ce renoncement ne soit le prix de son indépendance !

Indépendance de la Wallonie

Une Wallonie indépendante serait aujourd’hui en cessation virtuelle de paiement. Cette option n’est pas soutenable, sauf à avoir redressé préalablement les finances publiques. Affronter un scénario à la grecque et un appauvrissement considérable des Wallons engendrerait l’insurrection voire l’éclatement de la Wallonie. Car je ne crois pas les Wallons capables de s’unir pour faire face à un tel destin parce qu’il n’y a pas de véritable nation wallonne, même si progressivement l’identité wallonne se construit.

La Wallonie souffre de deux faiblesses substantielles, l’une d’ordre interne qui tient à l’espace wallon lui-même et l’autre d’ordre externe qui tient à la France.

En raison de particularismes hérités de son passé historique, politique et économique, la Wallonie est multipolaire. Aucune ville wallonne ne peut prétendre au rôle de métropole à la fois politique, économique et culturelle reconnue par l’ensemble des Wallons.

Mais avant tout, malgré un millénaire de séparation d’avec la France, les marqueurs identitaires de la Wallonie sont français. Comme la France, la Wallonie a des racines gauloises, romaines et franques auxquelles il faut ajouter un même référentiel de valeurs, héritées tant  du siècle des lumières (liberté, égalité, laïcité) que de la religion catholique.

L’union de la Wallonie à la France

Dès lors qu’un Etat wallobruxellois s’avère irréalisable, que Bruxelles pourrait devenir une cité-état,  l’union de la Wallonie à la France s’avère la seule solution capable de doter la Wallonie du temps nécessaire à son redressement. Dans l’effort certes, mais tenable non seulement parce que pouvant se répartir sur une longue durée mais surtout parce qu’en France augmentée de la Wallonie, l’effet d’échelle rendrait le déficit et la dette wallonne supportables par rapport au PIB. En effet, le PIB de la France « augmentée » de la Wallonie serait égal à 24 fois le PIB wallon. L’amplitude des effets en termes de déficit public et de dette publique par rapport au PIB serait divisée par 24. Elle serait marginale.

L’union de la Wallonie à la France ne pourrait se limiter à une simple association. Elle  postule nécessairement une intégration fusionnant les systèmes sociaux tout en autorisant si telle est la volonté des parties une relative autonomie wallonne au sein de la France. Voir Jacques Lenain  (www.belgique-francaise.fr), proposition reprise par l’Alliance Wallonie France (AWF), son président Paul Durieux et son Conseil général et par d’autres comme Jules Gheude, Paul-Henry Gendebien ayant porté l’idée d’une fusion totale.

Pour conclure, la suppression de la FWB est souhaitable pour des raisons d’efficacité et budgétaires mais aussi parce qu’elle ne peut préfigurer l’évolution institutionnelle de la Belgique et de ses Régions.

Bruxelles trouverait son bonheur en devenant une cité-état et la Wallonie en intégrant la France qui ne sera pas indifférente à voir sa population et son territoire augmenter, de surcroit pacifiquement,  et ainsi accroitre son poids dans le concert des nations. De plus, en tant que guide naturel de la francophonie internationale, la France ne peut, au risque de perdre toute crédibilité, se désintéresser de la Région francophone qui lui est la plus proche par la géographie et par l’histoire.

Mais au demeurant, il faut savoir raison garder, la France ne sera pas le remède à tous nos maux ! La préférence de l’union à la France par rapport à l’indépendance wallonne doit être un choix de raison à défaut d’être celui du cœur même si pour les réunionistes, ce choix sera bien sûr aussi celui du cœur.

Chômage, arrêts maladie, congés … : la Belgique pas si généreuse

La Wallonie a été une des régions les plus riches du monde, avec de grands entrepreneurs. Elle a également été à la pointe du combat mené par la classe ouvrière pour une société plus démocratique et plus solidaire. Elle est profondément attachée aux mécanismes de la sécurité sociale et elle sait qu’elle est devenue, avec le temps, dépendante de la majorité flamande qui tire aujourd’hui la Belgique en veillant jalousement à ses propres intérêts.

De pionnière, la Wallonie est devenue la championne… de l’autodénigrement. Mais elle se rattrape en se proclamant « belge ». Evidemment, la fin annoncée de la Belgique suscite inquiétude, incrédulité, refus. La perpétuelle remise en question de la solidarité financière entre la Flandre et la Wallonie renforce, en Wallonie, le sentiment que le « royaume de Belgique » est un pays de cocagne auquel il faut s’accrocher pour ne pas tomber dans un trou sans fond. Cela n’aide pas la Wallonie à retrouver la confiance et à libérer tout son potentiel. La relation qui unit la Wallonie à la Flandre est loin d’être émancipatrice; à partir du moment où elle conduit la Wallonie à se nier elle-même, osons dire que cette relation est dommageable et même toxique.

La Belgique est devenue un héritage encombrant. Pour s’en défaire, il faut, régulièrement, que les habitants de Wallonie soient confrontés à la réalité des chiffres. Il faut répéter que la Belgique est davantage un problème qu’une solution. Ce qui donnera des perspectives à la Wallonie, ce n’est pas le confédéralisme à la belge ou à la flamande…

Allocations de chômage, congés, arrêts maladie…En se basant sur une vaste étude de données provenant de l’OCDE et de la Commission européenne, Le Figaro a fait la comparaison de ces avantages sociaux à travers le monde. La position de la Belgique dans ce classement est parfois étonnante.

prestations sociales

Le journal français Le Figaro a analysé les données de l’étude Glassdoor Economic Research sur les meilleures prestations sociales – allocations de chômage, rémunération lors des arrêts maladie, durée des congés de maternité et paternité, nombre de jours de congés payés et de jours fériés – à travers une petite vingtaine de pays, de l’Allemagne à la Norvège, en passant par la France, la Belgique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les États-Unis.

La politique sociale menée à travers l’Europe se révèle, et ce n’est pas nouveau, bien plus généreuse que celle adoptée aux États-Unis où certaines tranches de la population n’ont pas accès à la sécurité sociale et où les employés n’ont que très peu de jours de congé. L’étude pointe de grandes disparités entre les systèmes des différents pays analysés. Les prestations de la Belgique dans ce classement sont parfois étonnantes.

Congés annuels

L’étude a analysé les jours non travaillés dans 17 pays. La Suède, la France et le Danemark sont les pays les plus généreux en terme de vacances. Ils offrent à leurs travailleurs un minimum de 25 jours de congés payés annuels. La Belgique, l’Italie, la Grèce, l’Allemagne, le Portugal et la Suisse se conforment au minimum légal de 20 jours par an. En France, 10 jours fériés s’ajoutent aux 25 jours de congés payés, ce qui place le pays juste derrière l’Espagne (14 jours fériés) et l’Autriche (13 jours fériés). En Belgique, l’octroi de congés est très différent selon les règlements en vigueur dans les entreprises (publiques ou privées). A noter qu’aux États-Unis, il n’y a pas de congés payés obligatoires, mais les sociétés octroient la plupart du temps au minimum une dizaine de jours par an.

Allocations de chômage

Le pays qui se montre le plus généreux avec ses chômeurs est le Danemark. Le gouvernement danois offre en effet 90 % des revenus en cas de chômage pour une durée pouvant s’étendre jusqu’à 104 semaines (2 ans). La Belgique et les Pays-Bas proposent également des avantages sociaux très attractifs. En bas du classement, le Royaume-Uni qui propose seulement 66 à 84 euros par semaine, selon l’âge, et ce pour une durée maximale de 26 semaines.

En cas d’arrêt de travail pour maladie, c’est aux Pays-Bas que le système est le plus attrayant pour les travailleurs qui peuvent s’absenter jusqu’à 104 semaines tout en continuant à percevoir 70 % de leur salaire pendant l’intégralité de cette période. Les employés allemands peuvent s’absenter 78 semaines maximum, ils perçoivent dans ce cas 100 % de leurs revenus au début, 70 % par la suite. En Belgique, le taux de remplacement est variable, selon les barèmes en vigueur, et la période maximale d’absence est de 52 semaines. Dans l’Hexagone, le congé maladie peut durer jusqu’à 26 semaines, et ouvre les droits à une indemnisation financière à hauteur de 50 % des revenus de l’employé.

Congés parentaux

On aurait pensé retrouver les pays scandinaves en haut du classement des pays les plus généreux en termes de congés parentaux, ce sont pourtant la France et l’Allemagne qui ont mis en place le congé parental le plus long: 156 semaines, soit 3 ans, dont 52 semaines sont rémunérées en Allemagne et 26 en France. C’est au niveau de la durée maximale des rémunérations que la donne change. La Suède se démarque en proposant pas moins de 69 semaines de congés rémunérés. La Belgique, pour sa part, en propose beaucoup moins: 17. La Suisse n’a pas appliqué de congé parental légal et si en Irlande et en Angleterre, le congé parental est de 18 semaines pour chacun des parents, il se prend sans solde.

Congé de maternité/paternité

Pour la mère

Tous les pays européens prévoient un congé de maternité légal d’au moins 14 semaines. Le congé le plus long proposé est, de loin, celui du Royaume-Uni, talonné par l’Irlande. Ces deux pays offrent respectivement 52 et 42 semaines. En matière de compensation financière, les nouvelles mères autrichiennes, danoises, françaises, allemandes, néerlandaises et espagnoles touchent 100 % de leurs revenus antérieurs pendant l’intégralité de leur congé. Le pays le moins généreux en termes d’indemnisation financière est l’Irlande, avec seulement 26 semaines rémunérées sur 46, sur la base forfaitaire de 230 euros par semaine. La Belgique offre moins de semaines (15), mais elles sont rémunérées à 75 % du dernier salaire. Elle se place devant l’Allemagne et la Suède.

Pour le père

Le congé de paternité n’est pas réglementé par l’Union européenne, mais bien par les gouvernements de chaque pays. En Belgique, le nouveau père a droit à 10 jours de congés rémunérés. La Finlande ne faillit pas à sa réputation de pays encourageant l’égalité homme-femme dans ce domaine. Elle se montre la plus généreuse avec 45 jours payés pour le papa. Au contraire de la Norvège, qui lui octroie 10 jours, mais sans salaire. En Italie, le papa a droit à un seul jour et à deux aux Pays-Bas tandis que les pères allemands, irlandais et suisses ne bénéficient d’aucun droit à la naissance de leur enfant.

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La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde