Avant-propos sur l’après-Belgique

Une opinion de Georges-Henry SIMONIS, suite à son livre sur « L’après confédéralisme belge »                              

ET SI ON S’INVENTAIT UN PAYS ?

« Et si on s’inventait une Histoire ? Une autre histoire où tous les puissants et les grands de la terre finiraient par se pendre de honte… Et si on s’inventait un pays ? »

Me reviennent les paroles de cette chanson ancienne de mon ami JOFROI.

La Belgique moribonde est aux soins palliatifs, en phase terminale, si ce n’est déjà en coma quasi dépassé. Les nouveaux états, wallon, flamand, et bruxellois, se dessinent peu à peu, en apportant de nouvelles pistes.

A l’occasion de PUBLIFIN en Wallonie, et de PUBLIPART en Flandre, les Régions  sont confrontées à de nouveaux enjeux qui concernent la moralisation des affaires publiques et la bonne gouvernance. Elles font apparaître au grand jour ce que l’on savait déjà, mais que l’on ne disait pas trop : règnent en Belgique une forte hypertrophie administrative et une politisation partisane – ce n’est pas un pléonasme – entrainant  des phénomènes de corruption, d’enrichissements sans cause, et des conflits d’intérêts manifestes. Les partis politiques traditionnels sont secoués, de même que les réseaux d’influence plus ou moins occultes, qu’ils soient familiaux, affairistes, laïcs ou religieux, francs-maçons, adeptes de l’Ordre de Malte ou de l’Opus Dei.

L’état central est également atteint par cette gangrène qu’illustrent les pratiques de l’ancien Premier Ministre DE HAENE, ou celles de l’ancien président du Sénat Armand DE DECKER, ou encore de l’actuel Président de la Chambre Siegfried BRACKE. D’autres personnalités politiques belges se sont tournées vers l’Afrique, créant à coups d’influences un nouveau colonialisme très rémunérateur…

Toutefois, ce qui se passe à Liège peut devenir une opportunité et une chance exceptionnelle pour l’avenir de la Région wallonne.

En Wallonie, plusieurs pistes de réformes structurelles sont déjà bien en cours :

1. LA POURSUITE DE LA REGIONALISATION  

La suppression de la Communauté Française et la régionalisation de ses compétences relevant aujourd’hui de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont négociables dès aujourd’hui.

En matière d’enseignement, qui est la plus budgétivore, il va de soi que le transfert de compétences doit se faire dans tous les réseaux d’enseignement, avec soucis de créer des synergies pour rationnaliser au maximum, assurer l’égalité des chances et la qualité de l’enseignement. Des économies importantes seront surtout réalisables dans l’enseignement technique, qui coûte cher, et devrait être plus proche des entreprises afin de mieux répondre à leurs besoins. En ce qui concerne l’enseignement spécialisé, une réflexion plus approfondie devrait être entreprise : soit on continue de créer de nouvelles écoles,  soit on intègre les enfants concernés dans l’enseignement ordinaire en y  augmentant le nombre d’éducateurs.

En ce qui concerne l’enseignement universitaire, qui pourrait relever d’un seul ministère, l’offre wallonne a bien progressé (Liège, Louvain, Mons, Namur), sauf à Charleroi, toujours absent de la carte  universitaire « de iure » si non « de facto » : cela reste à faire !

Quant au « Pacte d’excellence », mis en échec relatif en raison de l’insuffisance des moyens financiers et de blocages qu’on peut qualifier de corporatistes de vieux rabiques entretenant avec constance les vieux clivages d’antan, on pourrait espérer des réformes plus profondes, s’inspirant notamment des modèles scandinaves et nordiques. Ainsi l’idée de réserver les « cours » aux matinées, et les activités « parascolaires » (ou périscolaires, comme on dit en France) les après-midi : sports, musique, théâtre, découvertes, expression… Après des repas-santé organisés pour tous dans chaque établissement en liaison  avec le monde agricole local ou même avec les écoles hôtelières. Ces hypothèses, créatrices d’emplois, et qui bousculent les habitudes, ne semble pas avoir été étudiées à ce jour. Or, cela se pratique dans d’autres pays, et notamment en France.

Après l’aide à la jeunesse, les maisons de justice, la sécurité routière, d’autres matières, comme la justice ou les prisons, pourraient continuer de glisser vers les régions.

En matière de justice, c’est sans étonnement que l’on vient d’entendre le Président du Tribunal de Première Instance de Bruxelles, Monsieur Luc Hennart, s’exprimer publiquement pour une régionalisation de la Justice. Il faut dire que, à la Cour d’Appel de Bruxelles, de manière scandaleuse, on fixerait des affaires civiles à 2021… (cfr revue « Justine » de février 2017)

Dans un autre domaine, celui de l’indemnisation des victimes des attentats de Bruxelles, l’Etat belge vient encore de se signaler négativement par son improvisation et ses lenteurs : en France, il y a plus de trente ans qu’existe un Institut National d’aide aux Victimes efficace (INAVEM), conçu sur la base d’une solidarité nationale vaste et efficace. En Belgique, on risque d’aller vers une loi de circonstance de plus…

2. LA DEPROVINCIALISATION

La plupart des gens viennent d’apprendre que PUBLIFIN et consorts étaient détenus à plus de 50% par la Province de Liège, dans les conditions que l’on découvre peu à peu. A cet égard, il faut rendre hommage aux journalistes du VIF (MM.  Olivier Mouton, Pierre Havaux, Nicolas De Decker, Mélanie Geelkens, Thierry Fiorilli…) qui se sont livrés à un travail d’information exceptionnel.

Le site de l' »Association des Provinces wallonnes » mérite d’être consulté : il décrit les compétences et les montants énormes des budgets provinciaux et comprend une étude très intéressante, quoique déjà ancienne, du Professeur Christian BEHRENDT de l’Université de Liège.

En tant que relais entre l’état central et les régions, la province n’a plus aucune raison d’être. Il y a lieu de transférer aux  régions les compétences provinciales, lesquelles  varient d’une province à l’autre, en sauvegardant bien entendu l’avenir des réalisations provinciales qui fonctionnent bien.

Ainsi, l’enseignement provincial qui pourrait être géré directement par les pouvoirs organisateurs et les Régions sans intermédiaire institutionnel ; de même pour les établissements de soins, ou encore pour les politiques agricoles sous-régionales. Il n’y aura aucun mal à recycler les gouverneurs de province et leurs collaborateurs vers d’autres tâches plus utiles : la Région wallonne en sortirait renforcée.

D’autres institutions liées à l’Etat central, comme la Cour des Comptes (une Cour Régionale des comptes serait bien utile), ou la Banque Nationale, devraient faire leur mutation.

La suppression des provinces entraînera sans doute une réforme des intercommunales, liégeoises et autres : ce sera ce qu’on qualifiait  jadis de « nationalisation », et qu’on appellera aujourd’hui « régionalisation » ou « publicisation ». La question d’un « holding public wallon » capable d’irriguer l’ensemble de l’économie de la région wallonne, mérite une attention nouvelle. Il faudra probablement créer un support juridique adapté aux choix qui seront faits : modèle public, ou privé, ou mixte. De même pour les intercommunales ou les inter-territorialités. La question parait spécialement claire pour les distributeurs de gaz et d’électricité : on perçoit mal l’utilité de leur dispersion géographique…

La suppression des provinces a été étudiée récemment en Flandre, où bon nombre de parlementaires approuvaient la mesure. Les « Palais provinciaux » devront être réaffectés ou revendus. Le personnel des provinces sera nécessairement réduit progressivement, avec transferts vers la Région.

Dans la réforme des Provinces et dans celle de l’enseignement, les Régions trouveront des moyens financiers supplémentaires. Certes, en France, l’échelon départemental a été maintenu lors de la dernière réforme des régions : on peut le comprendre pour des raisons géographiques (à titre d’exemple, la Région Grand Est qui comprend 5.500.OOO habitants comporte encore 10 départements). En Région wallonne (3.500.000 habitants), où les distances sont courtes, je ne pense pas qu’il soit justifiable de maintenir 5 provinces, et je défends l’idée de 2 métropoles wallonnes à Liège et à Charleroi, proches de celle de Bruxelles, ce qui simplifiera le millefeuille institutionnel belge et wallon.

3. SUPPRESSION DU SENAT

Inutile d’insister aujourd’hui : il tombera comme un fruit mur ! Sans que personne ne s’en aperçoive, hormis les sénateurs, et le service « comptabilité » des Palais nationaux qui transférera le magot aux Parlements régionaux…

Il y a d’ailleurs, en Belgique comme en France, une tendance générale  à la diminution du nombre des parlementaires. J’espère que les prochaines élections belges et françaises créeront un climat favorable aux changements. Pour les citoyens, il faut espérer qu’un débat démocratique approfondi, comme il existe en France, précède ces élections. C’est en ce sens que, comme le relève judicieusement Pierre Hazette en son aimable préface à mon petit livre, ces quelques lignes ont une dimension pédagogique qui pourrait ne pas être inutile…                          

Post scriptum

J’entendais récemment (RTBF 1ère) les explications brouillonnes d’un Gouverneur de Province qui s’évertuait à convaincre de la nécessité de maintenir les provinces. Il ne parlait évidemment pas de ses rémunérations (7.339€ net /mois), ni de celles de ses 5 conseillers provinciaux (les anciens « députés permanents »  à 5.461€ net/mois, ni du « Directeur général provincial » (car il en faut un), ni du Receveur etc. Dans nos cinq provinces wallonnes, les quelque 50 conseillers provinciaux sont payés au jeton de  présence de 200 € par prestation. Je n’ai pas trouvé le montant global des frais de fonctionnement des différentes administrations provinciales. Le budget annuel des provinces wallonnes frôlerait le milliard d’euros. Il y aurait 17.840 agents provinciaux wallons. La situation de chacune des  provinces est assez différente. Et les attributions très disparates: Enseignement-Formation / Culture-Tourisme / Action sociale / Sports et santé / Eco- développement territorial…

Chacune de ces matières est aussi traitée au sein de la Région. Les doublons sont évidents, et des transferts tout à fait possibles ! Le Gouverneur susdit défendait son fief en disant que la Province pouvait utilement soutenir des projets locaux : telle cour d’école, telle maison de retraite, etc… C’est du parfait saupoudrage, avec en corollaire politisation, clientélisme, népotisme…: bref, l’une des tares profondes de la Wallonie ! Mais nous ne mettrons pas tous les serviteurs de la collectivité dans le même bain : comptons et encourageons celles et ceux qui s’engagent vraiment pour le bien public ! 

SUITE DE MON CONCERTO PERSONNEL

Comme mes propos n’engagent que moi, je peux sans ambages faire écho aux superbes pièces pour violoncelle entendues lors du présent concours Reine Elisabeth. Elles  lui confèrent une dimension nouvelle et enchanteresse qui devrait fait vibrer les plus insensibles d’entre nous. L’instrument le plus proche de la voix humaine. Les musiciens français me séduisent… 

Pourquoi ne pas dire aussi, sous réserves, mon intérêt pour les propositions de la NVA, recensées par LE SOIR, pour l’avenir de la Belgique ?

Si j’entends bien, il y a du neuf dans le monde du confédéralisme.

Il y aurait donc bel et bien deux régions (Flandre et Wallonie) et, entre elles, Bruxelles-Ville Région, dont les limites coïncideraient avec l’actuelle Région bruxelloise. Les Bruxellois pourraient  choisir, enfin, leur appartenance à la Flandre ou à la Wallonie.

Voilà une fameuse simplification administrative et institutionnelle, qui ne va pas à l’encontre de l’existence d’une véritable Région bruxelloise autonome et performante, puisque tel est bien le désir des Bruxellois.

Certains hurlements se font entendre, spécialement du côté des municipalistes bruxellois. Mais cette proposition a le grand mérite d’exister, et de rendre plus que jamais indispensable un débat inter-bruxellois. Le débat va plus loin, puisque les auteurs de la proposition semblent préconiser pour le futur une sorte de coupole interfédérale limitée à quatre départements : Finances, Défense, Sécurité, et Affaires étrangères.

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5 réflexions sur “ Avant-propos sur l’après-Belgique ”

  1. Tout cela est bien éloigné du projet rattachiste. Cela présuppose
    le maintien du pays artificiel voulu par les Anglais pour se venger
    de Napoléon comme disait De Gaulle. Le peuple wallon restera
    englué dans sa belgitude béate. Et dire que Liege c’est mil
    ans d’indépendance comme le rappelait récemment Marcourt
    Un bien triste avenir pour la Wallonie

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  2. Monsieur Simonis relève que les wallons disposent maintenant de représentants politiques défendant leurs intérêts et leur droit de décider de leur destin. Avec tout le respect que je porte à Monsieur Simonis, je doute de cette vision positive.
    D’abord, pourquoi les hommes politiques wallons n’éclairent-ils pas leur peuple sur l’exacte réalité du Belgium ?
    Pourquoi laissent-ils leur peuple dans l’expectative et dans le déni ? Les Wallons ne sont pas aveugles, ils perçoivent très bien que leur Région navigue comme un bateau ivre.
    Faut-il en vouloir aux Flamands ? Pas trop, pour la simple raison que le Mouvement flamand et les partis nationalistes flamands n’ont jamais avancé masqué contrairement à leurs hommes politiques traditionnels tels les anciens élus du CVP, du SP ou du PVV/ VLD que le Belgium encense comme « Hommes d’Etat ».
    Par contre les Wallons ont le droit d’interroger et de réprimander leurs élus, leurs ministres, demandeurs de rien, résignés, serviles au Belgium au point de ramener le « Royaume fédéral » au seul financement de la sécurité sociale (cfr. Elio Di Rupo et Paul Magnette).
    Or, pour le président de la N-VA Bart De Wever, « les tensions qui règnent actuellement entre le Nord et le Sud du pays n’étant plus tenables, un changement de paradigme s’impose : le confédéralisme ». Il s’en explique : « La Flandre est une mission» ! Si Elio Di Rupo et Paul Magnette ne comprennent pas la valeur des mots que leur faut-il pour qu’ils saisissent l’évaporation du concept belge ? La Wallonie ne devrait-elle pas être aussi une mission pour ces Messieurs ?
    Plus important, dans son essai, De Wever indique clairement que « le nationalisme flamand ne repose plus sur une rancœur historique, mais sur la volonté d’une communauté qui se considère comme une entité politique. (…) bloquée dans un enchevêtrement politique. (…) confrontée à toutes sortes de verrous et de mécanismes(…) qui constituent aujourd’hui une entrave aux droits démocratiques les plus élémentaires ».
    Si cela n’éclaire pas les lanternes de nos « élites politiques » que leur faut-il pour appréhender la volonté de la Flandre de prendre le large. Oui, bien évidemment, il existe le bouclier magique des deux tiers au parlement mais qui ne protège pas plus la vie du Belgium que la ligne Maginot ne protégea la France face aux panzers et à la luftwaffe en 1940. Si la Flandre excédée veut passer outre les arguties des légalistes, elle s’exécutera.
    Feu François Perin écrivait déjà ne 1988 dans « Histoire d’une Nation introuvable » « Qu’après une crise interminable,(..), ces Flamands, imputant la responsabilité aux Wallons et à certains francophones bruxellois, passeraient le Rubicon et pousseraient le « Vlaamse Raad » à proclamer l’indépendance de la Flandre (…)Ce serait certes une rupture de légalité, mais sans la moindre violence.(…) Le pouvoir belge s’étant évanoui spontanément, aucune autorité (ndlr: même pas l’Europe) ne serait capable de sanctionner ce coup d’Etat qui aurait pour lui la légitimité du suffrage universel»(pages 293/294). A cela, il faut ajouter, comme Staline vis-à-vis du Vatican, l’Europe combien de divisions ?
    Messieurs Magnette et Di Rupo peuvent hurler au loup tant qu’il le peuvent, ils ne possèdent aucune arme susceptible de sauver leur « petit royaume fédéral ».
    La vision de la NVA, deux Régions et Brussel (région particulière) en Flandre n’est jamais que l’application de la Séparation Administrative proposée, telle quelle, en 1876 au parlement par le député anversois Delaet, votée telle quelle par le Congrès wallon de juillet 1912 et appliquée telle quelle par les Allemands en 1917 et…inscrite depuis 1970 dans la Constitution belge.
    Il n’y a plus rien à dire sauf à se poser la question, y-a-t-il encore un patriote Wallon dans la salle ?
    Si, pour Messieurs Magnette et Di Rupo, l’État fédéral ne doit plus jouer qu’un rôle de financement de la sécurité sociale, alors ils rêvent tout éveillés parce que la Flandre ne veut plus tenir le rôle de CPAS du Belgium.
    Pour s’en convaincre qu’ils relisent la proposition préconisée par la NVA pour le futur, à savoir une sorte de coupole interfédérale limitée à quatre départements : Finances, Défense, Sécurité, et Affaires étrangères.
    En ce qui me concerne, je comprends que la sécurité sociale devient régionale mais que si les Wallons veulent rester bêtement belges ils mettent le pied dans une structure coloniale dominée par la Flandre.
    Si les partis politiques wallons veulent rester belges et supporter volontairement le joug flamand cela signifie qu’aucun d’eux n’envisage de faire le choix de la France.Franchement, j’attends des explications ?

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  3. VALMY me paraît à la fois lucide et suspicieux: « aucun d’eux – les partis francophones – n’envisage de faire le choix de la France » et « j’attends des explications »…
    Lucide car, c’est vrai, en terres romanes de Belgique, le seul regard vers la France constitue un tabou, un crime de lèse-majesté royale sans doute? Quant aux explications attendues, je lui conseille d’adopter la seule attitude qui vaille, celle des convoyeurs de la colombophilie, qui consiste à se mettre dans la peau de Sœur Anne. Pourquoi ce mépris de la France, pourquoi ce pari d’une structure confisquée par Septentrion? Tout simplement parce que se rapprocher de la France signifierait pour l’oligarchie particratique francophone – dénoncée par NOTHOMB himself! – rompre avec le clientélisme et la magouille congénitale aux microcosmes. Ici, contrairement à la France, on n’a pas encore compris qu’on ne ferait plus de politique qu’autrement, en décrétant de nouvelles normes éthiques. On préfère, encore et toujours, avec Mathot junior, avec Latifa…refuser de lever des immunités parlementaires. Pour rester entre soi, sans ces acteurs de la société civile toujours tentés par le populisme de bas étage…Courage, les gars! Vous êtes les fossoyeurs des vieux P.S. , des vieux CdH, des vieux M.R., en l’absence même d’extrême-droite. Chapeau! Belle performance! Plus cons que vous, il n’en existe pas!

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