Notre élection présidentielle

Un article de l’AFP publié aujourd’hui sur le site de La Libre :

Pourquoi les Wallons adorent et suivent de près la présidentielle française

« Tout un pays » sera bientôt suspendu aux résultats d’une élection particulièrement décisive. La France? Non, la Belgique, où la lutte entre Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon ou encore Jean-Luc Mélenchon attise les passions.

L’issue de la présidentielle, qui aura lieu les 23 avril et 7 mai, est attendue par les Belges, en particulier côté francophone, « comme si leur propre sort en dépendait », assure Henri Goldman, le rédacteur en chef de la revue « Politique ».

C’est que l’attrait pour la chose politique française, pour des Belges qui se perdent souvent dans les méandres de leur propre système fédéral, vire parfois à « l’obsession », observe M. Goldman, dont le magazine a publié en mars un numéro spécial sur la France sous le titre « Cette république que nous avons tant aimée ».

En Belgique, le Premier ministre émerge de délicates négociations entre une demi-douzaine de partis, qui peuvent durer des mois, après l’élection du Parlement au scrutin proportionnel. Au contraire de l’élection présidentielle française au suffrage universel direct.

En 2017, les multiples péripéties de la campagne renforcent encore la passion des Belges pour la politique française qui remonte à des décennies.

Election ‘par procuration’

« Les Belges entendent presque autant parler du ‘Penelopegate’ (qui met en cause le candidat conservateur François Fillon et son épouse Penelope) que de l’affaire Publifin », un scandale d’emplois présumés fictifs très complexe qui ébranle la classe politique wallonne depuis le début de l’année, souligne le rédacteur en chef de « Politique ».

Ainsi, lors de ses rassemblements à Paris et Marseille, le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon pouvait compter sur le soutien de la « Wallonie insoumise », dont des membres arboraient fièrement des drapeaux frappés d’un coq rouge sur fond jaune, symbole de la région francophone du sud du pays.

« En Belgique, on a l’impression qu’on ne sait jamais très bien ce qui va ressortir d’une élection. On a plus de mal à y voir clair qu’en France », explique à l’AFP Jean Faniel, directeur général du Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP).

Un intérêt qui pousse les médias belges à organiser leur couverture comme s’il s’agissait d’élections nationales, à grand renfort de directs, de reportages et d’envoyés spéciaux.

« Le public suit la présidentielle française de près, on en parle énormément. Il y a une espèce d’élection par procuration qui se joue », relève le correspondant à Paris de la télévision publique francophone RTBF, Pierre Marlet. (…)

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3 réflexions sur « Notre élection présidentielle »

  1. Pourquoi les Wallons adorent et suivent de près la présidentielle française ?

    Permettez-moi d’user et d’abuser du texte original car le mot  » Belge  » est trompeur et employé dans un sens qu’il n’a pas. Mais soit, les lignes bougent et les yeux se décillent.

    « Tout un pays » sera bientôt suspendu aux résultats d’une élection particulièrement décisive. La France? Non, mais la Wallonie, oui.

    L’issue de la présidentielle n’ est attendue ni par les Flamands ni par les Belges francophones, mais par les Wallons « comme si leur propre sort en dépendait ».

    C’est que l’attrait pour la chose politique française, pour les Wallons vire à « l’obsession » et les multiples péripéties de la campagne 2017 renforcent encore leur passion pour la politique française qui remonte à des décennies. ( Merci Monsieur Goldman, voilà une vérité.)

    Ainsi, lors de ses rassemblements à Paris et Marseille, le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon pouvait compter sur le soutien de la « Wallonie insoumise », dont des membres arboraient fièrement des drapeaux frappés d’un coq rouge sur fond jaune, symbole de leur Région. (Effectivement, personne n’a aperçu de bannière au Lion de Flandre et personne n’ a aperçu de drapeau aux couleurs germaniques du Belgium.)

    « Le public suit la présidentielle française de près, on en parle énormément. Il y a une espèce d’élection par procuration qui se joue », relève le correspondant à Paris de la télévision publique francophone RTBF, Pierre Marlet. (…)».( Merci Monsieur Marlet, voilà une seconde vérité.)

    Un intérêt tellement grandissant qui pousse les médias « francophones » du Belgium à organiser leur couverture comme s’il s’agissait d’élections nationales. ( Sentiraient-ils le vent tourner ??)

    En paraphrasant  » La Belle et la Bête », on pourrait écrire :  » Qui l’aurait cru ? Attendons de voir ce que cela donnera. Il y a quelque chose qu’hier encore n’existait pas ! »

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  2. Pourquoi cet attrait pour tout ce qui est francais ne se traduit.il
    pas dans les urnes ? Il est vrai que le seul parti rattachiste est
    en léthargie tout comme les mouvements wallons Wallomie libre
    etc…triste

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