L’analyse de Jules Gazon dans le Trends

Jules Gazon nous livre ci-dessous une analyse d’économiste. Cela veut-il dire que la Wallonie manque d’atouts ? Certainement pas ! J’en relèverai quelques-uns parmi d’autres :

  • la Wallonie gagne en thérapie cellulaire, en composites pour l’avion propre, en logistique;
  • la Wallonie est reconnue pour son excellence, nous sommes un district européen créatif;make wallonia 2
  • la Wallonie occupe une position géopolitique incomparable qui pourrait induire de grands travaux d’infrastructure comme la liaison fluviale Dunkerque-Bassin parisien-Bassin du Rhin avec ouverture vers le bassin du Danube et toute l’Europe de l’est;
  • la Wallonie est riche d’une main-d’œuvre qualifiée au talent reconnu et il en va de même dans le domaine culturel : nos artistes sont appréciés dans le monde de la francophonie et en France particulièrement;
  • la Wallonie permettrait à la France de réduire le différentiel qui la sépare de l’Allemagne et d’atteindre ainsi 70 millions de citoyens, ce qui ne serait pas sans effet sur un rééquilibrage de son influence en Europe;
  • la Wallonie jouit d’un patrimoine non négligeable qui s’intégrerait parfaitement dans celui de la France : l’accord signé entre le nouveau musée de Liège et le musée du Louvre en est une merveilleuse illustration;
  • la Wallonie peut être fière de ses infrastructures sociales, médicales (maisons médicales), de sa faculté vétérinaire et de ses hautes écoles ( infirmières, logopèdes, kinésithérapeutes …);
  • la Wallonie peut être fière de ses acquis en matière éthique et apporter là son expérience pour aider à pacifier des débats récurrents qui agitent la France…

trajectoires prospectivesRappelons aussi l’éditorial du quotidien « Le Soir » du 23 novembre 2013 intitulé « La Flandre veut-elle encore de la Belgique? ». Point d’ambiguïté dans la compréhension de la question sur la sécurité sociale  posée aux citoyens flamands (« Etes-vous pour ou contre sa scission? ») : POUR, répondent froidement 55 % des Flamands. Ces chiffres avaient le mérite de la clarté. Il serait suicidaire pour les Wallons de balayer ce résultat d’un revers de la main.

Paul D.

« Une Wallonie autonome, c’est la Grèce de 2009 »

02/06/16 à 12:16 – Mise à jour à 12:29

Source: Trends-Tendances 

Le jour où la Wallonie ne pourra plus compter sur la solidarité de la Flandre, ses dépenses publiques devront diminuer d’un quart, estime l’économiste de l’ULg Jules Gazon. Une Wallonie autonome ferait face à un déficit budgétaire aussi grand que celui de la Grèce en 2009.

Jules Gazon, professeur émérite en économie à l’Université de Liège, estime que les dépenses publiques wallonnes devront diminuer d’un quart si la Région ne peut plus compter sur la solidarité de la Flandre. Il a fait connaître ses chiffres la semaine dernière, lors d’un colloque à l’occasion du cinquantième anniversaire du Centre de coordination des organisations flamandes (Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen – OVV). Gazon était l’un des intervenants, aux côtés notamment du politologue Bart Maddens de la KU Leuven.

Outre le déficit public wallon, Gazon a ventilé le solde primaire fédéral – les recettes moins les dépenses sans les charges d’intérêt – régionalement. Cela revient à une sorte de régionalisation des comptes nationaux. Ensuite, il a divisé les intérêts de la dette publique entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles sur base du poids des Régions dans le PIB.

Sur base de cette clé de répartition, la Wallonie ferait face à un déficit budgétaire de 11,121 milliards d’euros, soit 12,37% du PIB. Gazon: « Une situation explosive. Le hasard veut que le déficit budgétaire d’une Wallonie indépendante serait comparable à celui de la Grèce au début de la crise de l’euro en 2009. Nous savons à quoi mène une telle chose: une hausse des intérêts sur la dette publique. Pour pouvoir rester dans la zone euro, la Wallonie devrait réaliser de vastes assainissements. »

« Du fait de la pression fiscale élevée déjà existante, des augmentations d’impôt seraient en réalité exclues », dit Gazon. « La seule solution serait une diminution drastique des dépenses publiques wallonnes. Une diminution de 25% s’imposerait. Cela signifie qu’on devrait lourdement élaguer dans les allocations et les salaires de la fonction publique. Dans un tel cas de figure, un climat quasi révolutionnaire naîtrait en Wallonie. Des allocations et des salaires plus bas pour le personnel de l’Etat affaibliraient la demande intérieure wallonne, ce qui rendrait une relance économique encore plus difficile. »

Immobilisme communautaire

Mais cela ne relève-t-il pas de l’utopie politique ? Le gouvernement fédéral opte pour un immobilisme communautaire. Il n’est plus question de scénario de scission. Si une nouvelle réforme de l’Etat arrivait, ce serait pour faire des pas dans la direction du confédéralisme. Cela conférerait une vaste autonomie aux Régions, mais il serait encore question d’une solidarité confédérale. Gazon n’est pas convaincu: « Une Belgique confédérale mettrait fin à la solidarité financière entre la Flandre et la Wallonie. Le Belgique deviendrait alors une enveloppe vide. »

Gazon voit l’éclatement du pays comme inévitable à terme. Dans l’intervalle, la Wallonie ne peut qu’essayer de réduire l’écart de richesse avec la Flandre. Selon Gazon, cet écart est beaucoup trop grand. Et il est une conséquence d’une politique économique wallonne néfaste.

L’économiste wallon a calculé que le PIB par habitant en Flandre est plus élevé de 37% par rapport à la Wallonie. La productivité flamande est 18% plus élevée et le taux d’activité de 16%.

Post-Belgique

Au cours de son exposé au colloque de l’OVV, Gazon a approfondi les scénarios possibles dans une perspective post-Belgique. Une Wallonie indépendante n’est selon lui pas viable économiquement parlant. Un scénario ‘wallo-bruxellois’, il le voit encore moins. Gazon: « Ils ne veulent rien savoir à Bruxelles. Et l’effort bruxellois pour aider à réduire le déficit budgétaire wallon serait insoutenable. »

Dans un scénario post-Belgique, Gazon ne voit qu’un seul avenir pour la Wallonie: le rattachement à la France. La seconde économie de la zone euro pourrait amortir le choc du rattachement de la Wallonie: « Le PIB français est après tout 4 fois plus grand que le wallon. Le déficit budgétaire wallon et la dette publique wallonne seraient proportionnellement divisés en quatre. »

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19 réflexions sur “ L’analyse de Jules Gazon dans le Trends ”

  1. En tant qu’ex-Bruxelloise pendant 54 ans, et habitant en France, je ne comprends pas cette insistance a absolument vouloir se rapprocher de la France. Quelle bêtise ce serait au point de vue économique.
    – Finit les allocations familiales pour un premier enfant, comme c’est actuellement en Belgique
    – La Taxe sur l’habitation pour les locataires et les propriétaires vous connaissez ? Calculée en fonction de la superficie et d’autres critères qui plombent le portemonnaie.
    – Le SMIC, vous connaissez ? Ici pas de règles de salaire en fonction de la commission paritaire à laquelle un(e) ou cadre, ou travailleur est affilié en Belgique.
    – Des petits appartements eu égards à ceux occupés en Belgique pour le même prix.
    Ce ne sont que quelques exemples qui me viennent en tête à l’instant.

    Le rattachement à la France accélérerait l’effondrement de la Wallonie.
    Ce n’est que mon avis. Je ne suis pas dans les comptes de la Région Wallonne. Sachez que ceux de la France sont vraiment en très mauvais état aussi.

    Je suis étonnée que la Wallonie compte sur la solidarité de la Flandre. Rien de tel que l’indépendance, seul, et essayer de s’en sortir. Je sais que le passé était florissant dans le Sud de la Belgique comme il le fut également au temps de Charles-Quint Le passé ne gouverne pas, c’est le présent.

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    1. L’analyse du Professeur Emérite d’économie de l’ULg, Jules Gazon, est partagé par de nombreux confrères, chiffres à l’appui.
      Il ne fait aucun doute que, malgré les moyens financiers mis à la disposition des plans « Marshall » et les subsides (objectif 1) de l’UE, l’économie wallonne ne montre aucun signe de redressement, depuis plus de quarante ans.
      La Flandre exporte 83% des biens de consommations et des équipements de la Belgique..
      D’autre part, si vous suivez les débats politiques belges, vous ne pouvez pas nier qu’une grande majorité de la population flamande pousse vers une scission du Pays (N-VA – l’aile droite du CD&V – Open VLD – Vlaamse Belang) et le fossé se creuse de plus en plus, sur le plan des mentalités et des ressources économiques.
      La population flamande se rend compte que les transferts « Nord-Sud » de +/- 7 Milliards €/an ne servent à rien et que la Flandre pourrait en faire un meilleur usage.
      En outre l’A.W.F et le groupe d’étude (GEWIF) prônent une « intégration » de la Wallonie à la France et non un « rattachement ».
      Mr. Lenain, ex-Haut Fonctionnaire français, explique parfaitement qu’une intégration permettrait l’obtention d’un statut spécifique, tout comme l’Alsace.

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    1. Merci pour ce lien. Bien que j’ai déjà fait le tour du site RWF, il est intéressant de relire la déclaration du Général du Gaulle (en cliquant sur « citations de personnalités ») qui fait presque office de prophétie sur l’état actuel de la Wallonie au sein de l’Etat belge (ou ce qu’il en reste)!!!

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  2. @Brindille 33

    et l’APL (aide au logement) vous connaissez??? Ca existe en France pas en Belgique. On a le « précompte immobilier » (ou impôt foncier) aussi en Belgique, prélevé sur le « revenu cadastral » (j’ai été propriétaire, je ne le suis plus, mais je m’en souviens…).
    En France, pas de mise en circulation et pas de taxe de roulage sur les véhicules (ils n’ont plus la vignette depuis longtemps).
    En France, plus de taxe sur le téléviseur (comme en Flandre d’ailleurs…). Et que dire de leurs offres multimédias (décodeur, ADSL, portable etc…), quand on compare les prix des opérateurs belges et français…
    En France, pour le même médicament (même nom, même dosage), vous le payez 2 à 3 fois moins cher qu’ici.
    Le budget du « panier de la ménagère » (un caddy rempli en Belgique et en France, y a pas photo) est beaucoup plus bas, qu’ici.
    Comparez également l’état des infrastructures routières et autoroutières. C’est l’jour et la nuit. Alors oui, on a l’éclairage et pas de péage, mais bon sang, on ferait mieux de mettre tout ça dans l’noir et de refaire des routes et autoroutes digne de ce nom. En France, certes ils payent (et encore pas partout…) mais au moins ils ont la qualité qui va avec (aire de repos, sanitaires, resto-routes, station-essence, réseau radio-traffic, etc…).
    Mon épouse qui est française et qui vit ici depuis 2012 pourrait vous le dire, ça fait 4 ans qu’elle compare…
    On aurait tout à gagner à devenir une région de France. Attention, je ne dis pas que la France est le paradis sur terre (ça n’existe nul part sauf là-haut, au ciel…), mais ça serait quand même toujours mieux qu’une Wallonie seule et appauvrie. Ca c’est certain!!!

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    1. Bonjour,
      Je répondrai à votre commentaire en revenant de Belgique, mardi prochain.
      Juste ceci, oui pour l APL vous avez raison. Pour les propriétaires en France, ils paient et le foncier ou P.I et par dessus le marché la taxe d’habitation. En Belgique que le foncier. J’ai vécu 54 ans en Belgique et vous y ajoutez 12 ans de vie jusqu’à ce jour à Bordeaux. Merci pour votre gentille participation, à bientôt. 🙂

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      1. En réalité, en Belgique, la taxe d’habitation – qui ne porte ce nom là – vous la payez via les centimes additionnels sur le précompte immobilier et les impôts communaux additionnels sur vos revenus (entre 5 et 7 % généralement). Et à Bruxelles, cerise sur la gâteau, vous payez en outre 1 % de taxe d’agglomération pour une agglomération qui n’existe plus depuis 1989. Evidemment, vous ne recevez pas de « facture » séparée pour les impôts locaux, mais vous les payez quand même.

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    2. @SamuelB – Exact, notamment sur le plan économique, où nos PME pourraient offrir leurs services de qualité, aux grands groupes industriels français, sans craindre l’étiquette de produits ou de services en provenance de l’étranger.
      Ayant travaillé dans le secteur Import – Export, je peux confirmer qu’une intégration de la Wallonie à la France serait une opération « Win – Win ».
      Les deux entités en sortiraient gagnantes.

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  3. D’abord un grand merci à M. Durieux d’avoir relayé ces analyses … gazonières.
    Je reste cependant étonné quand certains évoquent un « partage » du passif, après « négociations » bien entendu. Mais nous n’avons plus rien à négocier avec les Flamands que diable! La Belgique n’a jamais rien fait d’autre que rouler pour eux et ce depuis le début. Ce fut son rôle. La seule question en politique belge a toujours été: les Flamands sont-ils satisfaits? En a-t-on fait assez pour eux? Ne vont-ils pas se fâcher? La répartition de l’ardoise ne doit pas avoir, à mon sens, d’autre critère que le suivant: la Belgique s’est lourdement endettée pour équiper la Flandre, donc c’est à celle-ci de payer pour cet endettement, intérêts compris.
    Je terminerai par un exemple: ce jour le journal La Libre relaie complaisamment l’ironie lourde de Rik Torfs au sujet du bébé panda né en Wallonie; le forum n’est qu’un torrent d’insultes anti-wallonnes. Seul un lecteur (un des nôtres?) clame la vérité: Torfs est jaloux. Bêtement jaloux comme tous les contributeurs flamands du journal. Une réussite en Wallonie indispose ces messieurs. Et notre lecteur d’évoquer nos aéroports.
    P.S. Une semaine de la créativité wallonne avec le slogan « Make Wallonia » … hum, on peut réaliser plus créatif. Ah! Ces économistes! La fierté wallonne, c’est aussi sa langue.

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    1. Rendons à César ce qui lui appartient. Sauf grossière erreur de ma part, j’ai lu, probablement sur ce site ou sur un similaire, que la dette de la défunte Belgique ne devrait être prise en compte que si et seulement si, un héritier « borné » se déclare successeur du défunt royaume.
      Il est bien évident que nos « frères de Flandre » éviteront ce geste « ahurissant de bêtise ».
      Donc, si personne ne se revendique « héritier » de la défunte Belgique, les créanciers en seront pour leurs frais. En fait, comme en droit privé !
      Il semblerait qu’il n’existe aucune loi internationale pour imposer à la Flandre, à la Wallonie et même à la Région bruxelloise la succession de la défunte Belgique.
      En conclusion: sauf erreur monumentale de ma part, le problème n’existe que pour effrayer le bon peuple et surtout les Wallons et autres francophones attachés à la marâtre britannico-européenne.

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  4. @ Jemappes,
    J’ignorais que l’équivalent de 600 à 700 euros par ans étaient retirés à la source dans les impôts communaux. Je ne connaissais pas ce détail bien caché dans ceux-ci. Toutefois la taxe de l’agglomération Bruxelloise, puisque j’ai habité en Belgique jusqu’en 2004, pour éviter la fraude, celle-ci a été déplacée dans notre taxe à payer sur la télé-redevance ceci jusqu’à l’année de mon départ de Bruxelles. Depuis lors je ne sais si elle y est encore incluse ?

    @ Samuel
    La taxe télévision en France est incluse dans les impôts locaux. Pour le gsm ou tel mobile, en Belgique je paierai 15 euros pour une carte prépayée qui sera valable pendant un an sans que l’on me retire le numéro. En France, je paie 15 euros, et au bout du mois, perdus si pas commencés et je garde mon numéro pendant six mois.
    Pour la panier de la ménagère si vous restez dans le secteur Delhaize, oui. Si comme ma fille qui va chez Aldi, c’est bien aussi ou chez Colruyt où la viande est excellente et bien meilleure qu’en France, où pour avoir de la qualité vous devez vous rendre chez un boucher où vous paierez plein pot. Alors qu’en grande surface la qualité est bonne comme chez Auchan, mais moindre qu’en Belgique. Rien que pour une tranche de spiringhe ou en France appelé échine de porc, en Belgique la découpe est meilleure et moins chère, alors qu’ici en grande surface vous ne mangerez que pour la moitié du gras. Manger en France a un coût plus cher qu’en Belgique pour les mêmes produits équivalents et de même qualités.

    Pour les autoroutes, c’est la société Vinci, société privée qui gère essentiellement les restaurants etc….
    Quant aux routes, elles sont payantes c’est vrai, mais quel coût. Et les prix augmentent comme l’essence. Je vous suggère de prendre la Transeuropéenne, une des plus chère de France et qui traverse de l’Ouest à l’Est. La peau du K**
    Ici nous budgétisons et nous savons ce que nous payons en vacances lorsque nous nous déplaçons.
    Mais il est vrai que la E411 est complètement « naze », la E19 suit le même chemin ainsi que bien d’autres. Là je suis bien d’accord avec vous. A ce sujet une vraie catastrophe.

    En conclusion : Quel que soit le pays, l’Europe nous dirige chapeautée en cela par les E.U et la finance mondiale qui se réduit à quelques grosses fortunes.
    Merci de m’avoir lue 🙂

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    1. Ben j’viens de passer un week-end en France (dans ma belle-famille) et je peux vous dire que la viande du barbecue était extra (elle provenait de chez « Henri Boucher » qui est l’équivalent de nos boucheries « Reymans » à côté des Aldi). En terme de viennoiseries, pain et baguette, il faut bien avouer que les français nous donnent des leçons. Et que dire du vin!!! En revanche, côté bière, y a pas photo, on n’est vraiment mieux loti et on fait mieux les frites qu’eux! LOL
      Ceci dit, comme le souligne très bien LDW, le rattachement à la France va bien au-delà du côté « coût de la vie » ou comparaison de part et d’autre.
      Néanmoins, étant au chômage (en ce qui me concerne), mon épouse française, habitant donc en Belgique depuis 2012, m’a toujours dit qu’on s’en sortirait bien mieux en France, qu’ici, globalement!
      Merci pour vos réponses.

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      1. @ Samuel B
        Vous me confirmez bien qu’en achetant la viande chez Henri Boucher, c’est bien meilleur. Je n’en doute pas une seule seconde 🙂
        Le vin habitant Bordeaux il n’y a pas de photos 🙂
        Quant au chômage, je ne sais d’où vous avez eu vos informations, je ne sais si les chômeurs Français vous répondraient la même chose. Je n’ai jamais été chômeuse en France et temporairement en Belgique. J’ai recherché du boulot en France à cinquante ans, comme secrétaire générale. Hélas ici la région Bordelaise est sinistrée pour ce qui concerne ce métier là. Aujourd’hui je suis retraitée, puisque je vais avoir soixante-six ans. Au mois de septembre prochain un an. Quant au coût de la vie cela me semble essentiel.
        Sinon pour les problèmes communautaires, là j’y ai toujours été plongée en tant qu’habitante Bruxelloise. Et sincèrement les flamands m’ont toujours avec leur extrémisme à la noix pompé l’air, excusez moi de l’expression. Alors que je suis bilingue. Ils parlent flamand mais ne peuvent comprendre un néerlandais qui leur parle.
        Je comprends l’identité Wallonne, l’ethnie et la culture. En France, il y a ce genre de différence aussi, moins prononcée qu’entre le Nord et le Sud. Maintenant nous sommes à peu près sur les mêmes ondes avec la montée d’un autre extrémisme, trois fois hélas.

        Je suis d’accord avec vous qu’il y a un monde entre les flamands et les wallons, et même avec les Bruxellois. 🙂
        Je souris pour la Bruxelloise que je suis. 🙂
        En clair que voulez-vous dire par cette phrase ? : « L’entité belgicaine n’est pas une nation, mais le laboratoire de l’oligarchie. Ce laboratoire et son projet pervers doivent être stoppés, puis démantelés pour le bien des nations européennes. »

        Par la même occasion, j’irai lire le lien de LDW 🙂
        Merci pour votre réponse et votre gentillesse à bien vouloir échanger avec une ex-Bruxelloise bien imprégnée aujourd’hui des problèmes politiques français à la c**
        Bonne soirée à vous.

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      2. «L’entité belgicaine n’est pas une nation, mais le laboratoire de l’oligarchie. Ce laboratoire et son projet pervers doivent être stoppés, puis démantelés pour le bien des nations européennes.»

        Cette phrase n’est pas de moi. Désolé. Mais c’est intéressant de vous lire et également un peu de votre histoire. Vous avez plus ou moins le même âge que ma mère (si j’ai bien calculé vous êtes née en 1950, elle, est née en 1945). Ma maman a vécu 7 ans à Marseille et à Aix-en-Provence (fin des années 60) après avoir vécu 2 ans au Maroc, avant de revenir en Belgique pour marier mon père (1971) et de me donner naissance (1972). Dommage qu’ils (mes parents) ne soient pas repartis en France à cette époque là! Enfin, j’ai pris ma décision: si la Wallonie ne devait jamais devenir française, je le deviendrai seul (par mon mariage avec une française) et en allant m’y installer (chez les ch’tis MDR) plus tard, quand nos enfants auront tous quitter le foyer familial…d’ici, il y aura 2019 (élections et 7ème réforme de l’Etat)…

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  5. @Brindille33

    Le rattachement n’est pas une question de coût de la vie, mais d’identité, d’ethnie et de culture.

    Les Wallons (ou ce qu’il en reste) n’ont rien en commun avec les Flamands, ce sont deux sociétés complètement différentes…

    Quant à l’oligarchie dont vous parlez, son siège est à Brussel. Si les peuples européens ne résistent pas à l’emprise de cette ville, ils subiront le même sort que le peuple Wallon : ils disparaîtront dans un gloubiboulga multiculturel.

    L’entité belgicaine n’est pas une nation, mais le laboratoire de l’oligarchie. Ce laboratoire et son projet pervers doivent être stoppés, puis démantelés pour le bien des nations européennes.

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    1. Merci pour la lecture de cet article intéressant. Pour l’opéra il s’agit de la Muette de Portici. J’ai appris cela à l’école primaire à Bruxelles 🙂
      C’était pour mettre fin à la domination de l’époque des Néerlandais qui voulait s’installer à Bruxelles. Ils ont bien fait de les mettre dehors. C’était sans compter sur la construction d’un pays qui a eu bien des difficultés pour trouver un roi pour régner. Personne n’en voulait de ce trône lol
      Et c’est ainsi qu’un certain de Saxe Cobourg Gotha est arrivé en Belgique. Avant cela, la régence a été assurée par Monsieur Surlet de Chokier dont maman disait que c’était le personnage le moins connu pendant cette fameuse transition. Je n’en connaissais que la petite place de l’autre côté des boulevards en biais de la Place Madou.
      Ernest Renant dit ceci pour la nation : « qu’une nation repose à la fois sur un héritage passé, qu’il s’agit d’honorer, et sur la volonté présente de le perpétuer :
      « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. » »

      Et comme il a raison si l’on considère l’histoire de la Belgique ce petit pays qui n’a toujours été que sous domination d’autres empires, royautés (France), espagnoles avec Charles-Quint et ainsi de suite en retournant en arrière. La Belgique n’a jamais vraiment bien existé que sur papier en 1830, c’est à dire tout récemment.
      Lorsque j’étais petite, vivre en Belgique, du moins à Bruxelles était chouette et j’en ai des bons souvenirs pour ce qui concerne la vie dans la capitale. Je n’ai jamais rien connu d’autre. Mis à part Amsterdam, où là-bas je me sentais comme chez moi 🙂
      Mon père ouvrier, maman infirmière, nous vivions dans le bas de Forest-Bruxelles parmi les usines Volkswagen et cie. Nous n’étions pas très riches et mes parents galéraient pour que nous n’ayons pas trop faim. Je me souviens de la semoule d’avoine dans mon assiette, il n’y avait rien d’autre à manger. Ceci avant que maman retrouve un emploi. Avant cela il y eut les grandes manifestations de 1960, je m’en souviens, j’avais dix ans.
      Voilà une petite parenthèse de vie, de souvenirs.

      Après j’ai voté, et après, j’ai vu, j’ai observé et j’ai vu que tout était corrompu comme en France d’ailleurs. Faut pas croire qu’ici c’est mieux. Non, c’est pareil. Le pouvoir en place n’est là que pour s’en mettre plein les poches sur notre dos.

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