Charleroi: deux cents marcheurs en centre-ville

Marie Adam Publié le dimanche 07 juin 2015 à 19h22 – Mis à jour le lundi 08 juin 2015 à 10h55 sur le site de « La Libre ».

Hainaut

On a l’habitude de voir déambuler des marcheurs aux quatre coins de l’Entre-Sambre-et-Meuse à cette époque de l’année. Par contre, on s’attend moins à les retrouver dans les rues de Charleroi. Samedi, près de deux cents d’entre eux ont pourtant défilé dans le centre-ville, accompagnés des tambours et des fifres.

Ils portaient des costumes du premier et du second Empire. Les groupes étaient issus de Monceau-sur-Sambre, Jumet, Gosselies, Charleroi, Marcinelle ou encore Gilly Sart-Culpart. Le cortège a démarré de l’esplanade de la gare de Charleroi-Sud sur le coup de 14h et a rejoint la ville haute en passant par les Quais de Brabant, la rue de l’Ecluse, le parc Reine Astrid et la place Charles II.

Des salves à gogo

Vers 16h, les compagnies ont offert un bataillon carré et des tirs de salves sur la place du Manège. Cette marche avait pour but de commémorer le passage à Charleroi de l’empereur Napoléon, deux cents ans plus tôt, alors qu’il était en chemin vers Waterloo.

L’échevine en charge de l’animation et des fêtes Julie Patte (PS) voulait, par la même occasion, valoriser le folklore régional. « Des marches se déroulent un peu partout et certaines sont très bien implantées dans les quartiers. Je pense bien sûr à Jumet et sa Madeleine mais aussi à Gilly. Le but de cette manifestation est de faire rayonner les autres marches plus petites, de leur donner de la visibilité. »…

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3 réflexions sur “ Charleroi: deux cents marcheurs en centre-ville ”

  1. Un folklore politiquement peu intéressant.
    Mais j’attends le jour de la marche de St Walère, patron de mon village, dont on aime pas omettre de célébrer la fête ( 21 juin , à Gourdinne : bienvenue.
    Le mythe impérial est chez nous une réalité !
    Georges-Henry Simonis

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    1. « Un folklore politiquement peu intéressant », soit mais l’importance dans le cas présent est que ces marches et le souvenir français, napoléonien, demeurent et se montrent le plus souvent possible dans nos rues, nos villages, nos villes. Cela nourrit le souvenir, d’autant plus que ces faits n’existent pas chez nos voisins, au nord de la frontière, en Flandre (Brussel incluse).

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  2. Petit rappel, l’AFEW (Association franco-européenne de Waterloo dont un des but est de commémorer le sacrifice des troupes françaises en 1815 pour nos libertés) a érigé sur l’esplanade de la gare de Charleroi un monument : « Le tambour aux armés française »,

    http://archives.lesoir.be/le-monument-aux-armees-francaises-inaugure-sur-le-squar_t-19970919-Z0E7MJ.html

    C’est que, de la Révolution à la dernière guerre mondiale, c’est à huit reprises que les troupes républicaines ou impériales sont venues combattre sur notre territoire, en terre wallonne à deux exceptions près : Jemappes (1792), Fleurus (qui jettera les bases de l’administration du pays en 1794), Ligny (la dernière victoire en 1815), Waterloo (la défaite deux jours plus tard), Louvain (1831) et Anvers (1832), qui scellèrent (provisoirement j’espère !) l’indépendance de la Belgique face aux Hollandais, Charleroi (en 1914, qui permit de préparer et d’assurer la défense de Paris depuis la Marne) et Gembloux en 1940.

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