Conférence-débat en Brabant wallon

Rappel :

Nous tenons à vous rappeler la tenue d’une conférence-débat qu’organise l’AWF le mardi 20 mai 2014 dès 19.00 à l’auditoire du motel Nivelles-Sud, 22, Chaussée de Mons à 1400 Nivelles.

Thème : Wallonie-France : une question de survie ?

Prendront la parole : Paul Durieux, président de l’ AWF

Javaux-RonvauxClaude Javeau, professeur émérite de sociologie à l’ULB, auteur du livre « La France doit-elle annexer la Wallonie ? »

Marc Ronvaux, juriste et écrivain, auteur du livre « Français, Wallons, manuel de survie ».

La conférence  est ouverte à tout citoyen intéressé par l’avenir de la Wallonie. Elle sera suivie du verre de l’amitié et, sur réservation, d’un lunch convivial. En ce qui concerne ce dernier, vous aurez le choix entre :

1. le cabillaud sauce beurre blanc

2. suprême de volaille sauce provençale

3. steack tartare

Ces 3 plats seront accompagnés de légumes saisonniers et/ou de frites selon votre désir.

Le prix pour cette restauration sera de 15 € boisson non comprise.

Si vous souhaitez participer au repas, la réservation sera effective après versement de la somme de x X 15 € selon le nombre de participants sur le compte IBAN n° BE26 0682 4499 3129 de l’AWF à 4130 Esneux pour le 19 mai au plus tard avec en communication 1, 2 ou 3 selon le plat choisi.

Pour des raisons d’organisation, nous vous prions de bien vouloir nous communiquer votre présence en vous adressant à Paul Durieux par courriel (pauldurieux2003@yahoo.fr) ou par téléphone mobile (0476 654 329) ou fixe (04 263 69 17). Merci d’avance.

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9 réflexions sur “ Conférence-débat en Brabant wallon ”

  1. Merci !

    En marge, il y a un autre combat tout aussi important dont le Gouvernement wallon devrait se saisir d’urgence, celui de la « rente » (en réalité une dette de guerre perpétuelle) que nous versons à ce descendant (indirect !) d’un des vainqueurs de Waterloo à l’instigation de Guillaume des Pays Bas, ci-devant roi de hollandos-belges de 1815 à 1830 et qui n’a jamais été remise en question.
    J’en parle dans ce billet : http://www.claude-thayse.net/article-rente-nucleaire-et-la-rente-wellington-72786963.html

    Pour mémoire, c’est en 1815 que le roi Guillaume des Pays-Bas a accordé à Arthur, duc de Wellington, le titre de prince de Waterloo, ainsi qu’une dotation de vingt mille florins-or garantie par 1.083 hectares de bois situés en Brabant wallon et en Hainaut, d’anciens domaines de l’abbaye de Nivelles «laïcisés» lors de la réunion de nos régions à la France. A une dizaine de kilomètres du champ de bataille proprement dit, ce dernier étant morcelé en propriétés privées. La dotation prend la forme juridique d’un majorat – dit curieusement… « Napoléonien » – qui s’apparente à un usufruit : l’Etat étant le « nu-propriétaire », mais le prince percevant le « fruit » du terrain.
    En 1817, le duc obtient l’autorisation de faire défricher ces bois pour les transformer en terres agricoles. Les Pays-Bas s’engagent à verser une rente en échange du produit de la vente des bois. Placée, cette somme rapporte 80.106 FB d’intérêt au duc, puis 81.128 FB suite à cinq petites expropriations. La Belgique ayant repris les engagements des Pays-Bas, et la rente n’ayant jamais été indexée, cette somme a été inscrite annuellement au budget de l’État jusqu’en 1987…
    Arthur Valerian Wellesley, duc de Wellington et descendant indirect du vainqueur de la bataille de Waterloo, a renoncé, par un acte intervenu en 1989, à la rente annuelle de 81.128 FB que lui versait l’État belge. En contrepartie, l’Etat belge lui cédait pour sa part vingt-cinq hectares de terres agricoles, quelque part entre Houtain-le-Mont et le parc industriel de Nivelles. Ces vingt-cinq hectares, l’État les a choisis parmi le millier d’hectares affectés à la «dotation Wellington».

    Si le duc a certes renoncé à sa rente, il conserve donc son majorat. Les fermages lui rapportant près de 125.000 € par an…
    Somme dérisoire me direz-vous ? Voire ! Moyennant une proposition décrétale protégeant les droits des locataires, la Division du Patrimoine de la Région wallonne – par exemple – en aurait certainement l’usage.
    Le problème se situe à un autre niveau.
    L’Allemagne a fini de payer les conséquences financières du traité de Versailles suite à sa défaite durant la guerre 1914-1918 le 3 octobre 2010 (*). Si on peut comprendre que la Belgique naissante, création anglaise, se soit sentie obligée de reprendre à son compte (ou plutôt à celui de ses contribuables) les engagements du roi des Hollandais, devons-nous continuer à entretenir le descendant – indirect – du vainqueur d’une bataille qui n’a été que « la date stupéfaite de la Liberté » comme l’écrivit Victor Hugo dans « Les misérables » (**) ?

    Qu’attendent nos dirigeants pour dénoncer cette anomalie qui dure depuis près de 200 ans ?

    (*) C’est à vérifier, mais je pense qu’il n’y a pas de dette liée à la guerre de 1939-1945, tout simplement parce qu’il n’y a pas eu de traité de paix en 1945, mais seulement un armistice (qui n’est qu’un arrêt des combats, pas un arrêt de l’état de guerre…). Il y a eu des dédommagements…

    (**) « (…) Pour nous, Waterloo n’est que la date stupéfaite de la liberté. Qu’un tel aigle sorte d’un tel œuf, c’est à coup sûr l’inattendu.
    Waterloo, si l’on se place au point de vue culminant de la question, est intentionnellement une victoire contre-révolutionnaire. C’est l’Europe contre la France, c’est Pétersbourg, Berlin et Vienne contre Paris, c’est le statu quo contre l’initiative, c’est le 14 juillet 1789 attaqué a travers le 20 mars 1815, c’est le branle-bas des monarchies contre l’indomptable émeute française. Eteindre enfin ce vaste peuple en éruption depuis vingt-six ans, tel était le rêve. Solidarité des Brunswick, des Nassau, des Romanoff, des Hohenzollern, des Habsbourg, avec les Bourbons. Waterloo porte en croupe le droit divin. Il est vrai que, l’empire ayant été despotique, la royauté, par la réaction naturelle des choses, devait forcément être libérale, et qu’un ordre constitutionnel à contrecœur est sorti de Waterloo, au grand regret des vainqueurs.

    C’est que la révolution ne peut être vraiment vaincue, et qu’étant providentielle et absolument fatale, elle reparaît toujours, avant Waterloo, dans Bonaparte jetant bas les vieux trônes, après Waterloo, dans Louis XVIII octroyant et subissant la charte. Bonaparte met un postillon sur le trône de Naples et un sergent sur le trône de Suède, employant l’inégalité à démontrer l’égalité; Louis XVIII à Saint-Ouen contresigne la déclaration des droits de l’homme. Voulez-vous vous rendre compte de ce que c’est que la révolution, appelez-la Progrès; et voulez-vous vous rendre compte de ce que c’est que le progrès, appelez-le Demain. Demain fait irrésistiblement son œuvre, et il l’a fait dès aujourd’hui. Il arrive toujours à son but, étrangement. Il emploie Wellington à faire de Foy, qui n’était qu’un soldat, un orateur. Foy tombe à Hougoumont et se relève à la tribune. Ainsi procède le progrès. Pas de mauvais outil pour cet ouvrier-là. Il ajuste à son travail divin, sans se déconcerter, l’homme qui a enjambé les Alpes, et le bon vieux malade chancelant du père Elysée. Il se sert du podagre comme du conquérant; du conquérant au dehors, du podagre au dedans. Waterloo, en coupant court à, la démolition des trônes européens par l’épée, n’a eu d’autre effet que de faire continuer le travail révolutionnaire d’un autre côté. Les sabreurs ont fini, c’est le tour des penseurs. Le siècle que Waterloo voulait arrêter a marché dessus et a poursuivi sa route. Cette victoire sinistre a été vaincue par la liberté. (…) »

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  2. Un membre du R.W.F. présentera une nouvelle fois sa planche sur l’Histoire du courant rattachiste. Il s’agit d’une tenue fermée à la Loge Victor Horta (Or. Villers-la-Ville) le mardi 6 mai à Nivelles à 20h (GLB). Bienvenue aux F.

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    1. Voici un résumé assez fidèle de la planche en question. Beaucoup d’approximations, d’omissions et quelques adaptations pour coller aux options politiques du frère en question dont il faut malgré ça saluer le travail de recherche, lui qui n’est manifestement ni historien, ni Wallon.
      Ceux qui connaissent un peu d’histoire du Mouvement wallon en seront restés sur leur faim.
      http://WWW.rwf.be/?p=5005

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      1. Wallon en tant qu’adjectif ne s’écrit pas avec une majuscule. Je ne vois rien de constructif dans cette intervention de SEB.
        Je le remercie de me faire part de ses remarques ou corrections via Paul Durieux.
        Note : l’auteur de la planche en question est bien wallon. La statue de son ancêtre se trouve sur les hauteurs de Liège…

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  3. Il serait intéressant de « plancher » un jour sur les causes du déclin accéléré du courant rattachiste en Wallonie dans la seconde moitié du XXème siècle à partir de 1960 jusqu’à nos jours…

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    1. Les causes: lanterné, trompé et trahi par certains congressistes wallons qui en 1945 suggérèrent de rester calme et de passer par toutes les étapes transitoires « raisonnables » qui finalement virent le démantèlement et la paupérisation de la Wallonie au bénéfice de la Flandre cachée derrière son avatar Belgique. En somme, rien de nouveau depuis 18630, année de la prise de pouvoir par la bourgeoisie belge francophone du brabant, des Flandres, d’Anvers et du Limbourg !
      Les excuses des Wallons: le Roi, le drapeau, la bible (pour les uns) et les lois sociales, sans oublier l’index (pour les autres) !

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      1. Avez-vous eu la curiosité de retrouver la liste – édifiante – des congressistes de 1945 qui ont été « raisonnables » ?
        Liste édifiante surtout par leur localisation…

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  4. Bien certainement, Monsieur Daly, d’ailleurs il me semble honnête de conseiller aux lecteurs de « moins de vingt qui ne peuvent pas connaître ces congressistes » de lire le site de l’Institut Destrée au chapitre Congrès National Wallon(1945). De toutes les réussites wallonnes, l’étoile la plus brillante dans la nuit actuelle s’appelle la mémoire de l’Institut Destrée.

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