Extension de la zone protégée du champ de bataille de Waterloo

Nous relayons bien volontiers l’appel à pétition de notre ami Claude Thayse.

Chers Amis,

Puis-je compter sur vous tous pour diffuser cette pétition auprès de vos membres. Nous avons une occasion unique de mieux protéger le champ de bataille de Waterloo en soutenant ce projet, saisissons-la !

carte bataille WaterlooPétition de soutien au projet d’extension de la zone historique protégée du champ de bataille de Waterloo.

https://www.lapetition.be/en-ligne/Soutien-au-projet-d-extension-de-la-zone-historique-protegee-du-champ-de-bataille-de-Waterloo-14388.html

Je soutiens le projet de la Région wallonne d’étendre la zone historique protégée du champ de bataille de Waterloo. Grâce à la loi du 26 mars 1914, la zone des combats entre Français et Alliés hollando-britanniques a pu être protégée et a pu conserver son aspect de 1914. Je soutiens le nouveau projet de la Région wallonne d’agrandir ce périmètre en englobant les zones des combats franco-prussiens, tout aussi importantes pour l’Histoire et essentielles pour la préservation de la mémoire.

Si la loi de 1914 protégeait déjà 545 hectares, le projet actuel vise à en protéger presque le double (1.193 ha), principalement à Plancenoit, une zone qui n’est pas protégée.

L’objectif est d’assurer la lisibilité et donc la compréhension des mouvements des armées en présence, en sauvegardant le paysage et en lui conservant autant que possible sa vocation agricole.

Tout ce qui était permis le restera, les délais étant parfois un peu plus longs pour obtenir les autorisations demandées.

Lien court : https://14388.lapetition.be/

Merci d’avance !

Claude Thayse

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Une réflexion sur “ Extension de la zone protégée du champ de bataille de Waterloo ”

  1. Merci !

    En marge, il y a un autre combat tout aussi important dont le Gouvernement wallon devrait se saisir d’urgence, celui de la « rente » (en réalité une dette de guerre perpétuelle) que nous versons à ce descendant (indirect !) d’un des vainqueurs de Waterloo à l’instigation de Guillaume des Pays Bas, ci-devant roi de hollandos-belges de 1815 à 1830 et qui n’a jamais été remise en question.
    J’en parle dans ce billet : http://www.claude-thayse.net/article-rente-nucleaire-et-la-rente-wellington-72786963.html

    Pour mémoire, c’est en 1815 que le roi Guillaume des Pays-Bas a accordé à Arthur, duc de Wellington, le titre de prince de Waterloo, ainsi qu’une dotation de vingt mille florins-or garantie par 1.083 hectares de bois situés en Brabant wallon et en Hainaut, d’anciens domaines de l’abbaye de Nivelles «laïcisés» lors de la réunion de nos régions à la France. A une dizaine de kilomètres du champ de bataille proprement dit, ce dernier étant morcelé en propriétés privées. La dotation prend la forme juridique d’un majorat – dit curieusement… « Napoléonien » – qui s’apparente à un usufruit : l’Etat étant le « nu-propriétaire », mais le prince percevant le « fruit » du terrain.
    En 1817, le duc obtient l’autorisation de faire défricher ces bois pour les transformer en terres agricoles. Les Pays-Bas s’engagent à verser une rente en échange du produit de la vente des bois. Placée, cette somme rapporte 80.106 FB d’intérêt au duc, puis 81.128 FB suite à cinq petites expropriations. La Belgique ayant repris les engagements des Pays-Bas, et la rente n’ayant jamais été indexée, cette somme a été inscrite annuellement au budget de l’État jusqu’en 1987…
    Arthur Valerian Wellesley, duc de Wellington et descendant indirect du vainqueur de la bataille de Waterloo, a renoncé, par un acte intervenu en 1989, à la rente annuelle de 81.128 FB que lui versait l’État belge. En contrepartie, l’Etat belge lui cédait pour sa part vingt-cinq hectares de terres agricoles, quelque part entre Houtain-le-Mont et le parc industriel de Nivelles. Ces vingt-cinq hectares, l’État les a choisis parmi le millier d’hectares affectés à la «dotation Wellington».

    Si le duc a certes renoncé à sa rente, il conserve donc son majorat. Les fermages lui rapportant près de 125.000 € par an…
    Somme dérisoire me direz-vous ? Voire ! Moyennant une proposition décrétale protégeant les droits des locataires, la Division du Patrimoine de la Région wallonne – par exemple – en aurait certainement l’usage.
    Le problème se situe à un autre niveau.
    L’Allemagne a fini de payer les conséquences financières du traité de Versailles suite à sa défaite durant la guerre 1914-1918 le 3 octobre 2010 (*). Si on peut comprendre que la Belgique naissante, création anglaise, se soit sentie obligée de reprendre à son compte (ou plutôt à celui de ses contribuables) les engagements du roi des Hollandais, devons-nous continuer à entretenir le descendant – indirect – du vainqueur d’une bataille qui n’a été que « la date stupéfaite de la Liberté » comme l’écrivit Victor Hugo dans « Les misérables » (**) ?

    Qu’attendent nos dirigeants pour dénoncer cette anomalie qui dure depuis près de 200 ans ?

    (*) C’est à vérifier, mais je pense qu’il n’y a pas de dette liée à la guerre de 1939-1945, tout simplement parce qu’il n’y a pas eu de traité de paix en 1945, mais seulement un armistice (qui n’est qu’un arrêt des combats, pas un arrêt de l’état de guerre…). Il y a eu des dédommagements…

    (**) « (…) Pour nous, Waterloo n’est que la date stupéfaite de la liberté. Qu’un tel aigle sorte d’un tel œuf, c’est à coup sûr l’inattendu.
    Waterloo, si l’on se place au point de vue culminant de la question, est intentionnellement une victoire contre-révolutionnaire. C’est l’Europe contre la France, c’est Pétersbourg, Berlin et Vienne contre Paris, c’est le statu quo contre l’initiative, c’est le 14 juillet 1789 attaqué a travers le 20 mars 1815, c’est le branle-bas des monarchies contre l’indomptable émeute française. Eteindre enfin ce vaste peuple en éruption depuis vingt-six ans, tel était le rêve. Solidarité des Brunswick, des Nassau, des Romanoff, des Hohenzollern, des Habsbourg, avec les Bourbons. Waterloo porte en croupe le droit divin. Il est vrai que, l’empire ayant été despotique, la royauté, par la réaction naturelle des choses, devait forcément être libérale, et qu’un ordre constitutionnel à contrecœur est sorti de Waterloo, au grand regret des vainqueurs.

    C’est que la révolution ne peut être vraiment vaincue, et qu’étant providentielle et absolument fatale, elle reparaît toujours, avant Waterloo, dans Bonaparte jetant bas les vieux trônes, après Waterloo, dans Louis XVIII octroyant et subissant la charte. Bonaparte met un postillon sur le trône de Naples et un sergent sur le trône de Suède, employant l’inégalité à démontrer l’égalité; Louis XVIII à Saint-Ouen contresigne la déclaration des droits de l’homme. Voulez-vous vous rendre compte de ce que c’est que la révolution, appelez-la Progrès; et voulez-vous vous rendre compte de ce que c’est que le progrès, appelez-le Demain. Demain fait irrésistiblement son œuvre, et il l’a fait dès aujourd’hui. Il arrive toujours à son but, étrangement. Il emploie Wellington à faire de Foy, qui n’était qu’un soldat, un orateur. Foy tombe à Hougoumont et se relève à la tribune. Ainsi procède le progrès. Pas de mauvais outil pour cet ouvrier-là. Il ajuste à son travail divin, sans se déconcerter, l’homme qui a enjambé les Alpes, et le bon vieux malade chancelant du père Elysée. Il se sert du podagre comme du conquérant; du conquérant au dehors, du podagre au dedans. Waterloo, en coupant court à, la démolition des trônes européens par l’épée, n’a eu d’autre effet que de faire continuer le travail révolutionnaire d’un autre côté. Les sabreurs ont fini, c’est le tour des penseurs. Le siècle que Waterloo voulait arrêter a marché dessus et a poursuivi sa route. Cette victoire sinistre a été vaincue par la liberté. (…) »

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