Le projet de la N-VA pour la Belgique

Sur le site du « Vif-L’Express », Bart Maddens, politologue à la KUL, proche du mouvement flamand et tête pensante de la N-VA démontre que les élections de mai 2014 seront d’une importance exceptionnelle pour l’avenir de la Flandre, de la Wallonie, de Bruxelles et …de la Belgique. Ne pas écouter ce qu’il dit serait une erreur pour nous, Wallons et Bruxellois. Nous sommes loin ici d’effets d’annonce, d’une communication politicienne.

La N-VA a un projet clair pour la Flandre, tout ce qui manque à la Wallonie et à Bruxelles pour leur région respective. Une fois de plus, c’est la N-VA qui imprime de son empreinte   la campagne électorale, mais aussi la politique belge. C’est une fois de plus au nord que va se définir la politique qui nous concernera. Et les partis flamands vont se positionner en fonction du projet de la N-VA. (Paul D.)

Bart MaddensLa N-VA propose une Belgique à deux avec des Bruxellois forcés à choisir la Flandre ou la Wallonie en ce qui concerne les matières personnalisables comme la culture, l’enseignement ou la sécurité sociale. Est-ce une vision plus cohérente de la Belgique, selon vous?            En tout cas, ce que veut la N-VA est désormais clair. On a souvent dit par le passé qu’elle ne savait pas réellement ce qu’était le confédéralisme, qu’il s’agissait d’un slogan ou encore qu’elle n’avait pas de solution pour Bruxelles. Et c’était effectivement le cas dans le programme de 2010, qui était très flou. Il y a désormais de la clarté.

La N-VA s’inspire du modèle européen, avec un Conseil belge en lieu et place du gouvernement fédéral…                                                                                                Oui, c’est très clair, je n’ai jamais vu de projet aussi détaillé au sujet de l’avenir de la Belgique. C’est bien plus détaillé, par exemple, que les cinq résolutions qui avaient été adoptées par le parlement flamand en 1999. On peut y être favorable ou non, mais on ne peut pas nier que cela soit précis.

Du côté francophone, on considère cette vision comme très radicale. Et les autres partis flamands n’y sont globalement pas favorables non plus.              En ce qui concerne la radicalité du projet, je serai nuancé. Il y a effectivement une série de propositions qui sont assez radicales parce qu’elles touchent aux racines du problème.

Par exemple?
La suppression la Constitution belge au profit d’un traité constitutionnel entre les entités fédérées, la disparition des élections fédérales, seuls les parlements régionaux étant directement élus, ou encore la scission pure et simple de la sécurité sociale, ce sont effectivement des propositions radicales. Franchement, je ne m’attendais pas à un projet qui approche à ce point un pur modèle confédéral.
Mais d’un autre côté, ce que la N-VA propose n’est pas non plus si révolutionnaire que cela. Cela s’inscrit dans la ligne de la pensée flamande au sujet de la réforme de l’Etat depuis les cinq résolutions du parlement flamand de 1999. (…)

Pour découvrir l’intégralité de cet entretien, il suffit de cliquer ici.

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