Un discours pour la Wallonie

drapeau wallonHier, Rudy Demotte s’est adressé aux forces vives de Wallonie avec l’envie de les mobiliser. « Il faut agir plus vite car l’urgence économique est là. Je crains que l’opinion publique soit en déphasage total par rapport aux risques que nous courons. » Cette crainte est rapportée par le journal Le Soir (lien), sans plus. Mais que font réellement la classe politique et les médias pour sortir l’opinion publique wallonne de son « déphasage total » ?

Ces « bons vœux » que le Ministre-Président de la Wallonie adresse chaque année aux « représentants patronaux, syndicaux, de l’administration, des sociétés publiques, etc », cela s’apparente à un exercice de style. Pourtant, Rudy Demotte insiste autant qu’il peut : ce ne sont pas des mots qu’il veut mais des actes.

Crédible ? A chacun d’en juger. Voici la fin du discours qui doit mobiliser la Wallonie :

L’année 2013 sera capitale pour notre Région.demotte, bons voeux Les actes que nous allons poser seront déterminants pour l’avenir. Un avenir qui sera fait de toujours plus de responsabilités. Responsabilité financière, bien sûr, avec cette balise, très proche, qu’est 2022 et l’entrée en vigueur d’une loi de financement réformée dans cet esprit.
Mais je dirais, responsabilité au sens le plus large du terme puisque cette dimension budgétaire se traduit immédiatement dans toutes les autres… Avec pour référence la seule véritable autonomie, celle qui impose de vivre de ses propres forces, de ses efforts et de ses talents.
Pour ce faire, les autres aspects de la réforme de l’État doivent être perçus comme le moyen d’acquérir des outils supplémentaires pour poursuivre et renforcer notre développement. Parce que notre redressement a commencé avec et grâce à la régionalisation, lorsque nous avons pu faire de la Wallonie notre priorité et définir des politiques adaptées à sa réalité. (…)
Dans ce contexte, je me réjouis de voir les positions s’exprimer, dans le respect, autour de ce débat essentiel que j’entends aborder sur un mode pragmatique, avec pour guide l’efficacité et le service aux citoyens. (…)
Mesdames, Messieurs,
L’anthropologue et sociologue visionnaire Gustave Le Bon a écrit :
« Les volontés précaires se traduisent par des discours, les volontés fortes par des actes ».
Si je cite cette formule, ce n’est pas pour relativiser la portée de cette intervention mais, bien au contraire, pour la placer dans son contexte… Directement dans le fil de l’action que nous menons depuis des années, et qui a fait ses preuves… Mais aussi en amorce à l’action que nous poursuivons, que nous renforçons et que nous déploierons avec toujours plus d’efficacité dans les jours, les mois et les années à venir.
Une des caractéristiques de la dynamique Horizon 2022 est, en cela, de tirer parti des acquis et des enseignements de tout ce qui précède, pour définir des actions immédiates mais aussi baliser le terrain à long terme.
C’est dans cet esprit que je me trouve, avec les gouvernements, suivant la très juste formule de Mitterrand pour qui :
« L’homme politique s’exprime d’abord par ses actes ».
D’où l’importance de nous investir tous dans la stratégie que nous définissons ensemble, pour la mener à bien, pour le bien-être de notre population.
Au travail, donc, pour cette année capitale pour notre avenir.

Pour l’intégralité du discours de Rudy Demotte : ici.

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3 réflexions sur “ Un discours pour la Wallonie ”

  1. « Les volontés précaires se traduisent par des discours, les volontés fortes par des actes ».
    Demotte nous a tellement abreuvé de discours, au lieu d’actes, que nous voilà tous dans le précaire. Demotte craint moins la Flandre qu’une réaction brutale de la population wallonne, par lui chloroformée, plongée brusquement dans un désastre social depuis longtemps annoncé.
    Par contre deux fortes volontés, Reynders et Onkelinckx, s’apprêtent à engager un dialogue, l’un avec la NVA, l’autre avec Peeters. Cette course vers la België confédérée n’annonce rien de bon pour la Wallonie d’autant plus qu’elle devra encore se saigner pour Bruxelles, la capitale de la Flandre. Les rodomontades de la « rouge de Lasne » ne changeront rien; Peeters l’a déjà prévenue.
    J’espère que la mainmise liégeoise sur Bruxelles va réveiller une volonté régionaliste bruxelloise refusant autant la Flandre que la Wallonie. Ce serait notre seule porte de sortie sans trop de casse parce que nous ne tenons qu’une carte joker: celle d’être le principal client du commerce extérieur flamand.

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