Liège au cœur de Paris

Liège, « ce petit coin de France perdu en Belgique », selon les mots d’Alexandre Dumas, s’est installée à Paris dès les premiers mois de la Grande Guerre, quand la station de métro « Berlin » a été rebaptisée au profit d’une ville dont la résistance à l’attaque allemande était plus forte que prévu.

Le gouverneur de la province de Liège, Michel Forêt, dont on connaît la fibre liégeoise, wallonne et francophile, attache la plus grande importance à cette vitrine du pays de Liège à Paris. La décoration de cette station de métro à nulle autre pareille vient d’être enrichie pour que ne cesse jamais le voyage imaginaire entre Liège et Paris.

Voir, à ce sujet, la vidéo postée sur le site du Soir et l’article publié sur le site de la RTBF.

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4 réflexions sur « Liège au cœur de Paris »

  1. La « Belgique » ne s’attendit pas au sacrifice des Wallons en 1914 (pas plus qu’en 1940). La résistance opiniâtre des forts de Liège permit à l’armée française de se positionner en bouclier de Paris. A cet effet, il serait « bien aimable » à la RT(B)F de ne pas éluder la bataille de Charleroi ni la volonté allemande de déplacer les populations romanes au-delà de la rive gauche de la Meuse. Il s’agissait de germaniser la rive droite de ce fleuve. La noblesse allemande rêvait de replacer la France dans les frontières de 843 d’où, notamment, la boucherie de Verdun.

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  2. Ace propos,je viens de terminer le livre sur la bataille de Charleroi, de Damien Baldin et Emmanuel Saint-Fuscien, paru en 2012 aux éditions Tallandier dans la collection l’histoire en Bataille.
    Si le récit du sacrifice de tant de valeureux pioupious chtis, ardennais,champagnards,normands ou bretons glace le sang, il est d’autres pages sur l’accueil fait par les Wallons à leurs libérateurs qui réchauffent le cœur.
    Pour les auteurs de cette ouvrage (page 56): «l ‘accueil de la population wallonne est grisant. La guerre, tout d’un coup, réactive le mythe du soldat républicain, héritier de l’armée de Sambre et Meuse. Tous se sentent des soldats que le rite de l’accueil transforme en libérateurs, mot qui revient souvent sous la plume de nos témoins à propos de la traversée des premiers villages belges et des populations réunies pour fêter leur passage. »
    Voici certains de ces témoignages :
    « Nous sommes en Belgique, se dresse un petit village d’où part à notre approche une rumeur grandissante, un chant vibrant scandé vigoureusement, c’est au cri de la Marseillaise que nous accueillent tous les habitants de la contrée, réunis à la porte même de leur pays , pour nous souhaiter la bienvenue(… ). Tout le peuple se joint au chœur, les femmes, les enfants aux voix grêles, les vieillards eux-mêmes. Ceux que nous dépassons nous suivent en courant jusqu’à la place, où le chant s’arrête et mille cris de : « Vive la France, vivent le Français retentissent. »
    « Dans la foule chacun nous apporte ce que sa fortune lui permet d’offrir, et souvent au delà . »
    Christian Mallet,soldat au 22e régiment de dragon de Reims.
    Gaston Top, de Loon, médecin au 27e régiment d’artillerie de campagne, avoue « très ému » :
    « Nous pressons nos montures, ivres de gloire et de plaisir, nous croyant déjà des héros ; les enfants des écoles, rangés le long des rues crient « vivent la France » 
    Charles de Gaulle, de Lille, lieutenant au 33e régiment d’infanterie, résume : «Accueil enthousiaste des Belges. On nous reçoit comme des libérateurs. » 
    Si, exception faite de Dallemagnette , nous connaissons nos frères, le soldat du kaiser sait reconnaître son ennemi : Dinant, Tamines et de trop nombreuses cités wallonnes feront la triste expérience des représailles teutonnes.
    Gageons que la commémoration flamando-belgicaine que l’on nous prépare pour le centenaire de la grande guerre, tentera de nous faire oublier ces heures aussi douloureuses que glorieuses.
    Albert le dernier ne répétera pas les paroles de son aïeul, le roi-chevalier :  « La France, ce noble pays  qu’on trouve toujours dans l’histoire associée aux causes justes et généreuses, vole à notre secours » .
    Puisse un jour une autorité wallonne qui aura toutes les apparences de la légitimité les prononcer.

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  3. Quand on voit ce que 180 ans de Belgique ont fait d’une ville comme Liège, au rayonnement culturel et économique immense jusqu’en 1830 … C’est à pleurer.

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