La rentrée politique 2012 de l’AWF

 Georges-Henri SIMONIS

L’Alliance Wallonie France, qui n’est pas un parti politique mais un mouvement de citoyens, entend néanmoins sacrifier au rite de la rentrée politique, après le temps de recul, de lectures, et de réflexions qu’autorisent généralement les vacances d’été. Elle entend aussi se pencher sur l’actualité politique de cette rentrée.

L’AWF pensait s’exprimer et réunir ses membres à l’occasion des fêtes de Wallonie qui lui tiennent particulièrement à cœur. Plusieurs évènements importants la conduisent à reporter cette rentrée après les élections communales du 14 octobre 2012.

Les élections communales : elles occupent entièrement le terrain médiatique et ont des enjeux importants.

Côté nord, l’AWF entend sans surprise les propos de la N-VA qui illustrent la persistance de la volonté d’autonomie de la région flamande. L’élection à Anvers a une dimension particulièrement emblématique, mais elle ne masque pas les lignes de forces fondamentales du mouvement flamand.

Côté sud, d’importants changements sont prévisibles dans de nombreuses communes, et entraineront des modifications au sein des exécutifs fédéraux et régionaux. Les élections locales ne permettent guère aux rattachistes de s’exprimer. L’AWF restera attentive aux prises de position des candidats, quels que soient leurs partis, qui s’exprimeront pour le retour à la France, voire pour l’adoption urgente d’un « plan B ».

Pour l’AWF, l’hypothèse d’une autonomie totale de la Wallonie et de Bruxelles est totalement à rejeter : la preuve est faite que ce serait économiquement insupportable; l’AWF rejette aussi un confédéralisme qui ne pourrait que maintenir la position dominante de la Flandre. Par contre, l’AWF persiste à penser que les conditions d’un retour à la France sont de plus en plus manifestement réunies : c’est la meilleure des alternatives au niveau historique, économique, culturel, et politique; et ce tant pour la France que pour la Belgique.

Du côté de la région Bruxelloise, l’AWF regrette que le débat sur la possibilité d’une région autonome risque d’être occulté par les enjeux locaux particuliers, malgré le fait que plusieurs voix importantes, comme celle du président Charles Piqué, aient rejoint celles de feu Guy Spitaels ou autre Pierre Hazette pour dire leur scepticisme en ce qui concerne l’avenir de l’État belge actuel. Quant au F.D.F., dont certaines thèses se vérifient, force est de constater qu’il n’a pas encore fait son deuil d’un certain unitarisme et d’une monarchie belge dépassée.

L’AWF constate que le sentiment national des Belges ne se mesure plus guère qu’à l’aune des résultats sportifs des équipes nationales de football, de basket ou de hockey, et ce grâce à des journalistes sportifs particulièrement rouge-jaune-noir… Les jeux olympiques furent pour ces nationalistes inconditionnels un terrain d’exercice magnifique.

« Quand les medias vont-ils aider les Wallons et les Bruxellois à sortir du sable où ils les ont plongés…? Quand vont-ils cesser de rêver à cette Belgique fédérale dont les Flamands ne veulent plus…? » a demandé Paul Durieux, président de l’AWF, sur ce même site.

Le droit pénal et pénitentiaire.

L’AWF prend connaissance avec effroi de l’accord politique intervenu au sein du gouvernement DI RUPO en ce qui concerne la modification de la loi sur les libérations conditionnelles. Elle espère que cette réforme conjoncturelle, qui fait fi de l’avis de tous les spécialistes, ne franchira pas l’étape parlementaire heureusement encore nécessaire… Elle regrette des enjeux électoralistes évidents, qui masquent l’absence de toute réflexion en profondeur sur les problèmes pénaux et pénitentiaires cruciaux : l’AWF souhaite notamment l’amorce d’un dialogue en profondeur avec la France, qui partage avec la Belgique ces douloureux problèmes. Une approche nouvelle, s’inspirant des modèles scandinaves, pourrait avoir pour cadres l’Ecole de la Magistrature en France et le Conseil Supérieur de la Justice de Belgique.

La situation actuelle des prisons belges est pour l’AWF intolérable.

La domiciliation de Français en Belgique pour des raisons financières.

Pour l’AWF, mouvement rattachiste, la demande de nationalité belge introduite par Monsieur Bernard ARNAUD, a quelque chose de surréaliste et même d’amusant, d’autant qu’elle a été rendue publique au sortir d’une audience de l’intéressé avec le Président de la République François HOLLANDE.

Certes, il n’est pas nouveau que des Français célèbres se tournent vers la Belgique, de Louis XVIII à Paul VERLAINE ou Arthur RIMBAUD…

Le fait que les grosses fortunes de l’hexagone se tournent vers la Belgique, phénomène de plus en plus fréquent en région bruxelloise, mérite une réflexion approfondie.

Au fil des années, la notion de domicile, considérée par le code civil de 1807 comme « le lieu du principal établissement », est restée commune à la Belgique et à la France. Elle détermine notamment le lieu de l’imposition fiscale. Ou le lieu de vote, et, dans certains cas, d’éligibilité. Ainsi, situation de droit, le domicile est unique, au contraire de la résidence, situation de fait, qui peut être multiple.

En ces temps de libre circulation des biens et des personnes (physiques ou morales), peut-on tolérer les formes de « shopping fiscal », en Europe ou ailleurs dans le monde, pour des raisons exclusivement financières ?

S’agit-il d’un préalable à une domiciliation au paradis fiscal monégasque, cher à certains belges nantis, et interdit aux Français ? Au risque de déplaire à certains de ces Belges devenus champions de l’évasion fiscale à Monaco, l’AWF souhaite que la Belgique suive à bref délai l’exemple français et mette fin à cette pratique moralement inacceptable.

S’agit-il d’autres outils financiers, comme en matière d’intérêts notionnels ?

L’AWF appréciera les enjeux du débat à intervenir en fonction de ses propres idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité.

L’AWF observe enfin, à ce sujet comme dans tant d’autres, l’étroitesse des liens qui unissent la Belgique à la France dans tous les domaines puisque, en l’espèce, il est de notoriété publique que la personne en cause est proche du président évincé, et hostile au nouveau… La politique française a ainsi de facto pénétré en Belgique.

Les enjeux économiques du rattachement.

L’AWF entend une nouvelle fois souligner les importantes différences entre le coût de la vie en France et en Belgique dans de nombreux domaines : électricité, assurances, informatique, biens de consommation courants, panier de la ménagère… D’après des enquêtes journalistiques (cfr « On n’est pas des pigeons », de la RTBF) ou économiques (cfr dernières enquêtes du CRIOC), la vie est moins chère en France qu’en Belgique, et ce n’est pas dû à un différentiel de T.V.A. de 1,5 % : l’a t’on dit à Monsieur Bernard Arnaud ???

En guise de conclusion, l’Alliance Wallonie France persiste en ses analyses sur la situation de l’État Belge, et propose dès que possible le rattachement à la France de la Région Wallonne (et de la Région Bruxelloise si ses habitants en manifestent le souhait).

Elle y voit les perspectives d’un avenir plus heureux pour tous.

Elle souhaite pour la Wallonie un vrai plan d’avenir chiffré pour 2014.

Elle lance un appel à tous les citoyens de bonne volonté, belges et français, de tous horizons, et spécialement aux responsables politiques et aux candidats aux futures élections, pour que son message de retour à la France soit largement diffusé et débattu dans les mois qui viennent.

Elle espère que les électeurs tiendront compte, dans leurs votes, des propositions des candidats sur le rattachement à la France.

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Une réflexion sur “ La rentrée politique 2012 de l’AWF ”

  1. Les responsable politiques wallons n’ont toujours rien compris ou ne veulent rien comprendre. Au cours de l’Histoire de Belgique( depuis 1830!), la Wallonie ne fut jamais qu’une terre à coloniser et à phagocyter au profit des banquiers de la « capitale » et des négociants de la « métropole » portuaire anversoise.
    Cela reste toujours d’actualité; voyez d’ailleurs l’idée géniale du CDH concernant « Charleroi – Brussel south » ??? Jamais un Lillois ne baptisera son aéroport de « Lille-Paris-Nord ». Le professeur Quévit et bien d’autres économistes wallons ont dénoncé l’emprise délétère et dangereuse de Bruxelles. La Wallonie doit se séparer de la « capitale vampire » pour se sauver ! Si elle n’agit pas ainsi, elle aura sur le dos la Flandre et Bruxelles. Faut-il croire que les partis traditionnels oeuvrent en ce sens, à savoir une Wallonie à la botte du monde germanique comme au bon vieux temps des Habsbourg afin de sauver le nom Belgique ? NB: à ce sujet, de très bonnes analyses peuvent se lire sur le site w.w.w.vigile.net/-Chronique-de-Jose-Fontaine.

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